Les aventuriers de la sieste perdue

Un de mes fantasmes du moment est un genre de mise en abyme… je rêve que je rêvasse que je flemmardasse en glandouillant.
Quelqu’un saurait me dire où donc est passée cette année ma légendaire capacité à brasser du rien avec du vide?
Orteils en éventails (vernis évidemment, avec du rouge noir spécial “archilent à sécher”), mes chers amis, je vous promets, on va réapprendre à se connaitre bientôt. Je prévois même de vous rendre la place au soleil (oh oui…du soleil…mmm!) que vous méritez (et voilà donc la preuve qu’on peut prendre des bonnes résolutions quand on veut dans l’année!!
Pour ce faire je m’en vais tenter une manœuvre quasiment magique: j’en appelle aux génies de la fainéantise, aux farfadets de la paresse et autres trolls de la cosse !! Oyez oyez et visionnez ce vibrant hommage à tous les flemmards du monde qui déploient des trésors d’ingéniosité dans le seul but d’en faire le moins possible.
Alexandre le Bienheureux

Et parce que ses tifs le valent bien:

Postescriptoum : je sais, plutôt que de perdre mon temps à faire du vaudou en piquant des épingles dans les oreillers moelleux en chantant “Et j’ai crié, crié-hé, paresse, pour qu’elle revienne” je ferais mieux simplement d’aller poser mon arrière train dans le canapé, ça irait plus vite…

Plus jamais ça !!

Shining

Petit scarabée de la cuisine, en vérité je te le dis:

si tu veux pouvoir encore regarder de la viande crue en face dans le blanc des tendons, et si comme moi tu n’as pas en stock du matos de boucher digne de Jean-Claude Dreyfus dans Delicatessen, ou de Jack Nicholson dans Shining, évite d’essayer de désosser une cuisse de poulet.

Si si.

Beuh.

Car en plus je le sais maintenant, le volatile en question a une anatomie du gigot fourbe et gluante. J’essayerai d’oublier ça en ingurgitant la chose tout à l’heure…

Elle voit des coeurs partout !!

Be my Valentine

…et ça l’agace!

Carrément!

… et serait-ce que parce que ses propres ventricules-et-oreillettes sont en standby ? (mais en fait, non, pas que)


Où que vogue son regard, dans la rue, sur l’écran ou sur papier, ils sont là! Les symboles de l’amuuuuûûr s’étalent en rose-josacyne (pour ceux qui n’ont jamais avalé ce truc, c’est rose Barbie-pouffe mais en pire) ou bien en rouge camion-de-pompier. Elle s’étonne qu’il faille décider d’une date pour (re) déclarer sa flamme. Naïvement, elle, elle s’imagine que chaque couple ayant sa propre histoire et ses propres souvenirs, a ses rituels privés, donc ses propres fêtes. Et puis elle quand elle est amoureuse c’est tous les jours.

Mais sans doute n’est elle ni fleuriste, ni bijoutiste, ni parfumiste, ni dessineuse de coeurs, ça doit être pour ça qu’elle ne peut pas comprendre.

En revanche elle se dit qu’avec un seul jour par an pour les amoureux, s’il y en avait ne serait-ce qu’un par mois pour les célibataires, les mêmes commerçants en “iste”, ou d’autres, que l”on oublie hélas trop souvent pour ce genre d’occasions (depuis toujours elle rêve d’un bon pour une assurance frais d’obsèques, d’une moissonneuse batteuse ou d’un panda domestique ou de vacances à Bali), multiplieraient les occasions de se remplir les fouilles de vendre du bonheur. En effet, elle pense qu’on oublie trop souvent de fêter le célibat aux célibataires, car c’est bien connu la cow-girl solitaire est aigrie, et qu’avec toutes ces preuves d’affection, elle serait bien mieux dans sa peau, non?

Comment ça elle essaye de profiter de la situation? Tss tss, mauvaise langue!

Postescriptoum : Non, elle n’a jamais fait un stage à la morgue ou aux abattoirs, elle parle de la Saint Machin, le 14 février

Postescriptoum le retour : en plus apparemment elle souffre d’une Alaindelonite aigüe et parle à la 3ème personne, mais bon elle déteste pas le ton que ça donne à ses piètres écrits…