Art of noise

…où “Quelques vagabondages fourre-tout de fin d’année”


Et voici ce qui peut arriver en fin de saison (voui, chez nous autres zartistes du pestacle vivant, on ne dit pas “année scolaire”, on dit “saison”), quand les oiseaux fleurissent et que le ciel gazouille (d’ailleurs, je retire ce que je viens d’écrire, ça peut arriver n’importe quand en fait!).

Telle une écolière machouillant son crayon en regardant au plafond, je subissais en rêvassant (tout en grattant mon biniou jouant merveilleusement de mon instrument) un excès de volume sonore soviétique…

Noisy


… car oui, ce soir, le concert sera principalement russe, avec entre autres la “Suite Scythe” de Prokofiev

( exercice de diction: répète ce titre 10 fois le plus vite possible, le premier qui dit “shit” a perdu )

Débauche de décibels, pas désagréable du tout…mais soudain en entendant ça…

… j’ai imaginé un gros requin avec la bouche pleine de dents déguisé en gladiateur qui partait à l’assaut de l’Etoile de la Mort en poussant des cris de Wookie…se pourrait-il que j’aie besoin de vacances ? (Bali J-31 !!! Gnêk Gnêk !!!)

Ploum ploum.

Sinon, on a failli jouer le 2ème concerto pour piano de Rachmaninov. (Je dis failli car la pianiste vedette, une certaine Hélène G., brillera une fois de plus par son absence…) Voilà une musique sympathique et hollywoodienne, dont le romantisme est un peu trop sirupeux à mon goût…en revanche, c’est l’occasion rêvée de rappeler son omniprésence dans quelques scènes bien loufoques et hilarantes de Sept ans de reflexion de Billy Wilder (Aaargh! Marylin au piano, Marylin dans son bain… hey, messieurs, cessez donc de baver s’il vous plait, vous allez court-circuiter l’ordi!)

Ce qui fait qu’à chaque fois que j’entends ce thème, au lieu de me pâmer, j’ai une irrépressible envie de glousser comme une dinde…

Ce post est très décousu, je sais, maîtresse, mais je suis malade comme une gorette, il fait très chaud, et en plus j’avais oublié mon cahier dans le bus. Et puisque c’est comme ça je m’en vais, na.

Postescriptoum : vous crierez vos commentaires, je suis sourde comme un pot !

Credo ?

Est-ce parce que le soleil montre enfin le bout de ses rayons et que ça ressemblerait presque à un miracle?

Comme Lou Doillon dans cette vidéo de Cazals, moi aussi j’ai soudain envie de danser dans la rue avec un monsieur fictif tout rose sur du rock optimiste!!

…euh non, en fait…

On va dire que j’adhère au concept (voilà, c’est bien ça) pour tout ce qu’il engendre de bonne humeur. Même, quitte à abuser, je le dévore! (même si, j’en ai bien peur, ça cale pas trop avant une soirée de boulot, le concept…). Et, cerise sur le gâteau (cherry on ze cake pour Nelson Montort les anglophones) même les paroles donnent un petit coup de soleil !

Enjoy: Cazals : Somebody somewhere, by André



Postescriptoum: après réflexion… en fait j’aimerais bien danser dans la rue, moi…fascinant, non?

Sigmund, il s’appelle Sigmund…

Sigmund Freud

Aujourd’hui, comme pour changer (humour gris) il fait vilain et que j’ai du temps à perdre, penchons nous sur une de nos activités nocturnes indispensables et favorites (tss tss je te vois venir avec tes gros sabots…mais non, je ne parle ni du point de croix, ni du scrabble ! Je m’en vais être moultement plus poêtique)

(générique de l’émission nocturne de Macha Béranger)

~~~~ Rêvons un peu ~~~~

Donc, la nuit, le subconscient du moi profond de nos neurones cérébraux se déchaîne. A part pour les cauchemars over-gore qui font ressembler les “Saw”, “Chainsaw Massacre”, “Gros Coutaw” et autres objets découpants à un épisode de Candy, souvent au réveil l’émerveillement est garanti.

  • Tu as le rêve dit “à la David Lynch“: Machin est en fait Bidule qui ressemblerait plutôt à Truc. L’endroit, c’est chez ta grand-tante alors que tu es à la station service, et pour l’action, c’est un tel délire que franchement tu te demandes pourquoi on a inventé la drogue. Comme pour ses films, tu regardes passer avec des yeux ébahis et moins tu essayes de comprendre, plus tu es content.
  • Tu as le rêve absurde et juste crétin, il est très bien celui là. Exemple: tu es au ski (on est en Juin, c’est pas grave), il fait un peu chaud alors ton télécabine fond à grosses gouttes…ou tu assistes à un cocktail prout-prout dans le grenier de ton lycée, bref…(oui oui, le pire c’est que j’en ai tout un stock comme ça!), l’hallucination rafraichissante qui met de bonne humeur.
  • Tu as le rêve affriolant et chaud où leCensuré et soudain il Censuré torride. WOW!
  • Et tu as le rêve créatif où au réveil tu t’écries: Je suis un génie !! *

Car même si l’idée est une vilaine méchantise, et que j’en serai punie au centuple, voire au milluple…l’objet fictivement mentionné par mon amie Frizz il y a quelques nuits dans un rêve de type 2 (mâtiné donc de type 4, si tu suis bien) me semblerait parfois bien utile…la phrase exacte c’était:

Pschiiit !! “As tu pensé à prendre ton spray anti-pouffiasses?”


Alors…Dois-je d’ores et déjà songer à déposer un brevet?

Bon, en tout cas, ce jour là je suis sortie de ma nuit en riant aux éclats…”and it felt like a rayon de sun in a rainy daaaay” (cherche pas, c’est pas une chanson, c’est moi, j’ai bu trop de thé)


* J’aurais bien aimé pouvoir décliner cette exclamation au féminin…mais étant donné que le génie n’a pas de féminin…qui serait fier (fière, en l’occurrence) d’affirmer: je suis…une génisse? Meuh oui, et puis quoi encore! Une lumière? un peu ampoulé, et pas basse consommation en plus…

Postescriptoum : La photo en haut c’est Monsieur Freud , ça doit être la saison du Bac de philo qui me remet tout ça en tête…

Commentaire de texte

C’était par un maussade après-midi de fin Mai, à bord d’un carrosse bleu fraîchement enrubanné de bonheur (chants d’oiseaux) et à l’intérieur duquel flottait… une très furieuse envie de niaiserie géantissime !

Et là, au beau milieu d’une bande-son savamment orchestrée ( merci à toi DJ Mister Ach! ) nos oreilles ébahies redécouvrent un non-chef d’œuvre oublié heureusement en péril: Les valses de Vienne par François Feldman.

Je serai charitable (et on sait que ce n’est pas mon fort) et ne parlerai donc pas de l’interprète, dont à mon avis le talent artistique principal résidait essentiellement, tel Samson, dans le système capillaire (je rêve où je viens de dire une méchantise, là?) . Et non, je n’illustre pas mon propos par une photo, en revanche vous en trouverez une

Mais retournons à nos moutons: à ce moment là donc, LA question existentielle était :

“Putainrée, mais qu’est-ce qu’il raconte ??”

Devant tant d’incompréhension , j ‘en ai alors déduit qu’une petite analyse sémantique s’imposait, que voici que voilà :

Du pont des supplices
Tombent les actrices
Et dans leurs yeux chromés
Le destin s’est brouillé

Donc il semblerait que la nouvelle mode en matière de chirurgie esthétique à Hollywood consiste à casser des thermomètres et à s’en faire injecter le mercure pour combler les rides du regard. Quand elle constate que les yeux brouillés c’est laid, la fille se suicide en se jetant d’un pont.

Au café de Flore
La faune et la flore

Rime riche décrivant le dernier rapport d’un inspecteur de l’hygiène après son passage dans cet endroit mythique ?


On allume le monde
Dans une fumée blonde

ça doit être parce que “Dieu est un fumeur de havanes”…

Refrain
“Maintenant que deviennent
Que deviennent les valses de Vienne ?

Ben t’as qu’à regarder le concert du Nouvel An à la télé !


Dis-moi qu’est-ce que t’as fait
Pendant ces années ?
Si les mots sont les mêmes
Dis-moi si tu m’aimes…

Alors là, quel raccourci ! J’imagine qu’en revoyant ce psychopathe après 10 ans la belle va fuir en courant!


Maintenant que deviennent
Que deviennent les valses de Vienne ?
Et les volets qui grincent
D’un château de province ?

On ne parle pas assez de la crise de l’immobilier et des belles bâtisses qui couinent le soir au fond des bois.


Aujourd’hui quand tu danses
Dis, à quoi tu penses ?”

Soit à mes cors aux pieds, soit à la tenue de mon déodorant, soit “miroâaar, suis je la plus bêêêlle”, c’est selon.

Dans la Rome antique
Errent les romantiques
Les amours infidèles
S’écrivent sur logiciels

Re-rime très très riche (on avait perdu son dictionnaire?) où l’on passe du fleur-bleue en toges à un scoop incroyable: chez Microsoft, on est pour la polygamie!

Du fond de la nuit
Remontent l’ennui

Et nos chagrins de mômes
Dans les pages du Grand Meaulnes

Ce qui sous-entend qu’on s’est barbé ferme en 5ème quand on nous a obligé à lire ce roman, et là, je dois avouer que j’adhère. Sinon, j’ai du mal à cerner où se trouve exactement le fond de la nuit…au bout de l’horizon peut être?

(Là si tu n’as pas une tendinite à tes zygomatiques, tu retournes au refrain)

Voilà les enfants, le cours est terminé. La semaine prochaine vous me ferez une étude comparée des blagues de carambar et du “Fondement de la morale” de Schopenhauer.


Postescriptoum: On pourra dire que ce genre de commentaire de texte se fait régulièrement et avec moultement plus de brio ici et on aura raison…grand hommage et mea culpa!


Mââmz’elle Scarlett !

Et voilà donc la preuve que toutes les drogues douces ne sont pas du poison…

je vous présente donc ma petite addiction du moment:

Scarlett Johansson: Falling Down


Rêvassez bien, lecteurs, et songez qu’en plus c’est l’immense David Bowie qui joue les choristes là derrière (et non, caramba! On se concentre un peu: je n’insinue pas que le grand David a grandi en bermuda dans un pensionnat où il était gardé par Gérard Jugnot, tss tss…)