A bord du Bollywood Limited

Embarquement imminent…entre deux tranches de bagages, j’ai trouvé le temps d’un rire grand comme un soleil psychédélique (comme quoi dans les sandwichs, le meilleur est toujours au milieu!).

Bollywoodophile depuis longtemps (ce mégamix de kitch, de mélo, de romance à l’eau de rose, de musique et de chorégraphies époustouflantes me met toujours en joie), je n’ai pu résister au charme hilarant de cette vidéo de Devendra Banhart.

Avec la belle Natalie Portman, des serpents volants, des larmes brillantes, des très jolis sous-titres et tout un tas de divinités hindoues en prime.

Miam Miam, un délice a déguster complètement frappé !!

Carmensita

Mais euh…meuh !!*

(*Le B A BA en langue vache)

Délaissons pour un instant bucolique la méchantise pour une bonne vacherie au sens propre du terme.

Il y a environ deux semaines je me prenais pour Sherlock Holmes (sans son violon et sa drogue) et répondais à une question cruciale qui préoccupe l’humanité depuis la nuit des temps:

Pourquoi les vaches n’ont elles pas besoin de vacances? (c’est vrai ça, pourquoi?)

Les dames bovines que j’ai croisées au Col des Saisies dans le Beaufortain m’ont révélé leurs secrets ancestraux:

Secret de zénitude n°1:

Avoir le bureau, la cantine, le bistrot le jardin et la maison au vert avec de préférence une belle vue (par exemple, comme ici, même si ça peut sembler surfait, le Mont Blanc) et se taper la cloche régulièrement avec les collègues (haha, jeu de mots, merci Maître Capello)

Ok ok…mais là je réplique: certes, madame la vache, mais dis moi, tu ne te languis pas de centre ville, de culture (sans agri) et de moderne attitude, des fois?

Secret de zénitude n°2:

Affirmer son bien être à travers son style! Là, nous avons un côté très western mâtiné de rock avec le bandeau en cuir porté bien bas sous les cornes, l’oeil pas très vif typique de la pré-sieste et la pose alanguie.

Bref, pas besoin de cinéma, l’animal est quasiment John Wayne, pas besoin de rock, la bête est presque Bruce Springsteen…avec une vie moins débauchée, puisqu’au lieu de fumer son herbe, elle la mâche!!

Postescripoum : je crois surtout qu’il me fallait un prétexte pour partager ces souvenirs d’une vue époustoufflifiante et hypnotique…et là je ne parle pas que des vaches…

Orange !

Où comment, une semaine avant le Batik, je verse dans l’antique (jeu de mots réservé aux fashionistas)…ou peut être bien que je cherche juste un prétexte pour exhiber quelques photos, tiens!

Mes bien chers frères, mes bien chères sœurs,

aujourd’hui nous méditerons sur l’art de suggérer le bruit en silence, ou celui d’évoquer la foule en ne montrant personne, tout en autorisant bien entendu le boogie-woogie avant la prière du soir, en l’occurrence le “Requiem” de Verdi.

Vendredi 18 Juillet 2008, théâtre antique d’Orange.

Il est environ 19h30 et (pour parodier Tardi et ses délicieux volumes des “Aventures d’Adèle Blanc Sec”) la statue d’Auguste vient de changer de bras.

Pour ceux qui ne visualisent pas, petit rappel:

La répétition va bientôt commencer et au lieu de gratouiller chatouiller avec délicatesse les cordes de mon instrument, j’ai les yeux qui trainent (je sais, c’est mal, mais c’est trop tard, c’est fait!)…

et ne peux m’empêcher de constater avec amusement la présence d’un certain nombre de vides:

Le piano a apparemment perdu son pianiste…

Les chaises attendent leurs 122 choristes…

Et quant aux antiques gradins…

Ils savent qu’ils accueilleront le lendemain pas moins de 5000 popotins !

Postescriptoum : Je sais, j’abuse de la rime riche, mais je viens de finir un stage avec Didier Barbelivien, faut que je rentabilise!