Où comment, une semaine avant le Batik, je verse dans l’antique (jeu de mots réservé aux fashionistas)…ou peut être bien que je cherche juste un prétexte pour exhiber quelques photos, tiens!
Mes bien chers frères, mes bien chères sœurs,
aujourd’hui nous méditerons sur l’art de suggérer le bruit en silence, ou celui d’évoquer la foule en ne montrant personne, tout en autorisant bien entendu le boogie-woogie avant la prière du soir, en l’occurrence le “Requiem” de Verdi.
Vendredi 18 Juillet 2008, théâtre antique d’Orange.
Il est environ 19h30 et (pour parodier Tardi et ses délicieux volumes des “Aventures d’Adèle Blanc Sec”) la statue d’Auguste vient de changer de bras.
Pour ceux qui ne visualisent pas, petit rappel:

La répétition va bientôt commencer et au lieu de gratouiller chatouiller avec délicatesse les cordes de mon instrument, j’ai les yeux qui trainent (je sais, c’est mal, mais c’est trop tard, c’est fait!)…
et ne peux m’empêcher de constater avec amusement la présence d’un certain nombre de vides:
Le piano a apparemment perdu son pianiste…

Les chaises attendent leurs 122 choristes…

Et quant aux antiques gradins…

Ils savent qu’ils accueilleront le lendemain pas moins de 5000 popotins !

Postescriptoum : Je sais, j’abuse de la rime riche, mais je viens de finir un stage avec Didier Barbelivien, faut que je rentabilise!