62 c’est mieux que 61

si.ne.ma.tɔ.ɡʁaf

Appareil d’optique qui, au moyen de projections photographiques, donne aux spectateurs l’illusion de voir des mouvements réels.

A quand Cannes? (jeu de mots pitoyeux)

Difficile en ce moment d’échapper à la déferlante people-paillettes-glamour-monstres sacrés-rêves de gloire qui envahira d’ici peu les petits et les grands écrans. La première vitrine qu’on nous fait lécher (schlourp), la voici, la voilà, c’est l’affiche. Les années passent, et les photos se suivent et ne se ressemblent pas.

Petit comparatif:

L’an dernier, la poupée Lynchienne était comme un genre d’icône masquée, à la fois hypnotique par son côté “cliché”, et fragile/timide par la gestique des mains.  Cette année numérotée 62 est une femme qui semble à la fois hésitante et forte … devant une belle fenêtre grande ouverte. Pourvu que ça dure !

(toute ressemblance avec une expérience personnelle serait absolument faite exceprès)


Bien bien … et une fois que j’ai écrit ce truc qui n’a ni queue ni tête, j’en fais quoi, de mon cocktail de souvenirs de la croisette numéro 61, moi? Qu’en pensez vous, chère Jean Seberg Docteur Watson ?

“Ben c’est simple, espèce de dinde: si des fois il t’en revient un petit arrière goût vaguement amer, rajoute un peu de sucre pour l’adoucir, ou du citron vert pour le rendre plus intéressant, ou du poivre et de la vodka pour que ça soit plus fort… mais un bon souvenir n’a jamais mordu personne, hein! Et puis finis ton verre, tu nous saoules, Raoul ! Allez, plus vite que ça, sans rancune aucune, un coup de pied aux fesses et bon vent ! (je te fais un prix pour la consultation) Et gobe-toi un ou deux cinés pendant ton weekend sympa, c’est un ordre!”

Bien bien … Brünehilde attitude?

Better, harder, faster, stronger, c’est ça?  Ok !


Une maille à l’envers vaut mieux qu’une Maya l’abeille

(*oui, je sais, ça vaut pas une cacahuète et j’ai besoin de vacances)

Je me suis fait couper l’herbe sous la chaussette!

Du coup me voilà simplement tenue de faire “Pong” au “Ping” posté ici

(à quelques heures près j’étais preum’s, c’est vraiment trop injuste, comme disait le poussin noir)

Car avec cette banale histoire de tricot interdit, figurez-vous que même les forces de l’ordres sont circonspectes (ce qui en fait des forces sceptiques). Et qu’on sent bien que même elles ont conscience du ridicule de la situation, c’est dire …

Moi, à ma très petite échelle, je me faisais juste du souci pour mes orteils qui ont choisi l’indépendantisme et la cagoulitude.



Primo, mes orteils ne bossent pas (ils aiment les éventails) donc ne seront pas en mesure de payer une amende, et je veux bien être responsable mais pas solvable.

Deuxio, si on veut me les mettre en tôle, non seulement ma collection de grolles digne de Madame Marcos ne sera plus à ma taille, mais en plus, comment je fais pour mettre des tongs cet été?

Tertio, je crois que ça fait mal quand on les coupe (les orteils), donc ça va pas être possible.

Bref.

Tous ces niaiseries pour dire que puisque c’est ça je vais faire la sieste, car c’est aujourd’hui dimanche, même si ça ne se voit pas.

Et au moins j’aurai chaud aux pieds.

La sorcière du placard au ballet

Printemps, pollens et gazouillis …

Les greluches s’habillent en fleurs et se déballent dévoilent un peu plus, les coqs dissimulent leurs yeux de mouches multi-directionnels  derrière leurs verres fumés, et tels des paons, font la roue … du coup, les dindes gloussent, bref, ça sent les beaux jours. Et pendant que tout ce monde là déambule dans les rues en technicolor de saison, le musicien “classique”, lui, se doit de rester au noir et blanc. Voire pour les dames au noir c’est noir ( et pourtant il y a encore de l’espoir ) .

Pour résumer, comme dirait mon ami le sombre Batman: le monde entier peut se promener en short et en tongs, nous, quand on va au “bureau” (par exemple aujourd”hui pour le ballet), pas de joker possible: on sort notre déguisement de pingouin ! J’imagine que quand on est un super héros, c’est pas un problème, on affronte en journée le regard des printaniers avec bravesse ( oui, moi aussi si je veux je crée, c’est parce que je suis une arteuse ). Moi en revanche, j’ai carrément l’impression d’être la sorcière du coin. Bien aimée certes, mais bon…

La preuve, avec les attributs royaux de la reine des witchy-witchy:

(alors oui, je sais, j’ai encore fait ma fille, et wow, j’ai même mis une robe !! le temps va encore se gâter …)

Tant qu’à faire la déguisée, je préfèrerais presque un costume de Catwoman, tiens … Ah, cher Djinn, c’est une idée, ça! Vous me devez un voeu … ma taille c’est 38, merci d’avance ! :-)


Il suffira d’un cygne

Ce soir, je repasse le ballet.

Non, je n’ai pas fait de faute d’orthographe, c’est juste qu’en ce moment, c’est pointes, tutus & Co. En général, le musicien ne trouve pas l’évènement folichon, à part les dix veinards qui voient passer une jambe de temps à autre (d’ailleurs en général ça les fait baver comme des limaces, c’est d’un glamour, c’est fou !). Car oui, jouer en fosse pour de la danse ça a toujours un petit côté frustrant, vu que ça serait un peu comme accompagner un opéra où tous les chanteurs seraient aphones.

Bref, pour oublier que nous ne servirons jusqu’à dimanche que de faire-valoir (c’est mauvais pour l’ego, ouh!), j’ai choisi de me/nous régaler d’une performance que je trouve exceptionnelle. Car qui de mieux que des vrais pros pour mettre en boîte avec talent (et sans distinction de sexe) les travers du classique et très codifié “ballet blanc”?

Chanceux parisiens, c’est au Châtelet jusqu’à ce dimanche 26 avril …

Quant à moi je retourne casser mes noisettes … et tel le lapin blanc d’Alice, je suis en retard, argh!

Septième Ciel

Je lis de-ci de-là en badinant sur le ouèbe que c’est la semaine de le sexe.

Caramba! (du coup, je vous ressors de l’affreux rose, toc)

Je connaissais les soldes, la quinzaine du blanc, la journée de la jupe (pas l’autre, la mienne) et le quart d’heure sénégalais … à mon avis, voilà encore un truc qui ne va pas révolutionner la fesse du monde. Bon, en même temps, personne ne m’a demandé de participer.

Mais c’est pas grave, parce que du coup, je vais quand même en profiter pour parler de frissons dans l’échine et de passions qui finissent mal en général (comme dans les “Histoires d’A”).

Eh oui, c’est l’histoire d’un gars qui n’a jamais réussi à se faire menotter au lit par sa chérie, mais en revanche a fini sa vie tout nu en public bien en vue au sommet d’une montagne cloué sur deux morceaux de bois (c’est ce qu’on appelle le web deux points de croix, d’ailleurs). Un petit trip morbide quasi gothique, avec des crânes, des fans de la souffrance qui s’arachent les cheveux en pleurant et des trucs du genre.

Cette situation que, personnellement, j’aurais trouvée extrêmement gênante (quoique …  mais je crois que quand on se fait crucifier, on n’a hélas pas forcément le temps de passer chez l’épilicienne) a inspiré moultes peintres et musiciens pendant des siècles, et a occasionné quelques chefs d’œuvre. Eh oui, l’artiste est des fois un peu pervers dans sa tête! Alors, on l’aura compris, le religieux n’est pas ma tasse de thé (pas folle de la messe du tout, et oui, il fallait que je la case …). Et pourtant …

J’avais dit que je reviendrais sur la Messe en Si de Bach, et non, on ne quitte pas la salle en courant!

C’est vrai, c’est fatigant, ces a-priori là, à la fin, quoi (non mais!). Parce que je vous jure que quand Johann Sebastian veut suggérer la souffrance et la mort, il lui suffit de quelques demi-tons (sans h) bien placés et de quelques tensions harmoniques osées et insistantes pour vous faire ressentir des chatouillis au dedans, et au dehors sur la peau. Oui, exactement: Là, là et là aussi …

Non, je ne suis pas qu’une abominable gorette, mais je l’affirme haut et fort: Pour moi l’émotion en musique, c’est aussi physique!  Et c’est quand tu joues des merveilles comme ça en concert que tu ressens vraiment que l’Eros et le Thanatos c’est pas des fadaises.

La preuve.

Pleurez et grimpez au plafond si vous l’osez…

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Attila

Là où le vilain virus informatique passe, ton weekend peinard trépasse*

Bien bien, en plus avec le temps qu’on a subi, j’ai eu l’impression d’avoir été transformée en poisson rouge (trop de Ponyo sans doute … dommage que l’abus de Miyazaki ne fasse pas pousser des nageoires!). Groumff, vous dis-je!

Ma sainte flemme était tombée à l’eau, et environ 2396,51 redémarrages plus tard, la machine renaissait de ses cendres. En pleine forme, brave bête !

Célébrons ça avec la pop enjouée du groupe de circonstance:

Phoenix



* Nan, la gorette ne traîne pas ses guêtres sur des sites louches, c’est juste qu’apparemment c’était “journée portes ouvertes” pour mon ordi … trop généreux!