Le retour de l’insomnie-garou

Ou comment combattre tout risque d’humeur dite “groin-groin” nuisible à tes relations sociales après une lutte perdue contre la température tropicale de la nuit précédente …

Solution n°1: La “laisser mollir” attitude

Pas désagréable du tout …  carrément de saison (cri-cri de cigale)

Vu sur mon réveil ce matin: “5:55″ (quand Charlotte Gainsbourg ne manque pas d’Air)



D’accord, on ne peut pas dire que la miss fasse baisser la température


Perso, je vais opter pour ça: mon plat du jour qui danse, avec un café bien serré, merci garçon !

Solution n°2: La “bouge-toi, le reste viendra” attitude

Chemical Brothers: Let forever be

(Gondry et ses frères chimiques voient tout en multiples exemplaires … c’est louche …)



Une femme sous influence

Les Influents sont partout, c’est horrible… Serait-on au bord de “L’attaque des chevilles-en-passe-d’enfler tueuses”? Bon, non, mais toujours est-il qu’hier le suédois sans allumettes a évoqué en gazouillant un monument mythique du septième art : “L’exorciste”. Du coup, je me lance:

Ze “Bouh, fais moi peur!” mouvie riviouwe.

L’exorciste (synthé, maestro), c’est vrai que c’est bien angoissant, avec tous les bons ingrédients du cocktail horrifique: phénomènes surnaturels, petite fille innocente transformée en gorette sanguinolente et blasphématoire … c’est là justement que le bât blesse. Sans doute ai-je découvert ce film trop tard, trop adulte et pour mon malheur en VF… J’aurais probablement moins gloussé en entendant “Stick your cock up her ass, you motherfucking worthless cocksucker” (quoique)… mais french dinde que je suis, et victime de la traduction avant tout, j’ai ri jusqu’au bout.

Bref, la réplique m’a tuer (comme on disait chez les Marchal).

En revanche, je me suis du coup rappelé deux films qui m’ont terrorisée/obsédée toute mon adolescence durant

(et oui, en ces temps reculés, habillée en tricot orange et velu telle un bébé Wookie monstreusement seventies, j’étais déjà une grande romantique à fleu-fleurs, ça semble évident)

Furie avec Kirk Douglas

(l’homme à la fossette, que l’on ne voit pas dans cet extrait)

La Grande Menace avec Richard Burton et Lino Ventura

Alors voilà, cher Sigmund, question super banco:

Cette fascination pour la télékinésie, là … cherchais-je déjà des excuses à mon extrême gourderie dans des films abracadabrantesques pour pouvoir prétendre par la suite que rien n’arrive par ma faute?

Et que en fait tous les objets se jettent sur moi et pas le contraire ? Je pense à tous ces coins de tables, pieds de lit, portes dans ma face, plafonds sur mon crâne, etc etc… ils sont tous téléguidés par les forces du diable, c’est ça?

Bon, ça y est, c’est malin: maintenant j’ai peur!

La culture, c’est du sport !

Les lignes délimitant le terrain sont tracées au sol, et les paniers sont bien là, suspendus à chaque extrémité du terrain. Les gradins et les chaises oranges presque fluo sont encore vides et n’attendent plus que le public.

Dans les vestiaires, là aussi, la panoplie est complète : les bancs étroits composés de deux lattes de bois vernis courent le long des murs sous un bel alignement de porte-manteaux vintage seventies. Douches, carrelage bleuâtre, odeur de moisi ( bon, hier, très très moisi, je crois qu’un rat a été mourir sous le frigo de la cuisine, c’est nauséabond … et c’est dommage: on nous a gentiment préparé du café, du thé et de quoi grignoter, mais l’odeur tue toute velléité de remplissage d’estomac ! )

Bon, on se change, on s’étire, on se chauffe, il va falloir être les meilleurs. Coûte que coûte. Ne pas trop focaliser sur les paniers. Et accessoirement, arrêter de dire des âneries du genre : “Si tu réussis à balancer ton violon dedans de ta place, c’est un panier à trois points”. Car entre les deux filets… il y a une jolie scène avec une estrade recouverte d’un rouge assez chic, huit contrebasses, l’assortiment complet des percussions, une armada de chaises, de partitions et quasiment autant en emporte le pupitre, mais je m’égare… ( l’aligot-ne with the wind, sans doute ). On est déguisé en pingouins, et on n’est pas venu pour un match : on va devoir y faire de la musique, sur le terrain ! Et l’acoustique va transformer notre symphonie de Mahler adorée chérie que j’aime d’amour romantique en annonce de hall de gare… vous avez dit gâchis?

Souris puisque c’est pas grave: c’est que de l’art, et le l’art, c’est bien connu, ça compte pour du beurre ! Et puis surtout c’était hier.

Plouf plouf.

Du coup cette histoire de vestiaires m’a remis en mémoire une œuvre de Clarika plutôt très drôle qui aura le mérite de me remettre l’humeur en mode sourire … graveleux en plus …

(Pour les aaah-mateurs, elle avait fait une vidéo un peu torride , et non, sur ce coup là j’assume pas ma goretterie, tiens, débrouillez-vous tous seuls!)

Le choc de “Titan”*

“Cher Gustav,

voilà bien longtemps que je ne t’ai pas donné de mes nouvelles, mais j’ai dû reformater la disquette de ma plume d’oie (c’est pénible la technique moderne des fois!) et la rame de papier que j’avais commandé en promotion au Luxembourg a mis un temps fou à arriver.  Bref. J’espère que tu vas bien, et te demande de  passer un chaleureux bonjour à Sigmund et à Alma de ma part.

Moi, je me sens d’humeur un peu nostalgique ces temps-ci (Sigmund pensait un temps que j’étais dépressif …), et sans doute ai-je aussi des sérieux doutes à propos de ma vocation … car l’autre jour, lors de la procession funèbre de cette pauvre Frau Von Schmetterlink, mon esprit s’est égaré d’étrange façon: nous marchions gravement sur cette route de campagne en direction du cimetière, notre recueillement était à peine dérangé par quelques caquètements de poules courant ça et là.

Et soudain je me suis rappelé cette taverne au bord du Danube où nous étions partis un été, où nous avions bu et dansé, et discuté longuement avec les musiciens de la fanfare jusque tard dans la nuit. Et puis surtout j’ai vu cette femme bercer son enfant pour l’endormir, devant sa maison. Elle fredonnait avec une telle tendresse, un tel amour désintéressé et sincère que j’en ai eu les larmes aux yeux.

La danse, la musique, l’amour, que de beautés …

Non, décidément, je ne deviendrai pas moine. Sonner les matines ne suffira pas à faire mon bonheur.

Tendrement, ton Frère Jacques.”


( * “Titan” est le surnom donné à la merveilleuse première symphonie de Mahler)

Effet Coraline ?

Bizarre, vous avez dit wizard ?

Bon, je vous interdit formellement de rater cette merveille de creepy-freaky  conte de fée. Poétique, étrange, beau, laineux, hypnotisant, et félin en plus, tiens! Une très belle et fascinante œuvre d’art.

Des effets secondaires? Oh que oui! Quand j’ai dix minutes top chrono pour remplir mon estomac avant de retourner en répétition et que en regardant ma poêle à frire je vois ça, j’en frémis!


Du coup, je songe à une reconversion éventuelle

(d’ailleurs je vois d’ici la pancarte, à mon avis c’est carrément potentiellement plus rentable que l’horoscope !)


Fraülen Nekkonezumi,

Déconstruction mammaire

Liseuse de bonne ou mauvaise aventure

dans les œufs sur le plat.