Mais que devient la princesse Nezumi Snailwalker?
Tout avait pourtant bien commencé, elle avait branché le pilote automatique du vaisseau, tenté 45 siestes pendant le voyage et fredonné virtuellement mais allègrement cette ballade de Marianne Faithfull, que son livre pourtant si sombre avait évoqué, et qui du coup lui trottait dans le crâne …
Ce n’est qu’après avoir scroutché lamentablement son TG-Vaisseau sur la planète Burgundy, (aucun grand Wookie velu n’était là pour changer la roue, c’était la dèche totale) qu’elle réalisa qu’elle devait commencer ce qui sera un long et pénible apprentissage auprès de Maître Badoah.
“Du Morey-Saint-Denis et de l’Irancy point tu n’abuseras, sinon, comment veux tu arriver à maîtriser un jour la force du majestueux et tumultueux Snail?”, lui répéta plusieurs fois le vieux nabot aux oreilles tombantes.
Alors, le Snail, c’est une espèce de bougre d’immondice de limace qui aurait vaguement la décence de se couvrir partiellement d’une coquille hélicoïdale. Dans la vie normale, c’est juste atroce quand tu marches dessus par mégarde (surtout en tongs) parce que ça croustille sous les pieds, et qu’ensuite c’est gluant et tu grimaces en faisant “hiii”. Sur la planète Burgundy, seuls les valeureux Chevaliers De la Golden Wigg savent dompter ces mutants géants.
Bref, la princesse, elle avait pas fini de ramer.
Pourtant, quand elle regardait le portrait de son grand-père, peint et légué par le très fameux Doktor Jownz* (un authentique, celui-là, pas une minable imitation), elle se disait que ça avait l’air fastoche, comme ça.

“Peste”, arrivait-t’elle encore à penser, “il va falloir garder la tête froide! La dépanneuse ne passera pas avant plusieurs jours.”
Et pourtant les premières attaques des forces de l’ombre avaient commencé … et elle tombait d’épuisement dans son lit trop court.
Ce grand n’importe quoi est to be continued si et seulement si …
*Merci à l’infini pour cette belle création, vénérable Doktor.