Mais que devient la princesse Nezumi Snailwalker?
Tout avait pourtant bien commencé, elle avait branché le pilote automatique du vaisseau, tenté 45 siestes pendant le voyage et fredonné virtuellement mais allègrement cette ballade de Marianne Faithfull, que son livre pourtant si sombre avait évoqué, et qui du coup lui trottait dans le crâne …
Ce n’est qu’après avoir scroutché lamentablement son TG-Vaisseau sur la planète Burgundy, (aucun grand Wookie velu n’était là pour changer la roue, c’était la dèche totale) qu’elle réalisa qu’elle devait commencer ce qui sera un long et pénible apprentissage auprès de Maître Badoah.
“Du Morey-Saint-Denis et de l’Irancy point tu n’abuseras, sinon, comment veux tu arriver à maîtriser un jour la force du majestueux et tumultueux Snail?”, lui répéta plusieurs fois le vieux nabot aux oreilles tombantes.
Alors, le Snail, c’est une espèce de bougre d’immondice de limace qui aurait vaguement la décence de se couvrir partiellement d’une coquille hélicoïdale. Dans la vie normale, c’est juste atroce quand tu marches dessus par mégarde (surtout en tongs) parce que ça croustille sous les pieds, et qu’ensuite c’est gluant et tu grimaces en faisant “hiii”. Sur la planète Burgundy, seuls les valeureux Chevaliers De la Golden Wigg savent dompter ces mutants géants.
Bref, la princesse, elle avait pas fini de ramer.
Pourtant, quand elle regardait le portrait de son grand-père, peint et légué par le très fameux Doktor Jownz* (un authentique, celui-là, pas une minable imitation), elle se disait que ça avait l’air fastoche, comme ça.

“Peste”, arrivait-t’elle encore à penser, “il va falloir garder la tête froide! La dépanneuse ne passera pas avant plusieurs jours.”
Et pourtant les premières attaques des forces de l’ombre avaient commencé … et elle tombait d’épuisement dans son lit trop court.
Ce grand n’importe quoi est to be continued si et seulement si …
*Merci à l’infini pour cette belle création, vénérable Doktor.
De création point, mais un authentique photogramme de ma collection personnelle, issu bien évidemment de The Snail Soldiers (John Ford, 1959). Ce film relate comme chacun sait la bataille de Newton, un des moments de gloire de l’hélixerie (ou cavalerie héliciportée) de l’Union, et sa mémorable traversée ventre-à-terre (littéralement) de 800 miles de territoires ennemis.
Maïakovski, d’ailleurs, nous rappelle fort à propos que “La joie est un escargot rampant. Le malheur un coursier sauvage.”
Les chevaliers du Snail ?
(Oh my, ce gars collectionne les helix en citant Maya- Kovski l’abeille … rien ne va plus!)
Superbe photographie (bravo Doktor), démontrant sans aucun doute que le genre “snails-movie” est encore limace, euh… pardon, vivace !
Pour ma part, j’ai une profonde affection pour la “Bataille du snail”, allégorie magnifique de la Résistance aux doriphores ; pour “Braïce de Snail” et son humour rapide et enfin “Hiroshi Snail, mon amour”, un chef d’oeuvre de lenteur créative.
Bojojol’escargotmoï
Dites donc, vous, le mécréant, quand un cousin russophone s’est exclamé “Bojemoï” à table hier et que je lui ai demandé le sens de ce bruit … je me suis bien marrée!
Comment ça “ce bruit” !
La Grande Russie se trouve toute entière dans ce défi lancé aux cieux ! De la presqu’île de Kola à la mer noire, l’âme slave résonne de “ce bruit” !
Bojdosvidaniamoï
Tu boudes? Parce que ça me froisserait un peu …
Bojemoï jamais bouder, Bojemoï se draper dans sa dignité dans isba avec samovar brulant pour oublier monde cruel !
Non, ne t’inquiète pas, j’ai passé l’âge de bouder. Je préfère les boudoirs (dans tous les sens du mot).
Bojclafoutismoï
Hé mais attends, je croyais que pendant que tu étais absente tu bloguais pas ? J’avais pas vu, moi, que quand même tu avais posté…
Eh oui, nous les femmes (pleines de charme) on est multi-usages !