Godillots VS Talons hauts

Cette fois, c’est la bonne!

Je mets les bouts, je taille la route, hit the road Jack (en train, en bus et à pied, ok …) etc etc. Je reniflerai de la poudre d’escampette jusqu’à la miaou, car je le vaux bien.

En revanche j’essaye de ne pas penser au cyber-sevrage… Manman! J’avais remplacé la clope par un disgracieux mâchouillou auquel je suis maintenant accro (je suis devenue un genre de Chewie, mais sans les poils et en beaucoup plus bavard). Car oui, quid du Saint Ouèbe ? Docteur, ça va être difficile, car je le vois partout !

Je le vois sur l’Île d’Oléron

Je le vois dans mon tirage de daube au Scrabble (du coup, je bâfre du chocolat) … tss !


Le sevrage, je l’espère, se fera en marchant (car oui, je récidive, en moins exotique, mais avec grande joie!)


D’ici là, à chaque minute son problème. Je pars tout à l’heure, et comme je n’ai pas fait "valoche" en première langue, c’est un désastre. Même si maintenant, j’ai réussi à admettre que je n’ai pas besoin d’une chaussure par jour de voyage, force est de constater une chose très Alice-au-pays-des-merveillenne: mon bagage a été ensorcelé, car il rétrécit à chaque minute. Qu’on lui coupe la tête! Et en plus, je suis en retard. Gagner de l’espace en tentant le megamix intégral et inventer le look glam-décathlon qui détruit ton dos et tes genoux?



Improbable, isn’t it? Trêve de niaiseries, je vous laisse fantasmer sur mes jambons blancs guiboles de rêve et file jouer les gazelles très bêêêlles dans le Lubéron-Ardèche-Savoie. Tschüss !! Bel été, chers caribous !!

Encore une petite excursion sympathique chez Olivia Ruiz pour la route ?

Je n’ai jamais aimé les trains fantômes

Quand "Midnight Express" devient "Afternoon TER" …


Hier, j’ai mouru.

Grâce à la Société Nationale des Chauds et Froids, j’ai mouru.

(Il se passe des choses incroyables sur les lignes charentaises!)

Mon expérience de fifille frileuse m’a fait choisir le pull (avec pas grand chose de montrable sans honte en dessous) pour voyager… Rheûûûû, mauvaise réponse! (Wrong, comme diraient nos optimistes et joyeux potes de Dépèche Mode). Car à vue de nez, le petit train a, lui, opté pour des vacances à la plage, il est militant écologiste (sans clim’), a négligé l’usage du déo  et les degrés Celsius s’y esbaudissent avec délectation… Après trente secondes dans le wagon, sous ma cotte de maille de luxe pourtant arachnéenne, c’est l’enfer blanc.

Telle un steak dans une poêle à frire, je suis saisie par cette touffeur quasi tropicale parfumée au vrai faux skaï. Je décide de ne pas lutter, de me laisser frire et de tenter une somnolation baveuse dans le vacarme des fenêtres ouvertes. Mon esprit mollit, les mots s’évanouissent, Morphée m’accueille à bras ouverts, c’est doux et moelleux, je suis bien tout va bien …

Et en un éclair, je suis brûlée vive.

Il n’aura fallu qu’un quart de seconde, accompagné d’un bruit de tonnerre effroyable: je suis inflammable comme une feuille de Rizla croix et mes cendres rougeoyantes s’envolent vers le bleu marine du ciel nocturne. Je suis une sorcière hérétique évanouie dans l’espace.

A ce moment précis, je m’éveille en sursaut … nous avons croisé un autre tortillard bruyant, et j’ai tout simplement fait un cauchemar flamboyant d’angoisse. Même le froid polaire du TGV suivant n’efface pas cette vilaine impression, et je finis ma journée glacée des froids de ma brûlure subite

(La fille est sensible à ses heures perdues, un décès, même énième, et même factice, ça la secoue! Il arrive qu’un mauvais cauchemar la défasse pour une journée entière … En même temps la fille sait aussi que le jour où elle fera un rêve normal, il pleuvra des spaghetti carbonara ou des apfelstrudel, donc elle en prend son parti)

Le parti d’en rire. Je suis une dinde. Grillée à point, mais une dinde quand même!


Musico-thérapie par l’absurde obligatoire, donc!

Et une baleine à la sauce Prévert, c’est toujours un délicieux souvenir marin

Comme une voleuse

Sans remords ni regrets !

Je mets le cap à l’Ouest pour une première petite pause.

Il était grand temps.

Car non, je ne vais pas repenser au dernier concert de la saison, celui d’hier, avec émotion: la météo a si bien gâché la soirée que même nos chaises refusaient de participer avant



Au fait, pendant qu’on y est, je repasse bientôt, et étant donné qu’elles sont déjà en position …

Vous balayeriez avec soin ?

Tendrement vôtre.

Le chat qui souri(s)t.

Moghol Love Boat

Jodhaa Akbar

Starring: deux fantasmes vivants

Aishwarya Rai et Hrithik Roshan

Ils sont grands, ils sont beaux, ils sentent bon le sable chaud ! Et bien que sur ce sable on trouve des batailles, des éléphants, des chameaux, des tueries fratricides et de la peinture à fresque historique (et hystérique, on y voit des sales bonnes femmes!), on le sent bien : il y a de la romance dans l’air, mais pas que … (déglutition difficile)

Alors oui, on peut parler de romantisme dégoulinant, parce que dans le cinéma indien, les mots qui viennent du cœur sont souvent niais au delà du réel, spécialement dans les chansons d’ailleurs. D’où rire, et c’est ça qui est bon!

Mais revenons à nos pigeons. Au début c’est pas gagné : lui, il est du genre à faire facilement de la conjonctivite, et elle, elle a du mal à pas claquer tous ses sous quand elle fait les courses chez Carrefouette, car entre les cuisses de lapin, les tourterelles farcies et le foie gras d’oie, elle ne sait pas choisir.

Après, ils passent du temps à se chamailler parce qu’il est un peu exhibitionniste (miam miam !), et a tendance à dégainer son sabre en toute occasion. Le hic, c’est qu’elle aussi, elle est bonne à la bataille … quel caractère, la bougresse ! (Là, je suis désolée, mais je suis absolument obligée de mettre ce dos musclé en gros …)

Heureusement, ils aiment aussi danser des slows langoureux, donc on se doute que ça va finir comme il faut.

Grand merci, Capitaine Merrill Stubing pour la qualité de votre accueil, car grâce à vous, l’amour triomphe toujours en beauté !

En résumé : pour passer un moment parfaitement bollywoodophile, il ne m’aura manqué que quelques chorégraphies, car ce film est certes grandiose, mais pas très musical. Alors je ne résiste pas au plaisir de vous offrir un très bel extrait tonique et dansant de Devdas, toujours avec l’éblouissante Aishwarya Rai.

Bon matin !

Postescriptoum : je pense avoir aussi révisé mon jugement sur le port de la moustache, en revanche je continue encore et encore à baver (métaphoriquement seulement, je maîtrise encore mes muscles) sur les nez qui ont du style. Ouuuh, Hritik et sa narine frémissante… (oui, va comprendre, une de mes obsessions chez un homme, c’est le nez)

Bollywood Boulevard

Hier, je le sentais venir, ce vent exotique en sari …

Tout a commencé par une mangue délicieusement mûre, fondante et poivrée, une histoire de roupies (sans sansonnet), et un sévère manque de lyrisme à l’indienne. Et puis il y a eu cette info …

je m’en tamponne sévère c’est pas trop ma tasse de thé. En fait j’irai même jusqu’à dire que j’apprécie pas spécialement les militaires, mais ça me regarde. En revanche, Inde obligeant de plus en plus, hier soir j’ai commencé* à me régaler de ceci, dont je reparlerai probablement (cause fantasme, même moustachu, entre autres)

(* eh oui, le bollywood n’est pas un animal elliptique, il faut souvent se résoudre à le manger en plusieurs morceaux)

En attendant, et pour se trémousser de façon plus occidentale, un extrait de la jolie "Indo Mania"de Béatrice Ardisson (avec un faible pour l’excellente variation sur la 40ème de Mozart proposée par Pascal Of  Bollywood)

("Quant à ces féroces soldats, je le dis, c’est pas pour cafter, mais y font rien qu’a mugir dans nos campagnes." Sire Desproges)