MMX: Revolution Reloaded

C’est reparti pour un tour.

Un tour de calendrier, une révolution solaire, un chiffre rond comme un ballon et des mois à la douzaine. Avant d’aborder le voyage, tout le monde va vouloir faire le bilan des bilans débiles, trier le meilleur de nos boîtes à conneries.

Franchement, à quoi bon, vu que c’est devant que ça se passe ?

Jouons plutôt à “Autruche mon amie” sans pour autant être dupes. On sait tous ce qui nous attend: des hauts, des bas (en soie?), des fragiles, des décoiffements, des éclats de verre, des bris de rire. Des volontés, des bras baissés, des batailles gagnées, des siestes, des beautés, des charmantes sottises, des galipettes, du dressage de fauves, de la jonglerie, ou de l’équilibrisme. Et avec un peu de chance des ornithorynques. Ça vaut pas le coup qu’on tente sa chance, ce joli foutoir là ?

Quoiqu’il en soit, moi, j’y cours, j’y vole, j’y joue et je fonce.

Bon voilà, on va pas y aller par quatre chemins: débrouillez-vous comme vous voulez au milieu de tout ça ( je ne suis pas votre mère ) , mais le minimum syndical que je vous souhaite est un bon basique indémodable et indispensable.

Alors soyez gentils et coopératifs, juste faites-le. Au moins une grosse cuiller pour pas-maman :



Pour débuter 2010, qu’on se le dise, je vous couvre de bises !

Je vous tire aussi la langue avec tendresse, et vous souhaite à tous une fin d’année bien bien folle.

( et un peu floue aussi avec un mini coup de Blur )



Là-dessus, comme je suis encore tombée du lit, je vais en profiter pour réviser mes valses et mes polkas pour demain … Donner un concert à moitié dans le coma est toujours une expérience délicieusement extra-terrestre !!

Postescriptoum: comme il parait que des fois je ne suis pas claire… Bonne nouvelle année !

Coup de foudre au cœur

Il est des heureux hasards ( avec les liaisons, s’il vous plait, merci ).

Si on m’avait dit qu’au détour d’un présentoir d’une librairie dijonnaise je ferais une rencontre magique, une de celles qu’on n’oublie pas. C’était un froncement de sourcils intrigué, puis un élan d’affection spontanée, puis un éclat de rire incongru dont on n’a même pas honte, alors que la mamie d’à côté vous regarde d’un air choqué… Oui, il est des helvètes merveilleux, inventifs, dont l’univers désuet, hilarant, à la fois absurde et plein de bon sens provoque une douce maladie: le sourire béat, et le ricanement allant parfois jusqu’à l’hilarité. Une crise de géniale niaiserie à l’état pur.

Alors, serait-ce mon inclinaison maladive à user et abuser des onomatopées quand je parle ? Peu importe, car Plonk & Replonk ont conquis mes zygomatiques à jamais pour toujours, qu’on se le dise. Tout ça a commencé par quelques cartes postales…

Puis par une splendide histoire d’escargots ( mon “Snailwars” peut aller se rhabiller ) sur leur site *

J’en suis aux bouquins. Je vais brûler des cierges, car je crois bien que je suis accro !

Apparemment, j’ai très envie de fumer aussi d’ailleurs… mais c’est pas de ma faute, non non non…

* Soyez sages, n’abusez pas de leurs œuvres sans autorisation (en tout cas, moi, je n’ai pas osé)

Les seigneur des escargots: le retour du renne.

J’ai toujours été une fille sensible.

Et tout particulièrement au niveau de la truffe: à la moindre émotion, la plus ridicule des contrariétés, au plus petit soupçon d’éventualité de larme ou de honte, et surtout au premier frimas, le naseau frémit rougit. C’est aussi inévitable qu’un énième nouvel alboum d’Indochine. On aurait du, dans un vigoureux élan d’orignalité (ceci n’est pas une coquille, n’écrivez pas au journal) mettre Rudolphe au bout de la liste de mes prénoms. Sans blague, on ne rit pas: plein d’hommes très bien s’appellent Marie (n’est-ce pas, Doktor Jownz?)

Donc, qui dit passage en pays bourguignon, dit nez rouge de froid et rudolphisation automatique.



La  chose annoncée et plus ou moins promise était donc non seulement chose bue due, mais incontournable.

Tremblez, manants, car c’est bien connu: Here comes the renne again !


En même temps, quoi de plus normal qu’un costume dans une ville où les fêtes de fin d’année déguisent la statuaire locale en dancing queen ?



Il ne me reste plus qu’à apprendre à bramer l’air du renne de la nuit…

(Et un immense merci à Dame Chris, photographe festive s’il en est)

Coincer la bulle

Il n’y a pas que le champagne qui fait “pop”, il y a Jason.

Car Jason Schwartzman ne fait pas que se perdre en Inde dans les films de Wes Anderson …

Il chante aussi avec Coconut Records. Et la voix est comme l’homme : charmeuse. Microphone est un titre qui est un bel appel à une échappée molle du corps et de l’esprit, une douce rêvasserie teintée de rouge coccinelle… je tolèrerai donc la présence du canidé dans la vidéo ci-dessous (même si, comme Cocteau, je pourrais dire entre autres  que “si je préfère les chats aux chiens, c’est parce qu’il n’y a pas de chats policiers”). Pour la simple et unique raison qu’aujourd’hui et à cette heure même, je jalouse son ronflement !

Coup de pied au culte

Caramba, la mécréantise du dimanche va tomber un vendredi… c’est fou comme le calendrier est mal fait !

Bon, ça n’aura échappé à personne, même que les hautbois sonnent et que les musettes résonnent ( soit dit en passant, elle est con cette chansonnette, avec des verbes pareils on devrait plutôt causer de cloches! ) :

Il est niais le divin enfant.

Commence à plus être tout jeune, d’ailleurs. Je me demande souvent pourquoi on fait tout un plat de l’anniversaire d’un gars aux goûts aussi douteux: il n’a jamais su choisir ses amis, s’habillait comme un sumo, buvait du vinaigre, et déterrait des cadavres. Il aimait aussi faire du ski nautique pied nus et pratiquait le masochisme épineux et clouté.

Et l’abstinence.

Bref: aucun intérêt ! Ou alors, éventuellement, vu comme ça … (Coen-mania, la suite)


   


Postescriptoum: Cette année j’ai choisi l’option “Noël qui rit quand on l’apprécie”. Ça peut sonner basique mais c’est plutôt pas mal. Là dessus, je vous laisse, il faut que je dorme bien et longtemps.Car je ne voudrais surtout pas rater cette belle  et familiale absence de messe ( dont je ne suis pas folle… fallait bien que je la case, allez ! )

Tous mes sourires du soir, chers petits ornithorynques mignonnets, et que la farce soit avec vous.

L’antre de la folie *

(* Non, ceci n’est pas une déclaration d’amour au Cantal, mais ça peut se faire aussi: Entre-deux à la folie!). Il y avait si longtemps !

Rares sont les polars qui me tiennent par les yeux, l’esprit, et par l’ambiance à ce point. L’auteur avait déjà inspiré à Clint Eastwood “Mystic River”. J’espère vraiment que la muse de la folie viendra chatouiller les talents de Martin Scorcese pour son adaptation de Shutter Island. Il me reste une cinquantaine de pages à dévorer… si ma raison n’a pas vacillé en même temps que celle de Teddy Daniels (ou pas, d’ailleurs ? ).

“Imaginez un syllogisme qui prendrait comme point de départ le principe suivant: Les fous nient leur folie [...] Or Bob nie sa folie. [...] Donc Bob est fou.”

Where is my mind ?

Et pour être tenté ou non par le film, c’est par là.