Je me suis un peu envolée avec “Sparrow”.

Non non, pas mon ami le séduisant pirate* (malgré ses cheveux gras ) , le très élégant film de Johnnie To.
La caméra est lente, esthète et poétique. Les plans ont la longueur qui permet à l’œil de faire le tour de l’écran sans courir. Et tout y est d’une légèreté qui n’est pas sans rappeler certaines comédies hollywoodiennes des années 50, même le romantisme et la séduction. Cette espèce de désuétude rend tout le film précieux, dans le beau sens du terme. Le réalisateur sait jouer de la bande son, qui se fait tantôt bruitage amusant, tantôt complice de ralentis et de gros plans appuyés à la Sergio Leone.
Bref : beau, souriant, original et jamais tarte… voilà un petit régal asiatique à déguster les yeux ouverts !
* Ne confondons pas Hong Kong et les Caraïbes, voulez-vous ? 