Un frisson hivernal et horrifique passe.
Brrr. La programmation de ce concert me rappelait bizarrement quelque chose… l’ambiance angoissante, le choix des compositeurs… et pour cause: deux d’entre eux sont les fidèles compagnons de dérive mentale de Jack Torrance à l’Hôtel Overlook dans Shining. Pour ceux qui n’ont pas peur d’avoir peur pendant leurs insomnies, une petite piqûre de rappel sonore. Monsieur Stanley savait décidément faire de la musique une vedette !
Et pour finir en souriant par un dessert plus festif *, sous vos yeux ébahis:
La bande annonce du film accompagnée de son célèbre démontage/remontage.
* On m’oblige par contrat, parce que le festif c’est de saison.
Mmm et que le frisson est bon.
Le fluide glacial est parmi nous ! (difficile à bien recréer, d’ailleurs…)
Je pense qu’il serait raisonnable de demander une minute de silence pour la femme de ménage qui a dû s’occuper de la pièce dans la bande annonce n°1.
Et de doubler ses étrennes au passage, puisque c’est de saison !
C’est pas sale, c’est que de la boucherie-charcuterie… Jingle Bells !
(les nettoyeuses associées te remercient de ce soutien moral)
SI je me souviens bien, c’est une maquette réduite…
Un hôtel Overlook ensanglanté bonzaï ?
Merci de nous stresser le soir juste avant de dormir.
Si je ne dors pas cette nuit, je te bombarde de mails..
Bien fait pour toi..
Ouf, à vue de nez, Madame dort (et Madame rêve?).
Ah, c’était génial ces détournements de bandes annonce. C’était un truc à la mode il y a quelques temps, on n’en voit plus…
Sinon le vrai Shining. respect grave…
Attention j’ai un BTS de Kubrickologie…
Ben si, comme j’ai attendu plus d’un an avant de m’en servir et que je suis ringarde, on en voit chez moi !
Moi j’assure mieux en Kubricko-musicologie, mais c’est parce qu’il est si rare qu’il y ait à ce point de quoi faire ! Un régal !
Mais tu as raison ! la musique chez Kubrick c’est fondamental ! À 14/15 ans je connaissais les musiques bien avant avoir vu la moindre image de ses films. En particulier 2001 et Orange Mécanique. Surtout Orange Mécanique qui était un truc révolutionnaire pour l’époque. Walter Carlos, (avant qu’il(elle) devienne Wendy…) avait été le premier à jouer et enregistrer du classique sur synthé. Et comme à l’époque j’écoutais un peu Yes, et les trucs baroques et classiques revus à la sauce pop synthé genre Jethro Tull, Rick Wakeman, Emerson Lake & Palmer… J’ai adoré ! Et j’ai vite rattrapé Barry Lindon, 2001 puis quand j’ai eu 18 ans Orange Mécanique.
J’ai vu tout Kubrick (sauf le premier premier réalisé avec 3 bouts de ficelles – Fear and Desire). Je les aime tous quasiment. Orange Mécanique est de mes films de chevet. Je me le refais une fois par an…
Full Metal Jacket est aussi intéressant sur le plan de la BO. Avec l’usage de tube des 60′s et 70′s il reprend les codes des gros films US dont l’usage de hits participait à accompagner un spectacle visuel fort (Apocalypse Now, etc.) Sauf que son Full Metal Jacket a été filmé dans des entrepôts en ruines dans les environs de Londres, avec 3 palmiers et 2 tanks et 15 comédiens… Très fort.
Bon j’arrête, je pourrais remplir un blog rien qu’à causer de ses films… (et ceux de Tarantino…)
Oh, Full Metal Jacket, c’est un de ceux que j’ai le plus pris en pleine poire! Mais je ne connais pas Fear and Desire non plus, j’ai débuté avec Spartacus.
Bon, sinon cher maître, sache les beaux et bons usages de musique dans les films reviendront sans aucun doute sur le tapis (ou plutôt la moquette: ici, le délire visuel récurrent, c’est la moquette)
Ah il faut que tu vois L’ultime razzia (The Killing). On ne m’enlèvera pas de la tête que Tarantino s’en est inspiré pour Reservoir Dogs et Jacky Brown… Du grand art !
Oh ? tu as dû voir aussi les Sentiers de la Gloire (Paths of Glory) quand même ? Réalisé après The Killing et avant Spartacus… C’est sur les Sentiers que Kubrick a rencontré Kirk Douglas qui l’a appelé ensuite sur Spartacus pour le réaliser. Douglas produisait le film et avait viré le premier réalisateur après une semaine de tournage (Anthony Mann…) C’est l’unique film de “commande” de Kubrick où il n’a pas pu intervenir sur le casting et le scénario. Il enchaîne avec Lolita, qu’il tourne en Angleterre pour avoir la paix. À partir de là, il contrôlera tout sur le plan artistique et financier et étant son propre producteur avec MGM puis Warner : scénario, casting, direction photo, final cut, étalonnage des copies, affiches, marketing, contrôle des salles où passe le film… tout.
Pour finir sur le sujet, je te conseille l”ouvrage référence : Kubrick par Michel Ciment ( http://tinyurl.com/yc4c579 )
Je crois qu’on dépasse le stade du BTS
The Killing, je note. J’adore les gros passionnés dans ton genre qui savent donner envie de voir/lire/écouter à force d’enthousiasme et de conviction !
thk’s