
Juste vois-le !
Sauf en cas d’intolérance violente aux questions sans réponses, aux faciès choisis avec génie et aux scénarios dont la logique est volontairement déroutante.
La groupie de longue date des œuvres des Frères Coen que je suis n’a eu qu’à écarquiller les yeux et partir en voyage dans leurs années 70 embrumées de fumées herbues, et colorées en orange et marron (yep, exactement comme nos trains corail des eighties) . J’ai retrouvé avec bonheur et hilarité leur don pour la galerie de personnages tordus. J’ai aimé une de fois de plus la lenteur de la caméra, lorsqu’elle se délecte de l’hébétude, du désarroi ou du vide de l’âme de certains protagonistes.
Et puis, surtout, dans A Serious Man, pas de sentiment de redite : le plaisir a été neuf, étrange, original… donc intense. La bizarrerie en développement durable, oh oui, encore !
Cerise sur le pompon, la bande originale est une fois de plus très bien pensée. Parce que je suis futile et mal réveillée ce matin lundi, je pioche dans sa face baba, naïve mais néanmoins tonique.
Pour l’anecdote, les beaux yeux clairs du jeune rabbin ont déjà été vus quelque part… 