Trois.
Trois bus, pour trois heures minimum pendant trois jours, avec trois concerts à donner, en dormant dans trois hôtels différents. C’est un peu du sport et ça a commencé aujourd’hui. Heureusement, il y a la perspective de retrouver ce soir la merveilleuse salle de la Philharmonie, ici à Cologne. Car cette scène là se joue exactement comme un instrument d’exception, et qu’à chaque fois le plaisir de la performance s’en trouve décuplé. J’ai hâte ! Je me console aussi de l’absence de temps libre en constatant que si, quand même, je vois la cathédrale par la fenêtre. Enfin un peu, juste ses flèches pointues comme des oreilles de chat égyptien.

Et puis, cerise sur la bière que nous tendra le personnel de la philharmonie dès notre sortie du plateau, après le concert, je danserai mon premier Deutsch Can-Can du séjour, haut les jambons grillés ! Car oui, je l’avoue, c’est une honte pour la germanophile que je suis et un manque de respect pour la gent porcine, Saint Groin, pardonnez-moi, je ne savais pas ce que je faisais. Je m’en vais dès ce soir réparer cette grande faute…
Car depuis hier, je me le promets: demain, jarret !
Darling, tu t’es trompée : on ne dit pas “cerise sur la bière” mais “bière sur la cerise”.
Serait-ce un sous entendu que j’ai le nez rouge, à force d’aimer la bière ?