Oh ben dame, je vais encore me déballer !

Mais c’est pas ma faute à moi (elo eli téha), c’est Charlie qui m’a taguée en sept points. Sept ? J’ai donc cherché une signification mystique à ce questionnaire, mais ça doit être le moment où je me suis endormie.
• Un de mes défauts ?
La bavardise. Mais restez quand même, on va essayer de faire dans le compact.
• Un trait de caractère ?
Telle Lassie, le fameux chat * , je suis du genre constant et fidèle. Fidèle - jusqu’à présent du moins - à mes amours, et à mes amis : certains me supportent depuis bientôt trente ans. Et constante dans mes goûts, au moins en ce qui concerne le cinéma, la musique, l’art en général. Au pire j’éprouve une tendresse certaine pour les machins les plus inaudibles et/ou ringards, mais je me désavoue rarement. Des dégâts collatéraux ? Je suis parfois passéiste, et souvent fétichiste ( avec les objets, pas maniaque de la menotte et du fouet ). Mais je me soigne : j’ai trouvé la poubelle.
* Pas question que je me compare à une de ces bestioles canines, mordantes et allergènes !
• Un signe particulier ?
Toutes les expressions du quotidien, les préfabriqués du langage, prennent vie dans mon cerveau. J’entends “Il y a un vent à décorner les bœufs”, ou “C’est moche à en faire dégueuler un rat”, c’est plus fort que moi : je visualise. Donc, fatalement, toute seule comme une dinde fréquemment je glousse **. Dégât collatéral : au mieux on me prend pour une originale, au pire on me lance des pierres.
** Je me refais Starwars en ce moment, pourquoi ? Ça se voit ?
• Un mauvais souvenir ?
Oui alors là, entre les crises de Caliméro, la limace-phobie et les orgueils blessés, il y avait l’embarras du choix. J’ai arrêté de chercher quand j’ai repensé à ce passage par Sarajevo pour un concert en 1997. On a beau te dire que la guerre c’est mal, que ça bombarde et que ça tue, tu n’es pas armé contre le choc que tu ressens quand tu as sous les yeux des ruines et des tombes pleines de gens de ton âge à perte de vue.
• Une meilleure amie ?
Il y a une morue dans ma vie. Depuis trois petites dizaines d’années. C’est tout simplement impossible d’imaginer ma vie sans elle dedans. En plus, elle habite maintenant à 15 minutes de chez moi, et son cabillaud est merveilleux. Dégât collatéral : je vais même jusqu’à adorer ses gamins.
• Un souvenir d’enfance ?
Été 1976, je suis toute pitchounette ( débrouillez-vous avec les comptes ) et c’est la canicule. Pour nous rafraichir, le frère et moi, ma môman nous installe dans le jardin deux cuvettes remplies d’eau froide. La grande est orange, la plus petite bleu ciel. Assis en tailleur chacun dans la sienne, nous jouons avec l’eau, et je me souviens d’une sensation de bonheur immense face à cette situation exceptionnelle : c’était comme si la plage venait à nous, c’était magique. Et je me rappelle régulièrement ce jour, surtout parce que la grande cuvette orange et carrée, ma mère lave toujours ses légumes dedans. Elle fait environ 40 cm de côté. Dégât collatéral : je pourrais avoir la larme à l’œil en regardant des patates épluchées, c’est con quand même, non ?
• Un film bonne mine ?
Grosso modo, tous les Bollywood que j’ai vus, et ça commence à faire. J’ai une affection particulière pour Kuch Kuch Hota Hai en particulier, pour sa légèreté, et ses flashbacks dans les années 80 qui font mal aux yeux. Dégât collatéral : vous n’espériez pas y couper, quand même ?
Et qui n’en veut, de ce tag là ?
J’hésite toujours à montrer du doigt, je laisserais volontiers faire… mais je tente, pour voir on sait jamais :
Sébi , Gaël , Funambuline , Mademoiselle K , joueriez vous à cause de moi ? Les volontaires non désignés se lancent quand ils veulent ( méthode dite « de Madame Kevin » ), ils auront le droit à une médaille.
Me donner des devoirs sans dead-line, t’es folle, j’y arriverai jamais… tiens, ça y est, je tiens déjà le défaut en fait : la procrastination…
Et je penserai à toi quand je laverai mes légumes !
Si je te mets la pression en te disant que j’ai pleinement confiance en toi, et que je sais que tu vas y arriver avant Noël prochain, ça sert à quelque chose ?
Merci pour la pensée légumineuse.
Ah là là, je poste trop peu en ce moment pour me permettre de faire un billet comme ça, on croirait que c’est pour meubler…
(as-tu vu “Dil Bole Haddipa” en Bollywood ? Je l’ai découvert l’autre jour dans l’avion, c’était trop bien)
Rhââ, mais t’as qu’à dire que tu as envie, et zou. Par exemple, moi c’était pas pour meubler, non mais.
Et sinon, non, j’en ai déjà trois à voir parce que j’ai fait une razzia, là. Vu mon temps de tv hebdomadaire, c’est pas gagné, mais je note
J’aime beaucoup ce que tu racontes de toi. Et l’anecdote sur la bassine… bon là, j’ai frôlé l’extase !
C’est bien la première fois qu’on trouve positif que je bassine le monde avec mes histoires ! Louanges et mercis.
Je me lancerai bientôt
Oye, comme j’ai l’habitude de voir écrit “capharnaüm”, j’avais omis ton pseudo ! J’ai corrigé ma goujaterie. Hâte de lire tes berlineries en version Mireille Dumas !
Mon dieu la canicule de 1976, m’en souviens comme si c’était hier, j’avais 10 ans, il faisait chaud, mais chaud … et mon père me disait : “va prendre l’air, va jouer au parc” et moi je cuisais, j’ai jamais autant aimé me laver le visage que cette année là, ça faisait du bien.
L’image de la bassine doit vraiment te rester
C’est plus la vision concrète de la taille que j’avais cette année là qui me marque. Le reste, c’est plus flou parce que j’avais 4 ans…