Que n’ai-je ?
Que n’ai-je appris la luge
Que n’ai-je appris à skier
Sans me soucier du déluge
De la texture des glaciers
Que n’ai-je décidé de me faire greffer un passe-montagne pour protéger mes oreilles du vent rageur, et des palmes pour traverser la rue sans me noyer ? Que n’ai-je enfilé sans réfléchir en guise de pyjama pour la nuit un duvet formaté pour les nuits dans l’Himalaya, histoire de ne plus grelotter dans mon nid au lieu de dormir ?
Que nenni, bizarrement influencée par le calendrier et obsédée par l’idée de mai, hier, j’ai magasiné comme une raisonnable sauvage. Des toujours-sans-suede blue shoes d’été, du lin, du sans manches, du rouge et décolleté, et du coton aérien pour enjoliver le tout… oh la belle crise de moderie que voilà, j’aurais sans doute pu en rougir. À la place, comme tout le village des schtroumfs, me voilà bleue d’impatience… Penser à ressortir une deuxième couette et à organiser une soirée choucroute.
Encore une tranche de décalage visuel météorologico-grégorien ?
Le joli mois de Mai, tu parles…. Je ressors mes jeans, et bye bye la robe, trop de zef !
Chaussettes en laine. Scandale, remboursez !
Le coton aérien, ça peut le faire, avec le vent qu’il fait : il sera vraiment aérien.
Tu sais que j’ai rallumé le chauffage ? (Palpitant, n’est-ce pas ?)
Je n’abandonnerai pas ma nouvelle étole au vent, en plus avec la pluie elle ferait splitch.
Chauffage, double couette, chaussettes : un de mes collègues et néanmoins ami qui habite à une heure, légèrement en altitude, a fait du patinage artistique en voiture sur la neige cet après-midi. Joli, non?