Il y a quelques temps, je me suis découvert des nouveaux collègues au gabarit intéressant.
Ben oui, quand ton employeur donne des sous à ces charmants bambins, tu peux considérer que ce sont tes petits camarades de bureau. La preuve : ils nous piquent notre salle de répétition de repli demain, à cause qu’elle est à côté du stadium. Comme on est pas chiens, on va préparer le terrain et troubler le Castres Olympique sur son terrain dès ce soir en lui envoyant du Mozart et du Schubert plein ses oreilles abimées. Ça s’appelle la guerre psychologique, et crois-moi, ça nous coûte, parce qu’en ce moment le planning des matchs est hyper lourd. Ce soir, on joue donc contre l’Autriche, demain on combat le Tchaïkowsky-Moscou, et dimanche on se farcit encore l’Allemagne. Toute la semaine prochaine on reçoit l’Espagne, bref, on est trop forts, on est surbookés, on va tous les tuer. Rhââ ( râle agonisant mais victorieux ).
Ceci dit, en vrai de vrai, j’adore le rugby, je le jure. D’ailleurs, rien que d’y penser, je bave en rouge et noir…