Non, non, et non.

Non !

Oui, vilain, c’est à toi que je cause. Toi qui m’a moquée à grands coups d’éclats de rire quand je t’ai exposé l’état piteux de ma face B après un gadin idiot. Toi qui comprenais mal pourquoi je marchais aussi joliment que Ma Dalton alors que rien n’était cassé dans mon petit coccyx chéri, et qui m’avait prédit des tas de choses peu glorieuses si jamais j’osais pointer mon museau chez un manipulateur d’os. Et bien sache le, donc : il n’est pas nécessaire de subir les derniers outrages de l’ostéopathie pour que ce sacré sacrum reprenne sa place. L’honneur est sauf, le derrière peut se regarder en face, et moi loin devant, vers un avenir qui s’éclaire d’un renouveau tout lumineux dans le soleil levant là-bas dans le lointain au son d’un orchestre d’hélicons.

Non, donc.

Je rebouge et revis, et ne vais pas être obligée de rester coincée chez moi à épier le voisinage en transpirant, façon James Stewart dans Fenêtre sur cour. Que j’ai re-re-revu avec grand délice avant hier (je me préparais psychologiquement, au cas où), en notant cette fois-ci tout spécialement que la superbe musique de Franz Waxman colle à l’action comme celle d’un cartoon. Et qu’elle est aussi l’ingrédient supplémentaire qui donne au film son côté fouillis, car les personnages ont souvent un style musical qui leur est associé. Du coup, quand la caméra voyeuse passe de l’un à l’autre, les sons se mélangent (eh oui, les fenêtres sont ouvertes) avec ceux de la rue et du quotidien, et on finit par avoir du mal à discerner quels sont ceux qui font partie de l’action et ceux qui sont là pour la décoration. Du grand art !

Pour la bonne bouche, voici les 2’30 qui suivent le générique, la meilleure introduction qui soit : en trois ou quatre plans et autant de travellings, on y voit quasiment tous les personnages, et le patron expose la manière dont il va filmer l’histoire… ça aurait fait une très belle bande-annonce !



Et non plus…

Grâce à ma souplesse enfin partiellement retrouvée, j’ai pu vernir mes ongles d’en bas. Je ne devrai pas faire le premier jour de la saison au bureau toute nue.

Quand je vous dis que l’honneur est sauf !