Poème de l’amitié pour enchaîner les méchants poneys professionnels.

Si je me souviens bien, la chaîne de l’amitié des blogueurs professionnels a commencé un beau jour de septembre 2010 chez Artypop, rejoint dans son combat par La fille. L’accusé rétorqua, Mlle Cassis surenchérit et M’dame Jo broda aussi sur le même thème. Voici mon poème à moi , qui peut éventuellement se fredonner sur l’air de l’Adagietto de la 5ème de Mahler, ou sur Le papa pingouin, au choix.

Poème pour son poney qui est méchant

Souffler dans un poney c’est très niais,
Parce que ça ne lui fait même pas mal.
Lui rôtir les sabots c’est idiot,
Il serait tellement mieux sur un pal !

J’ai alors songé à le pendre par une patte,
À le soulever avec un treuil.
Mais je l’ai d’abord rempli de blattes,
Et fait croquer par un écureuil.

Tirons la corde, oh hisse, oh hisse !!
Poney, bougre d’espèce de cheval nain,
Ça t’apprendra à être vilain,
Fallait pas manger toute mes saucisses.

Fait à Toulouse en l’an de graisse de canard MMX

Pourquoi voulais-je participer ? Moi aussi, je voulais éventuellement reprendre à mon compte quelques poneys égarés dans les requêtes Google, soyons vaguement opportunistes. Mais surtout, il était absolument hors de question que je laisse Artypop me piquer mes limaces !

Limace mon amie, limace ma vilaine phobie, dans mes bras ma chérie. Non mais.

L’eusses-tu cru ?

Et bien pas moi.

À chaque fois, je fais le test : je pose la question et les gens s’esclaffent. Pourtant, eux, ils n’ont pas été aux States en 1985 sous Reagan à l’époque du $$$ à 10 francs français. Ils ne l’ont pas prise en pleine poire, cette Amérique tape à l’œil où la famille qui t’accueille chez elle possède 3 Pontiac dans des garages à portails automatiques, 4 télés, 8 téléphones et emploie une bonne à plein temps. Ce pays où les gamines de ton jeune âge se maquillent pareil que les Pontiac en question, et couinent de bonheur à l’idée de l’imminente sortie d’un film où la star montante de la pop de l’époque, une certaine Madonna, fait ses débuts (qui semblaient alors tellement provocateurs) sur grand écran. Cette mode qui abime les yeux (et le cheveu) à coup de brushings terrifiants, de jupettes à volants, de fanfreluches innommables et d’épaulettes en furie.

Et au milieu de tout ça, sur les ondes, deux perruches clonées, multicolores et ébouriffées se battaient à  grand renfort de tubes pour conquérir les oreilles et les pieds du public : la sus-nommée Ciccone-Madone et Cyndi Lauper…

Là, tu vois, tu souris déjà un peu. Et si je dis :

Tu sais qu’aujourd’hui, Cyndi Lauper sort un nouvel album ?

Ben voilà, toi aussi tu es hilare, et jamais au grand jamais tu n’irais acheter un truc pareil. Eh ben c’est dommage, tu pourrais te priver d’une très bonne surprise. Je sais, c’est un scoop énorme. Tout le bien que je pense de Memphis Blues est détaillé exclusivement et en exclusivité chez Interlignage. Et pour deux extraits, c’est juste là en dessous. Enjoy !

Pastis et autres vapeurs

Madame, madame, y’a Raphaël qui fait rien que de pomper sur Arthur !!

Bon, c’est une info énorme hein : Raphaël, le chanteur préféré de Raphaël, sort un alboum qui s’appelle Pacific 231. Pour certains, ce nom évoque le souvenir d’émois adolescents face à un certain un maillot de bain jaune.

Mais pour les vieilles connes rébarbatives comme moi, Pacific 231 n’est que le nom d’une pièce mythique du compositeur suisse Arthur Honegger. Écrit dans les années 20, ce mouvement symphonique était le reflet de la fascination du compositeur pour l’industrialisation du monde et la ville moderne. Cet hommage à la locomotive à vapeur est probablement une de ses pièces les plus rigolotes, les autres sont plus… euh, disons qu’elles grattent un peu les oreilles. C’est un bel exemple de musique descriptive : on entend les bruits mécaniques au début, le “pschitt” des fumées, et puis l’accélération progressive jusqu’à un genre d’ivresse de la vitesse avec le vent dans les cheveux et des escarbilles au fond des yeux.

Et ne viens pas me dire que c’est pas rigolo comme musique, parce que je ne suis pas franchement certaine que tu vas plus te marrer avec le CD de l’autre, hein.

Postscriptoum : Si tu as désespérément besoin de danser au bureau en ce lundi, va plutôt écouter ma playlist d’hier, elle est très cha-cha youpi.

Travelling arrière (Part 3)

1954 – 1964,5

Peut-être est-ce la fréquentation (enfin !) des Mad Men, mais voilà t’y pas quand feuilletant mon merveilleux exemplaire de “Nous Deux” – encore lui – j’ai eu l’œil irrésistiblement attiré par les pubs. La seule qui est en couleur est celle de la couverture, elle est assez immonde : on dirait une soirée en boîte de nuit chez les vers blancs.

Bon, les macaronis n’étant pas des vraies pâtes, ma religion n’est pas en danger, qu’on se rassure. Nouille dégueulasse à part, on voit donc qu’en général le lectorat féminin visé par les réclames de cette époque est supposé être aux fourneaux, coincé entre une poule au pot et une truite meunière…

Et puis surtout, la fille doit être bêêêle comme un agneau.

Heureusement, elle a le droit de savoir lire pour se taper l’horoscope, et écrire pour pouvoir faire les mots croisés à la fin du magazine. Un dessin de Jean Eiffel, quand même (avec un joli chat-chat-minet kikinou, hiiii ! euh pardon)

Voilà, si vous avez lancé la musique, vous avez pu profiter d’extraits d’un album qui fait partie d’une grande série de compilations bien drôles et assez cultes aussi. Le player Deezer faisait la gueule, donc voici les titres et les zinterprètes  de la playlist qui vient, sauf handicap inquiétant, de faire bouger vos petons :

- Dean Martin : Cha Cha Cha D’amour
- Rolley Polley : Blue Rhumba  (qui est assez lol, quand même)
- Julie London : Sway
- Pérez Prado : Zelda’s Theme
- 80 Drums Around The World : Dark Eyes/It Happened In Monterey
- Les Baxter : Whatever Lola Wants
- Martin Denny : The Carioca
- Jack Costanzo, Don Swan : Bei Mir Bist Du Schon ((Means That You’re Grand)

Mambo, chat chat chat !!!

Drowning by numbers

Une explication concernant la vision policière des mathématiques, peut-être ?

“1 Antarès, 2 Capella, 3 Canopus, 4 Arcturus
5 Agreetor, 6 Anektor, 7 Duendin, 8 Algerib
9 Agena, 10 Lalandry, 11 Vega, 12 Golubin
13 Spirro, 14 Capra, 15 Acrab
16 Deneb, 17 Sappo, 18 Castor,
19 Pollux, 20 Storcha,
21 Algano, 22 Spira, 23 Salcis,
24 Hoytan, 25 Luper, 26 Mackay, 27 Regulus,
28 Eridani, 29 Tenna, 30 Riga, 31 Cursa,
32 Thuba, 33Mett, 34 Mack, 35 Mez, 36 Lapp,
37 Zed, 38 Diss, 39Bolse,
40 Daron, 41 Jeannus, 42 Touros, 43 Plin,
44 Paul, 45 Broma, 46 Branca
47 Bellatrix, 48 Mirach,
49, Almach, 50 Caff, 51 Corbodo, 52 Ceti,
53 Cruzer, 54 Schredder,55 Dica, 56 Abiera, 57 Dipda, 58 Krachlite,
59 Salcis, 60 Okkra, 61 Bolstar, 62 Beastal,
63 Procis, 64 Salamon, 65 Groombridge, 66 Betelgeuse,
67 Stobart, 68 Gobin, 69 Adnam, 70 Boston,
71 SCheet, 72 Nath, 73 Stratt,
74 Kriss, 75 Bosch,
76 Louis, 77 Borick, 78 Crupel,
79 Indi, 80 Smeltzer, 81 Crucis, 82 Banka,
83 Altair, 84 Nollar, 85 Schraeder, 86 Fabriticus,
87 Lucius, 88 Kueller, 89 Kitaj, 90 Betel, 91 Britius,
92 Colcis, 93 Centaur, 94 Sopil, 95 Jonah, 96 Vierny,
97 Ritbak, 98 Rostra, 99 Prooyn, 100 Elektra.

- Tu n’es pas encore couchée ?
- Je compte les étoiles.
- Tu connais tous leurs noms ? Combien en as-tu compté ?
- Cent.
- Il y en a plus de cent.
- Je sais.
- Pourquoi t’arrêter ?
- Cent, ça suffit. Après, toutes les centaines sont pareilles.”

Drowning by numbers, 1988