Liberté pour les rouflaquettes !

Voilà des mois que ça dure et personne ne dit rien, mais je serai la voix qui crie son indignation dans la sombre nuit des midis télévisuels : mon existence n’a plus la même saveur depuis que je ne déjeune plus devant une série western tartouille sur M6.

Je me sens comme une girouette qui aurait perdu le sens du vent, une boussole qui erre sans se garer au nord, un chat sans poils ou un gâteau sans beurre. Je pâlis, je m’étiole, je m’effrite, l’odeur du cowboy à deux balles me manque à en crever comme un raton-laveur enragé que n’aurait pas soigné le Docteur Quinn.

Rendez-moi Charles Ingalls et Byron Sully !

Oui, cessez de les retenir en otage ! Je ne peux plus vivre sans voir pour la 2953ème fois les dents de Laura Ingalls dans son sourire débile, son père faire mal semblant de jouer du violon, le barbu ivrogne, l’abominable Mme Oleson (sale capitaliste, tiens !), et surtout, mon épisode préféré entre tous, celui où Mary devient aveugle (ou est-ce plutôt celui où la susdite sœur devient folle après avoir perdu son bébé dans un incendie causé par son frère adoptif ?). Et dis, quand reviendra-t’il, le moment de retrouver cette sainte-nitouche de Michaela Quinn, la reine de l’opération-à-cœur-ouvert-en-tipi-sans-anesthésie, et Byron, son amant persévérant à la toison d’or et aux vestes à franges qu’on dirait qu’il a braqué un Village People ?

J’ai beau avoir encadré des photos de famille et les serrer chaque soir dans mes bras pour être certaine de rêver de castors, de chevaux sauvages et de champs de maïs qu’on laboure, je continue à me demander quand cette attente douloureuse prendra fin… car comme chantait Culture Club : Meuh Six, veux-tu donc vraiment vraiment vraiment me faire du mal ?

Oui, j’ai trouvé la vidéo dans ce brillant post, et j’ai du mal à m’en remettre, j’avoue…

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20 réflexions sur “Liberté pour les rouflaquettes !

  1. je ne sais pas par où commencer : mouahahahah ! Le clip, oh bon sang… Et les séries, comme toi, je mangeais en regardant ça. Et bien sûr, cela me manque, ce maxillaire poilu !!!
    Moi j’aimais bien l’épisode de la peste (ou du choléra ?) dans "La Petite Maison dans la Prairie.

  2. Ah tin, t’as raison. Je me demandais ce qu’était ce sentiment de manque vers midi. Attends, il y a plein de suspense dans ces séries et Caroline est mon modèle (hum). Par contre les enfants adoptifs du Dr Quinn sont un peu lourds, je trouve.

    Non, mais s’ils mettent Malcom à la place encore ça va.

    • Alors, si je me souviens bien : à Colorado Springs, c’est cool, le docteur Couine se rend enfin compte après 4 ans qu’ele aime Sully, elle se laisse choper, ils se marient et couchent avec le chien.
      En revanche, la petite maison dans la niaiserie finit un peu en couille de belette : Walnut Grove est racheté par des vilains qui veulent faire des sous, le progrès c’est le mal, et les habitants rasent tout avant d’abandonner la ville. Mais les filles ne finiront pas célibataires et sans enfant, ce qui dans l’iconographie ingallsienne est le mal aussi.

  3. Pardon, je me suis trompé de site.

    Je cherchais le nekkonezumi’s et je tombe sur … sur … enfin … excusez-moi encore hein.

    Vous en étiez à l’iconographie ingalsienne je crois.

    Bojhorrifiémoï

  4. Effectivement, je constate (un verbe des plus inélégants, je trouve).

    Total respect, comme dirait Charles Ingalls devant la devanture du Bricorama, la semaine de la promo sur "la clôture pour les nuls".

    Bojgoldorakmoï

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