Vidange décennale, vide abyssal

Et pourtant, je jure que je les trie chaque année. Mais à mon avis, les fringues, c’est comme le tonneau des Danaïdes : tu essayes d’en virer  par un côté, il en revient très mystérieusement la même quantité par l’autre. Comment ça ma faute ?

C’est juste que je fais trop de sentiment. Pour la première fois en au moins dix ans, je vide vraiment  et je donne à tire larigot. Quand je pense que je n’ai pas encore mis mon nez dans le linge de maison un peu pourrave, ni commencé à trier mes chaussettes inavouables ou autres choses à armatures et élastiques distendus…

On voit assez mal, mais la pile monte quand même plus haut que mes genoux,  et bizarrement, ça me donne une image matérielle assez saisissante du gouffre de Padirac que je traîne dans mon compte en banque. L’avenir dira si ça me sert de leçon. En attendant, je me demande s’ils prêtent des camions-benne chez Emmaüs.

6 réflexions sur “Vidange décennale, vide abyssal

    • Tout le monde me dit ça :-) Bon courage, alors … (la seul témoin de l’amas de fringues a écarquillé les yeux en s’écriant “oh la vache !”, moi même je n’en reviens toujours pas)

  1. Moi je trie régulièrement parce que je déteste entasser et que j’adore l’idée de faire de la place chez moi. Hum. Bizarrement c’est toujours autant le bordel dans ma penderie rapport au fait que ça manque d’espace. Comprends pas.

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