Lost, septième saison exclusive

Foirer mes grasses matinées de lendemain d’opéra en me réveillant de manière inexplicable toujours aux mêmes heures (07:49 et 08:04) depuis plusieurs jours m’a amenée à une conclusion logique : le destin me parle, je vois des symboles partout, j’en suis maintenant persuadée, il ne s’agit pas d’une simple obsession numéraire qui pourrit mon sommeil.


La vérité, c’est que le vol 815 d’Oceanic Airlines a atterri chez moi, que je vais bientôt jouer au loto et vivre en marcel au soleil toute la journée sans jamais attraper le moindre coup de soleil ni me faire bouffer par les moustiques. Je suis parfois poursuivie par un ours blanc, et je surveille d’un œil angoissé le cube maudit sur lequel défilent des chiffres mystérieux. Le grand ordinateur maîtrise pour l’instant les attaques de la fumée noire (encore heureux, elle est neuve, cette chaudière) mais au cas où je peux toujours essayer de me cacher derrière mon bonsaï. Après un bain, je me prends aussi à méditer sur le poids du destin en contemplant les mouettes, je me rappelle que dans une autre dimension  j’ai été grand gourou mystique de l’ordre de l’initiative Dharma. Les Autres ont un chef qui a l’air un peu bizarre, je n’arrive pas à cerner si c’est un gentil ou un méchant et si je peux lui faire confiance.

Je ne sais pas, je ne suis plus, je suis perdue, je joue à Instagram (pic et pic et colegram), je me fais un film, je divague juste un peu. Je crois bien que j’ai chopé la crève que mes collègues me crachent dessus depuis dix jours…