* Évangile selon M’dame Jo, épitre de Skype 03.11
Comment se fait-ce donc qu’aller redonner ce soir le concert d’hier à Tarbes ne me fait pas braire plus que ça, ce matin ? Comment c’est possible que je ne sois pas déjà déprimée par l’acoustique abominable-puissance-dix du lieu (dont je sais d’ores et déjà qu’elle va défigurer notre symphonie) et le fait que, centre commercial Leclerc oblige, on va grosso modo jouer entre une promotion sur l’assouplissant, un écran plat en solde et un steak haché surgelé offert pour vingt achetés ?
C’est simple : je suis repue. Repue de plaisir en musique, avec l’impression que j’ai eu pendant le soirée d’hier ma dose de foi en l’art et en son pouvoir de rassemblement et de communion dans l’extase (rien que ça). Bon, je suis un peu super re-pute aussi, parce que les auditeurs croisés à la sortie et au bistrot n’étaient que bonheur et compliments, et puis que les collègues n’ont été qu’éloges sur la section des seconds violons. Et je te raconte pas ce qu’on a dit du tandem de bombes que ma partenaire de pupitre et moi-même formions hier, parce que là, ce sont les chevilles et la tête qui vont exploser d’auto-satisfaction.
Bref, mon ego collectif et son copain individuel pètent la forme. Et je suis intimement persuadée que tout ça, c’est grâce aux spaghetti d’hier midi. Amen.
Amen.
Le parmesan soit avec toi, ma sœur.
Je en connaissais pas le miracle par les pâtes, bien envie d’expérimenter
C’est génial, ça marche à tous les coups (mais il faut avoir la foi, un peu
)
Ouh, je me sens proche de la canonisation.
J’ai écrit au pape, hein. Prépare-toi.
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