Pâques au torchon

La crise de vidange qui m’avait assaillie cet automne a recommencé hier (oui, cette session de grand tri dans les affaires avait un petit goût de revenez-y). Résultat : pas moins de quatre ballots à emmener chez l’Abbé Pierre, et une douce sensation de prendre plus conscience de mes besoins réels et de mieux maîtriser mes envies avec le temps (oui, Mdame Jo, less is more est une jolie théorie). Quelques conclusions en vrac :

- C’est fou ce qu’il y a comme place dans les placards quand on abandonne son fétichisme déplacé (enfin pas tout à fait : les torchons brodés aux initiales de mamie ont beau être moches, je ne peux pas les balancer)

- J’ai du être clown dans une autre vie parce que garde encore pas mal de choses qui pourraient me servir si je devais me déguiser (et puis du vintage collector bien gratiné, en plus !)

- Si j’ai du bol, je vais même faire un peu de sous en revendant deux trois fringues.

- J’ai maintenant moins de 30 paires de pompes (dont deux pour la marche et des tongs donc ça compte pas) et ai enfin l’espoir qu’on cesse de me surnommer Madame Marcos ou le mille-pattes.

- Quelqu’un m’expliquera pourquoi j’ai des bas et des collants pour habiller mes guiboles jusqu’à la fin de mes jours alors que je les montre une fois tous les vingt ans.

- Tout ça me fait deux journées absolument passionnantes si on les couple avec les lessives des vacances, le rangement du merdier que j’ai foutu chez moi en triant, le ménage minimum rendu nécessaire par l’invitation que je viens de lancer pour ce soir ; et puis la cuisine, forcément, sinon la panoplie de Desperate Bree Van De Kamp serait incomplète. Pour mon Noël je veux un esclave.

Bon ben au boulot… heureusement, j’ai une bande-son plutôt énergisante !

Cloud Control – There’s Nothing In The Water We Can’t Fight