Je veux être un Wookie nain tout bleu

Quoi, "ça se voit que j’ai repris la drogue" ?

Ah mais il y a méprise : je dis la vérité, toute ma vérité et rien que mes velléité, je le jure ! J’explique. On a déjà vu passer ici quelques acteurs sympathiques et /ou charmants dans des vidéos musicales. Jason Schwartzman parce qu’il chante, Elijah Wood parce qu’il aime bien faire l’andouille… mais là, attention. Mes hormones s’affolent, ma température monte (même la cervicale va mieux, dis donc !), je roucoule, je ronronne, je balbutie "Jon, oh Don, oh Jon" en boucle. Et rien que de penser que ça pourrait être moi assise dans la voiture à côté de lui, mes longs poils bleus dans le vent, rien que d’imaginer que je pourrais batifoler en sa compagnie, voler des sucettes et avoir mes jambes à son cou être assise sur ses épaules, je me meurs de chaud-joie-plaisir. J’en oublierais presque que j’ai fini le pot de confiture de griottes maison ce matin, c’est dire. Oh man, you drive me mad !

Herman Dune – Tell Me Something I Don’t know

Don’t cry for me Barcelona

 Bonjour, ma colère ! Salut, ma hargne ! Et tout mon courroux va à mon cou.

Ou plutôt à la climatisation furieuse qui est responsable de ses maudits maux, et des conséquences qui en découlent. Je ne jouerai donc pas le Requiem Allemand de Brahms cette fois-ci. J’ai déjà dû à la place jouer à Erich Von Stroheim (façon La grande illusion) vendredi et samedi soir. L’occasion ou jamais de méditer sur la fragilité de nos vies et de nos gloires… ou juste de pester un bon coup.

Denn alles Fleisch, es ist wie Gras
und alle Herrlichkeit des Menschen
wie des Grases Blumen.
Das Gras ist verdorret
und die Blume abgefallen.

Petrus 1:24

Et maintenant, c’est au concert de Barcelone que je dois renoncer. Cet après-midi, mon troupeau d’amour partira sans moi, je vais avoir l’impression d’être une brebis égarée chez le vétérinaire pendant que ses copines vont bêler en chœur et batifoler dans les bistrots bâtiments de Gaudi magasins de pompes verts pâturages. Rage.

Il va donc falloir m’occuper un peu. Mais juste un peu parce que trois jours c’est quand même pas dramatique, et que quand même laisse-moi glander inutile. Par exemple, il eut pu être créatif et drôle ce matin de fabriquer un bootleg en guise d’illustration sonore à ce post, mais encore eût-il fallu que je susse comment faire. Parce qu’à mon avis, il y avait quelque chose à trouver avec tous ces gens qui aiment lever le bras droit. On peut néanmoins se consoler (ou pas) en cliquant sur les images, elles mènent directement aux vidéos.

Mais restons plutôt légers et ensoleillés : je ne résiste pas au plaisir de Tom Jones jouant à Evita tout en dansant sur le Love Boat-Pacific Princess. Et rien qu’à voir la pochette de l’alboum, je suis déjà en surdose de carotène de synthèse !


La daube du dimanche : yaourt à la sauce espagnole.

Je suis assez fière d’avoir dégotté cette magnifique daube chantée en ibère (enfin je crois) par Lili Ivanova. On aurait dû se méfier des bulgares : ils se sont révélés capables d’inventer le coup du parapluie et Sylvie Vartan. Et voilà maintenant qu’ils nous bombardent de vieilles fausses blondes sur le retour ! Pour l’instant, celle-ci semble rendue inoffensive par sa mise en orbite, mais je crains le moment où son lifting façon Hatchepsout va lâcher. Ne lui dites surtout pas  qu’elle est ridicule, j’ai peur qu’elle essaye de froncer les sourcils.

Lili Ivanova : Camino

Unité

Pas le temps de personnaliser ce courrier aujourd’hui, juste celui de manifester mon adhésion.

Pour faire avancer l’unité à gauche, faites comme nous : copiez, collez et personnalisez cette lettre ouverte, puis envoyez-la vite aux responsables politiques de gauche que vous connaissez. Et faites tourner !

Lettre ouverte d’un électeur à tous ceux qui font de la politique à gauche


Le Kremlin-Bicêtre, mai 2011
Chers camarades,
Comme disent les Chinois, il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter l’élection présidentielle de 2012, elle devra aller unie au combat dès le premier tour.
Imaginer que tel ou tel candidat ou candidate évitera la dispersion des voix à gauche entre vos différents partis, provoquera le réflexe d’un vote « utile », est un pari dangereux, une illusion entretenue par des sondages dont on connaît la volatilité… et la fiabilité.
Enterrer Nicolas Sarkozy trop vite est tout aussi illusoire. C’est un redoutable adversaire en campagne électorale, chacun le sait. C’est un des rares domaines où sa compétence n’a pas encore été mise en doute.
Mais surtout, Marine Le Pen sera vraisemblablement au second tour, nul besoin de sondages pour le craindre.
L’élection présidentielle de 2012 se gagnera donc au premier tour. Autrement dit, celui des deux candidats, de gauche ou de droite, qui aura le plus rassemblé son camp avant le scrutin présidentiel aura de fortes chances de l’emporter, soit parce qu’il sera face à Marine Le Pen, scénario hélas le plus probable, soit parce qu’il aura obtenu un score élevé au premier tour et aura donc créé une dynamique suffisante pour gagner le second.
C’est le bête et implacable raisonnement arithmétique qu’impose notre scrutin majoritaire à deux tours. On peut regretter qu’il en soit ainsi, qu’il ne nous soit plus permis de faire un « choix de coeur » au premier tour. Mais c’est comme ça.
Cette réalité électorale doit conduire les politiques que vous êtes à agir en conséquence, c’est à dire à vous battre pour que ce soit bien le candidat de gauche qui rassemble le plus efficacement son camp dès le premier tour, et non celui de droite, Nicolas Sarkozy.
Inutile d’attendre le dernier moment pour bâcler un marchandage de circonstance, purement politicien, ou le programme et les idées passeront à la trappe. Inutile encore de compter sur un accord entre les deux tours, vite fait bien fait, entre les partis de gauche au cas où ce serait l’un des leurs qui accède au second tour. Dans le premier cas, face à Le Pen, pourquoi le candidat s’embarrasserait-il d’une négociation avec ses amis politiques alors qu’il est pratiquement certain d’être élu ? Dans le second cas, face à Sarkozy, redoutable candidat, le spectacle de chefs de partis de gauche se rabibochant opportunément après une campagne qui les aura durement opposés sera d’un effet déplorable et ne peut que favoriser le candidat de la droite.
Avez-vous le droit d’envisager cette défaite ? N’avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple, des obligations, dont celle de gagner pour mettre un terme à la politique désastreuse menée par Nicolas Sarkozy ?
Chers camarades, il est temps d’atterrir. D’arrêter d’avancer en ordre dispersé, avec des candidatures tactiques, « providentielles » ou fantaisistes. Bref, il est temps de prendre la mesure de cette nouvelle donne électorale et d’en tirer les conséquences. Dès que possible, vos partis doivent travailler ensemble à une plateforme commune et à la désignation d’un candidat unique pour toute la gauche. Après tout, les primaires ont bien été imaginées pour cela, non ?
Rappelez-vous : n’avaient-elles pas vocation, à l’origine, à sortir des logiques partisanes en s’adressant à tous ceux qui « partagent les valeurs de la gauche », qu’ils soient roses, verts ou rouges ? Imaginez la dimension que prendraient ces primaires si elles mobilisaient tous les partis ! Elles donneraient un autre souffle à la campagne et un autre poids au candidat ainsi désigné. Et avouons-le, elles seraient sûrement prises beaucoup plus au sérieux qu’aujourd’hui.
Pour vous, responsables politiques, ce ne sera pas facile de dépasser les clivages et les rivalités d’appareils, on l’imagine. Certains d’entre vous ne souhaiteront peut-être pas monter dans le train de l’unité. Mais l’enjeu est à la hauteur de l’effort : pour que la gauche remporte ce scrutin présidentiel, l’unité et les concessions qu’elle implique, sont le prix à payer et, soyons plus positifs, le défi à relever.
D’ailleurs pensez-vous sérieusement qu’un programme qui rassemble tous les partis de gauche soit un défi aussi insurmontable ? Nous partageons tous un socle de valeurs communes : écologie, services publics, société solidaire, emploi pour tous, fiscalité redistributive, laïcité, régulation de la finance, éducation, innovation, recherche, et bien sûr, l’ambition d’une France forte, généreuse et influente sur la scène mondiale.
Chers camarades, quelle tâche plus stimulante qu’un programme unitaire pour ceux qui aiment la politique et veulent changer les choses ! Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Les électeurs le sentent et multiplient les appels dans la presse et sur le Net. Nous sommes à un an de l’échéance, vous avez encore le temps de vous y mettre. N’attendez pas.
Un programme, un candidat… la victoire en 2012 !
Captainhaka : Le grumeau, Custin d’Astrée : 365 mots, Cycee : bahbycc, Dominique Darcy : dominiquedarcy, Eric Citoyen : Mon Mulhouse, Gaël : De tout et de rien, Jean-Claude : Slovar – Les nouvelles, Jean Renaud Roy : @jr_roy, Juan : SarkoFrance, Jules Praxis : @jules_praxis, Le Coucou : Le coucou de Claviers, Melclalex : A Perdre la raison, MrsClooney : La femme de George (s) , Nicolas : Partageons mon avis, Nicolas : La rénovitude, Nicolas Cadène : Débat socialiste, Rimbus : Rimbus le Blog, Romain Pigenel : Variae, Ronald : Intox2007, Jacques Rosselin : @rosselin, Seb Musset : Les jours et l’ennui de… , Stef : Une autre vie,  Sylvie Stefani : Trublyonne, Valérie de Saint-Do : Microcassandre, Vogelsong : Piratages, Yann Savidan Carnet de notes de…, Zeyesnidzeno : La France a peur
Pour faire avancer l’unité à gauche, faites comme nous : copiez, collez et personnalisez cette lettre ouverte, puis envoyez la vite aux responsables politiques de gauche que vous connaissez (députés, maires, sénateurs, responsables de parti, etc). N’hésitez pas à nous envoyer leur réponse. Vous pouvez pour commencer retrouver les mails de vos députés en cliquant ici. Et faites tourner !

Ma palme dort *

[moi pas contente donc moi spoiler, je préfère prévenir]

J’avais déjà envie de voir The Tree Of Life de Terrence Malick avant que le Festival de Cannes ne le récompense à coup de feuille qui brille, j’ai donc un peu bondi sur ma soirée libre de la semaine pour aller au cinéma hier.

J’aurais tant aimé aimer ce film, son côté contemplatif et esthétisant, ses velléités symbolistes et ses peintures toutes en grandeur et en nature… or pendant tout le premier épisode onirique consacré aux éléments j’ai eu d’emblée l’impression d’être devant une expo photo ayant pour thème les fonds d’écrans (et je ne dis pas "écrans de veille", parce que j’hésitais entre le rire et le sommeil). C’est beau mais tellement cliché : femme = petite fée des bois pleine d’amour = lumière. Vie = arbre = ciel = nous sommes si petits dans ce monde cruel qui nous entoure. Je riais déjà intérieurement quand le réalisateur, après nous avoir baignés dans l’eau, enfumés dans les volcans et envoyés en l’air, nous a expédiés dans l’espace. J’ai failli m’esclaffer quand il nous a fait le coup du dinosaure (si si). Bref, ce qui est supposé être beau, planant et rêveur ne m’a pas émue pour deux ronds.

J’aurais aimé aimer le casting, mais je cherche encore où était Sean Penn, j’ai vu un mec avec l’œil hagard et/ou tourné vers le ciel. Trois fois dix secondes, il dit peut-être un mot. La femme est donc amour et pâquerettes, son rôle est bien défini, elle est belle et sourit bien (brave Jessica Chastain). Brad Pitt serre la mâchoire en guise de tension et de sévérité, il fait un papa psychorigide plutôt honorable. Ce sont au final les enfants qui m’ont le plus touchée (et tout le monde sait que je m’y connais vachement en enfants).

J’aurais aimé aimer la caméra. Oui, c’est beau et joliment filmé mais je n’aime pas ce côté succession de tableaux,et  j’ai eu la sensation de voir défiler toutes les tranches d’un saucisson. 2h18, c’est long pour un vidéo-clip quasiment muet. L’avantage : j’ai drôlement bien dormi cette nuit, j’ai même réussi ma première grasse mat’ depuis des siècles !

J’hésite à m’attarder sur le côté bien pensant et moralisateur, je vais virer vilaine (et vilaine, ça rime avec Amen). Mais bon, tout a une certaine logique : je n’ai pas accroché au sens esthétique de Malick dans ce film (c’est le seul de lui que j’ai vu, j’aimerais qu’on m’en suggère un autre, d’ailleurs, histoire d’avoir un point de comparaison). Et comme par hasard, j’ai aussi eu du mal avec la bande son : un Lacrimosa grandiloquent par-ci, un chœur final chanté faux par-là, deux trois extraits de Best-Of musique classique volume 2… à la limite, ça je peux comprendre.

Mais comment peut-on ne serait-ce qu’avoir l’idée de tronquer et de bidouiller un moment aussi merveilleux que l’introduction de la Titan (1ère symphonie) de Mahler ?? Sacrilège !


Je suis incompréhension, je veux voir d’autres films qui étaient en compétition parce que là je trouve que c’est une palme qui fait couac.

* Lecteur, si tu me trouve vaseuse dans le titre, sache que j’ai failli appeler ce papier "Honni soit qui Malick pense", et toc.