On ne peut pourtant pas dire que l’appareil emprunté avant-hier ait été impressionnant, il jouait plutôt dans la catégorie Alice au pays des lilliputiens nains (au-delà d’1m60, ta tête y risque très gros).
On ne dira pas non plus que c’est désagréable de regarder passer les nuages à travers un hublot, c’est même merveilleusement hypnotisant.
Mais voilà, je ne saurai jamais si c’est parce que j’ai déjà le vertige sur un tabouret, ou si c’est parce que j’ai toujours trouvé que cette machine-là est bien trop lourde pour être plus légère que l’air… Malgré les milliers de kilomètres que j’ai volés, malgré le nombre d’allers-retours et autres sauts de puces que le bureau me fait faire chaque année, et surtout malgré mes envies de voyage permanentes, l’avion me met mal à l’aise. Sueurs froides, léger stress, je n’y échappe jamais, à cette petite angoisse de la chute.
Mais sait-on jamais, ça s’arrangera peut être le jour où on cessera de t’expliquer comment enfiler un gilet de sauvetage alors que les seules chose aqueuses qui se trouvent sur ton trajet sont le Lac Kir et le Canal du Midi ?