Légèretés du jour

Le nez dans le ciel, aujourd’hui.

En images, via La boîte verte (oui, je suis fan) avec mon idole capillaire et tant d’autres qui sautent en l’air. Jean Seberg par Philippe Halsmann.

Sur grand écran, et même sur fond de dépression perdue du personnage principal, l’impression de légèreté dégagée par la peinture d’un pape qui s’envole dans Habemus Papam de Nanni Moretti. Il y a dans ce film pas mal de très beaux sourires absurdes à dévorer tous crus. J’y ai particulièrement apprécié la gaminerie totale de tous les vieux cardinaux, le sketch avec un acteur de théâtre qui perd les pédales dans un hôtel ; et surtout le plaisir qu’on ressent dans le jeu de Moretti, et la belle palette de cieux qu’on lit dans le regard de Michel Piccoli. Amen !

Et puis joie légère de toucher enfin au but, plaisir de la pétoche… Après un bon paquet de séances de travail passées à décortiquer une œuvre dans tous les sens, voilà enfin venu le moment de la donner au public. Certes, privé (le personnel de la mairie) et par petites touches (on jouera seulement le Sacre), mais nous donnons aujourd’hui les premiers concerts de la saison. Oui, ça veut dire bosser encore un peu à la maison, se concentrer. Mais ça veut aussi dire penser sa tenue de corbeau chic, vérifier qu’on est belle, se mettre en scène, et ça, bénis-moi, la vie, ça fait aussi partie de ce que j’adore dans mon métier. Je crois bien que j’ai dit youpi ce matin en me levant.