tintin-secret-licorne-affiche

Amalgame mineur

Je viens d’aller voir le dernier Peter Spielberg, Le crabe aux pinces de licorne contre les aventuriers pirates des Caraïbes perdues. Je ne suis pas très convaincue par ce film-conglomérat, je le trouve un peu aussi stérile que d’acheter une bonne bouteille de bon single malt écossais de 15 ou 20 ans d’âge pour la noyer dans 3 litres de cacacola. Mais c’est pas grave, j’ai un peu assouvi mon envie de salle obscure et d’images qui bougent (je crois même avoir réussi une légère échappée dans une sieste vers la fin).

Au milieu d’un paquet de sacrilèges, il y a quand même (et là c’est franchement pas possible) l’apparition de la Castafiore. Elle a été amincie, d’ailleurs, la Bianca, histoire de mieux coller aux canons de beauté du moment, sans doute. Mais qui dit Rossignol milanais dit forcément Air des bijoux de Faust, non ? Or là, accroche-toi au pinceau, là aussi on nous a fait de la volaille agglomérée. Car après l’introduction de Una voce poco fa de Rossini (c’est dans Le barbier de Séville, c’est vraiment des tintinophiles de mes deux, ils auraient pu choper un air de la Gazza ladra, au moins !), on zappe subitement sur… ah oui, du Gounod. Sauf que c’est un extrait de Roméo et Juliette (Je veux vivre dans ce rêve) et pas la Marguerite de Faust tant espérée. J’ai failli me réveiller pour crier au scandale, mais finalement j’ai préféré retourner rêvasser dans mes vieux souvenirs qui craquent (oui, alors là, attention trouvaille).

Bon sinon, faut pas être trop vache avec ce film : le générique du début est assez chouette.

This is Ripley, last survivor of the Nostromo, signing off.

Voilà.

Après 10 semaines et demi de joli, beau et merveilleux youpi youpi ! travail quasi non-stop (j’exagère un peu, j’ai eu le droit à 3 jours au milieu d’une semaine en octobre), soit 84 services dont 22 représentations sur 7 programmes différents.

Au lendemain d’une très chouette invasion de 20 personnes dans mon modeste chez-moi qui me laisse plein de jolis souvenirs un peu éberlués* et du fromage/gâteau/stock de boisson pour un régiment pendant deux mois.
* et c’est pas ce que tu crois, moi-même j’ai été surprise du peu de cadavres que j’ai ramassés. C’est dire.

Après ce long marathon, donc, j’ai enfin réussi à dormir en paix jusqu’à midi. J’ai enfin trouvé le temps de peindre mes orteils (chose pour moi bien plus essentielle qu’il n’y parait, à cause de sa valeur symbolique). Eh oui, enfin enfin (quatre fois enfin, ah non cinq), me voilà en vacances de mon bureau d’amour pour presque deux semaines. Et tu sais pas le meilleur du meilleur du meilleur dans tout ça ? Je n’ai aucun projet spécifique.

Je suis complètement morte, mais aujourd’hui la mort me va si bien… elle me donne le sourire jusqu’aux oreilles, celui du chat qui chauffe avec délectation son pelage dans un rayon de soleil. C’est un bien beau dimanche, tu sais.