Milo Woman

C’est fou comme ça va vite (et comme ça fait mal au corps et au cœur) de passer de ça

à ça

Donc voilà, je cherche des bras. Un seul (le droit) pourrait encore faire l’affaire mais pendant qu’on y est… Si tu es une paire de bras, de préférence de femme, de préférence plutôt pâle (restons discrets, j’ai peur du “qu’en-greffera-t-on”) et que tu es intéressée par une relation ponctuelle, sans engagement ni projets d’avenir, mais pleine d’intensité physique, de chaleur humaine, que tu as les doigts agiles et que tu aimes les activités manuelles, écris-moi.

Je serai ravie de t’avoir tout contre moi au bout de mes épaules. Merci.

Joyeux anniversaire @Chouyo !!

En hommage à la dame qui ne grandit qu’une fois tous les quatre ans parce que le destin l’a fait naître une année bisexuelle bi-textile bissextile, un bien joli medley (je la sais mélomane, elle saisira tous les clins d’œil ) interprété par Julian Rachlin et Aleksey Igudesman. Alors je ne peux pas participer aujourd’hui parce que  j’ai un bras en grève, mais je joue de tout mon cœur et de tous mes zygomatiques.

The Soloists Ultimate Happy Birthday (to her)

Have you tried turning it off and on again ?

Mes mardis sont tes lundis, mais c’est logique vu que mes lundis sont tes dimanches (j’espère que je suis claire, en tout cas moi je me comprends très bien). Et il arrive que certains matins-mardis j’éprouve comme une lassitude de ce toujours différent /à chaque fois pareil.

Car ça tombe souvent ce jour-là, dans les périodes où on enchaîne les séries symphoniques : un nouveau chef (parfois, comme aujourd’hui), une nouvelle symphonie, un nouveau style, un nouveau voisin de pupitre, une nouvelle façon de travailler. Là, avec mon réveil trop mou, je ne vis pour l’instant que la perpétuelle sensation de remise à zéro de ma semaine. J’ai juste l’impression d’appuyer sur reset en permanence et l’énergie que demande le redémarrage me parait bien au-delà de la capacité du compteur.

Même si d’ici deux heures, je me réjouirai sans aucun doute (et grandement, en plus) du manque de routine réelle de mon métier, pourtant fait d’un empilage de petites habitudes, quel drôle de paradoxe, tiens… Même si donc, en attendant d’émerger, voilà une jolie vidéo à la démarche saccadée et zombiesque qui me parle. De boucles qui me défrisent.

Gotye – Easy Way Out

La taupe qui m’aimait

Ah, le bel anti-James Bond que voilà ! J’ai entendu en ricanant un égaré se plaindre en sortant de La taupe de Thomas Alfredson qu’il n’y avait ni poursuites ni effets spéciaux ni agitation. Ah non, c’est certain… j’ai même au tout début un peu craint que ce choix ne convienne pas du tout aux pauvres cinq heures de sommeil que j’avais engrangées la nuit d’avant. Parce que c’est vrai qu’une fois le but du jeu expliqué – 1973 : le MI6, après une mission foireuse en Hongrie, rappelle un agent évincé, Smiley (Gary Oldman) pour essayer de démasquer une taupe soviétique infiltrée dans les plus hautes sphères de l’agence, dite Le Cirque – le propos s’embrouille dans une multitude de noms et un récit non chronologique.

Mais très vite, l’atmosphère aux couleurs aussi  derrickiennes et froides que la guerre du même nom happe complètement. Pas de chichis, pas de sex symboles, pas de sentiments, la partie d’échecs se déroule principalement dans le gris londonien (mais quand on connait un peu Budapest, on apprécie la vérité des quelques scènes tournées là-bas), avec une lenteur et une efficacité assez remarquables. Juste une touche de délire bien britannique (pince sans rire, un poil surréaliste) lors des scènes où on voit la soirée de Noël des services secrets, mais c’est tout. Le reste repose beaucoup sur le jeu magnifique de Gary Oldman, son attitude froide et maîtrisée, son regard perçant et intelligent de serpent tout froid. Et sur une intrigue suffisamment bien fichue et prenante pour ne pas avoir besoin d’artifices.

Honnêtement, je ne m’attendais pas à être séduite à ce point-là, je songeais à ces polars de ma jeunesse avec des mecs en imper moche (un Lino Ventura ou un Michael Caine), ces films de seconde zone des années 80 auxquels je n’accrochais vraiment pas et qu’on m’infligeait lors des soirées télé d’été. Eh bien non, voilà une chasse au talpidae à l’homme palpitante qui m’a accessoirement aussi donné envie de lire du John Le Carré.

Brave petite bête myope !

Onze à la douzaine

Il y a quelque chose comme une éternité, Tambour Major m’a tagué d’un “c’est toi le chat” qui court un peu partout dans mes lectures, excellent prétexte pour déclarer que s’y colle qui veut, qu’il/elle ne sera récompensé d’aucun roudoudou (oui, je sais c’est l’arnaque) mais et qu’il/elle gagnera un lien et ma très grande considération, promis juré.

Le maître du jeu a dit :

1 – Vous devez publier les règles
2 – Faire 11 révélations à votre sujet
3 – Répondre aux 11 questions du blogueur qui vous a tagué puis créer 11 nouvelles questions destinées aux personnes que vous taguez
4 – [c'est donc à partir de là que je triche] Choisir 11 blogueurs et insérer un lien vers leurs blogs dans votre billet
5 – Vous rendre sur leurs blogs afin de leur dire qu’ils ou elles ont été tagués
6 – Ne pas les taguer sans les prévenir
7 – Taguer obligatoirement 11 personnes.

Puis après avoir fait une drôle de tête en se disant que j’étais une sacrée flemmarde, le maître du jeu a demandé :

Qu’est-ce qui te démange ?

La guitare ça risque pas, à chaque fois que j’ai essayé ça a été une catastrophe. Donc on va dire le dos.

Iras-tu voter en 2012 ? Pourquoi ?

Depuis quand peut on espérer que je vais fermer mon clapet, surtout si on me demande de l’ouvrir ? Oui, oui, oui, toujours, encore, parce que j’ai toujours peur que la démocratie s’use si on ne s’en sert pas.

On mange quoi ce soir ?

C’est l’hiver, donc de la soupe. Parce que j’adore ça, parce que sinon je cuisine bien trop peu de légumes, parce que j’aime la jouer léger le soir. Sauf s’il y a un concert derrière : là, je protéine et sucre lente abondamment parce qu’il me faut de l’énergie brute.

Rat des villes ou rat des champs ?

Rate des villes indécrottable. J’aime la nature et la cambrousse mais seulement en vacances, on dira que c’est parce que ma vie intérieure est bien trop pauvre pour survivre à l’angoisse de l’isolement.

Que serait pour toi un monde sans électronique ?

Même si mes addictions m’effraient, même s’il m’arrive de me trouver ridicule avec tout mon attirail de gadgetomane, même si certaines choses “d’avant” me manquent, je dois l’avouer : je n’arrive plus vraiment à l’imaginer, le monde sans.

Quel est le parfum de ton gel douche ?

Je préfère le savon (je suis vieille) avec des odeurs neutres ou légères.

Dans ton évier, là, maintenant, il y a quoi ?

Des traces de thé qui partent mal sur ce p… de revêtement de ch.. installé par mes prédécesseurs. Et sinon rien, tant que possible, parce que le vrac ça me fatigue.

Chèque ou CB ?

C’est électronique, un chèque (cf plus haut) ?

Le dernier morceau de musique que tu as écouté aujourd’hui, c’était ?

Encore une autre version de L’histoire du soldat de Stravinsky, parce que le premier concert avec ce monument pour le violon, qui est aussi un OVNI musical, se rapproche à grands pas (gloups) et que je me recolle dessus dès que j’ai fini de rédiger ce post.

Sinon, l’album de Django Django est chouette, tiens.

Laura Ingalls, c’était quand même une belle connasse, non ?

“Oh ça ouiii alors !”

Le facteur sonne toujours deux fois. Et toi ?

Moi ? Le train sifflera trois fois.

Si tu as envie de jouer, tu vas te régaler (je te vois trépigner, retiens-toi) car voici mes onze colles à moi que je te pose :

1 – Lève tôt ou couche tard ?
2 – Pile ou face ?
3 – Demain on rase gratis, ou on préfère s’en occuper tout de suite ?
4 – Tu sais dessiner un mouton ?
5 – Parfait, maintenant tu veux bien m’en tricoter un ?
6 – Tu aimes les westerns ?
7 – Et tes fesses, tu les aimes tes fesses ?
8 – Iras-tu voter en 2012 ? Pourquoi ?
9 – Sinon, comment ça va, là ?
10 – Avec ou sans alcool ?
11 – La qualité ou la quantité ?

Allez, une victime volontaire, please, sinon Tambour Major va me faire la grève de l’apéropéra, et ça ça serait dramatique !

La daube bien grillée du dimanche

Depuis que grâce à un twitt de Boulet j’ai découvert Baguette Bardot, primo je ne m’en lasse pas, et secundo j’ai de plus en plus hâte de retourner au Japon (ils sont fous ces nippons !). En plus c’est une daube-inception, parce qu’il y a du Claude François dedans (j’aime pas Claude François, et voir la bande annonce de Cloclo à chaque fois que je vais au ciné n’arrange rien à l’affaire).

Toastgirl feat. Baguette Bardot - Chanson populaire