Chef, oui chef !!

C’est bien connu (chez nous, du moins) : le musicien d’orchestre lui aussi est un animal à qui l’instinct grégaire ne profite pas toujours, loin de là. En matière d’âge mental et de comportement au bureau, par exemple. L’autorité y est tant hiérarchisée et nous sommes tellement français qu’en bonne logique, la personne qu’on aime le plus critiquer et moquer sur tout et rien, c’est le chef.

Un jour, d’ailleurs, on m’expliquera comment on peut être attiré par une carrière qui, de fait,  fera de toi le sujet de plaisanterie de toutes les pauses café, de la couleur de tes chaussettes à ta coupe de cheveux en passant par ton éventuel accent nous sommes tellement français, voire même ta manière d’envisager le travail ou la musique (car oui, il arrive que le musicien se concentre un peu sur son travail entre deux boulettes en papier) (nan, j’exagère) (à peine). Limite, le chef d’orchestre, à force qu’il soit traité par son troupeau comme un guignol, des fois, on a envie de le plaindre.

Ou pas (franchement, il y en a qui abusent).

Par exemple s’il tente de faire un Mahler, et qu’au final, tout ce qu’on retient c’est qu’on n’arrive pas à savoir si pour sa chorégraphie il s’est inspiré de Voldemort, d’un ninja ou de Zorro. Ce très potache et merveilleux ricanement du soir m’a été offert par Klariscope. Moi je file : je finis de mettre mes moufles et après j’ai bataille de boules de neige chez Ludwig.