Ils jouaient du piano debout

Comment sauter des fleurs au piano comme on saute du coq à l’âne ?

Très simple : poster une photo d’un bouquet de pivoines qui commence à mourir, parce qu’il n’y a rien de plus mousseux, touffu, beau et délicatement odorant (ce qui ne se voit pas à l’image, je sais) et que décidément j’aime j’adore j’adule les pivoines. Même roses.

Et enchaîner sans aucune transition (par pure flemme) sur la découverte sympa du jour.

cdza, Pianists in Paris

Ne me gratte pas

Ne me gratte pas
Il faut évoluer
Tu peux m’oublier
Saloperie de zona *

* à chanter en noir et blanc, en tremblant et en transpirant

RÂÂÂÂÂ !!!

Ce gif énervant n’a absolument rien à voir avec le sujet, quoique.

Donc oui, rââââ, ceci est le coup de gueule d’une moule d’une femme transformée en mollusque bivalve par son traitement pour les neuropathies. Plus d’un mois que je promène ce p… de phoque de zona de ch… virus, avec la sensation d’avoir une multitude de mini-hérissons pénibles (d’abord douloureux, puis maintenant grattouillants) qui se promènent sous la peau de l’hémisphère gauche de ma boîte crânienne. Et deux semaines – dont bientôt une avec une dose à en faire planer un diplodocus – que je traîne dans mes papilles et mon comportement une cochonnerie de médoc pourri.

Qui fait de moi une espèce de loque hallucinée qui, seule, marche dans la rue pas droit comme un zombie drogué. Ce qui en intérieur donne une intensification furieuse de mon  barbaragourdisme naturel à coup de bobos d’orteils et autres bleus de coins de meuble (pourriture de lit, cochoncetés de pieds de chaises, tiens).

Qui à la maison me rend incapable de me concentrer plus de 2 minutes d’affilée sur les choses que j’aime faire et qui me font du bien : je n’arrive même pas à glander proprement avec moi-même, c’est abominable ! D’ailleurs, si quelqu’un peut me raconter ce qui s’est passé sur internet depuis presque un mois parce qu’en plus la tournée de la mort et son web intermittent est passée par là, ça m’arrangerait, hein (en revanche je n’arrive pas vraiment à décider là maintenant si c’est à cause du Lyrica que j’ai un peu piqué du nez devant Prometheus aujourd’hui).

Je suis aussi sous hypnose permanente : par exemple j’ai regardé cette jolie vidéo (que je ne peux pas intégrer ici, hélas) et il m’a fallu une éternité avant de me rendre compte qu’elle était terminée. Non, je ne veux pas un séjour en asile psychiatrique. Quoi, quelqu’un a dit patience ? C’est quoi ce machin ? Ne m’embête pas, je craque, c’est tout.

Laisse-moi redevenir
L’être et plus l’ombre
L’ombre de plus rien
N’encombre plus ma main

Ne me gratte pas
Ne me gratte pas
Ne me gratte pas
Ne me gratte pas…

La daube qui donne le ton du dimanche

C’est tout ce que j’ai trouvé comme excuse pour dire que je risque d’être un chouia intermittente de la bloguerie ces jours-ci : je me prépare pour les Jeux Olympiques de la flemme, et c’est dingue ce que ça demande comme boulot !

Les Parisiennes : Il fait trop beau pour travailler

Complètement déclaquée

Le temps de retrouver mes esprits et le fonctionnement d’internet, et surtout parce que j’ai la flemme de chercher une vidéo de bébé lama qui danse le tango en chantant de la samba, je crois que je vais me contenter du must-miaule du jour (vive les abonnements YouTube) avant de retourner faire des lessives de fille lessivée. On se revoit dans 12 heures de sommeil ?

Qui perd gagne

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Devine dans lequel des deux vols je me retrouve, que rien qu’à penser aux 25 heures de voyage qui s’annoncent j’en sors déjà les kleenexs ? L’avantage étant que ce délai aura permis une dernière promenade découverte le nez en l’air à Buenos Aires, un dernier bain dans cette ville-mégamix pleine d’ambiances si différentes, où cohabitent un métro aux allures de café 1900, les couleurs flashy du Caminito (devenu trois fois hélas bien trop touristique depuis ma dernière venue en 96), les odeurs incessantes de barbecue (sérieux, un steak de 500g, tu peux, toi?), et toujours, toujours, planqués – ou pas – entre 83 climatiseurs, des petites maisons coloniales ou des immeubles "choucroute" magnifiques.
C’était ma dernière carte postale de cette tournée germano-batavo-franco-brésilano-argentine, à vous les studios !

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