Mayday !

Dans ma tête, ça ressemble un peu à ce superbe bouquet de quoi, d’ailleurs ? Ancolies ?

C’est frais, lumineux, glorieux et coloré, c’est la chose que j’ai méritée, je crois, je le sens, en jouant comme une diablesse et en m’éclatant hier soir devant une salle bien pleine, en plus. J’ai l’impression d’avoir vécu un moment particulier de bonheur pendant ce concert. Enfin c’est pas très descriptible, et très égoïste comme truc mais bref, mon cerveau est léger comme une jouvencelle de propagande soviétique qui célèbre le jour de la glandouille qu’on entreprend tous en chœur pour rendre gloire au travail tout en se saupoudrant de clochettes.

Dans mon corps, c’est une autre chanson : ça a un peu peur de revivre les mêmes difficultés qu’hier soir, mais demain pour un concert privé, cette fois. Sauf qu’il faut s’enquiller six heures d’orchestre en dormant debout et en tolérant assez mal les anti-viraux d’abord. Et que je ne suis pas certaine que Marcel sera très coopératif en public si je lui vomis dessus juste avant… Tu sais quoi ? Je vais me coucher, même s’il fait encore jour, on paniquera plus tard et demain mes rayures de félin musclé auront repoussé.

Joyeux muguet !