Little (gold) finger

C’est fou comme une radio de l’auriculaire, de face, ça passe bien, limite ça fait chic et timburtonnesque, avec la bagouze. En revanche, de profil, ça prête à confusion, non ?

Je sais, j’ai triché, le levé le doigt. Mais l’essentiel dans cette nouvelle (et dernière, je le veux) gourderie du moment *, c’est que Auriculou n’a rien de grave, qu’il a juste un tendon un peu fripé et que j’ai bien l’intention de l’emmener jouer à Grenade la semaine prochaine.

En attendant, bien à l’abri dans sa belle orthèse ridicule, mon petit doigt dort (humour, jeu de mot capillotracté dans le titre et hilarité générale, merci).

* Les conseils de tata Nekko : garder son calme devant un blister trop costaud, et ne pas confondre son petit doigt avec un rayon laser magique, ça ne marche pas et ça fait mal.

Effet post prequel

Depuis que je suis restée perplexe devant Prometheus, j’ai furieusement envie de revoir (les) Alien. Et ça ne s’est pas arrangé quand j’ai découvert que les Frères Jacques, eux aussi, étaient fans. Sans rire, il est pas choupinet le monstrou à sa mémère dans son collant, hein ?

Mauvais sens

Parfois, souvent, très souvent, ou constamment en fait, mon immuabilité m’agace. Mes ornières, mes parcours fléchés et mes réflexes me saoulent, et il arrive fréquemment que ce que je prends pour du bon sens ne me mène pas aux bonnes choses de la vie (ne sortons pas les mouchoirs, hein, c’est pas tous les jours la cata, quand même, bien loin de là).

N’empêche, quand je vois que même une statue de je ne sais pas combien de tonnes peut finalement se mettre à marcher, je l’avoue, je me trouve un peu niaise…

La daube artistico-soporifique du dimanche

Il est plutôt de bon ton et branchouille de s’extasier sur les somnifères la musique de Sigur Rós. J’ai essayé, je le jure, j’ai même un CD que j’ai acheté et tout, hein. Et bien rien n’y fait, la production de ce groupe islandais m’ennuie. Sauf quand elle me fait rire, ce qui est le cas aujourd’hui, grâce à une vidéo faisant partie d’un projet (ah, que vivent les so-called "projets" avec des grands P !) dont le nom est The Valtari Mystery Film Experiment. Certains voient dans ce film extatique (euphémisme) le magnifique corps nu talent de Shia LaBeouf – je ne me ferai jamais à ce nom – pour la danse.

Si on veut.

Moi qui, c’est bien connu, n’ai aucune sensibilité artistique d’aucune sorte, ai plutôt tendance à ne pas y voir autre chose que le corps nu – et encore, pas assez longtemps – de Shia LaBeouf qui change de couleur de boxer ou se met en collant voile à démarcation (!!) aussi vite que dans un Bollywood (mais au ralenti). Je vois surtout que ça danse vraiment très peu, que c’est esthétisant, froid et sensuel comme un morceau de mou pour chat. Je vois des barbus façon ZZ Top Jésus, des sucettes hallucinogènes et des poulpes. Et aussi des gens qui se mettent les doigts dans le nez et dans les yeux au ralenti. Je vois un couple qui a un problème de rapport avec les papillons, qui ne sait pas jouer à "je te tiens tu me tiens par la barbichette" proprement et qui a sali sa chambre d’hôtel.

Évidemment, on peut ne pas être d’accord avec mes gloussements peu indulgents, hein, c’est peut être la fréquentation de Wagner qui me rend méchante et rétrograde ? Mais voici donc Fjögur píanó, une berceuse énervante de lenteur qui ne va nulle part, rendue hilarante à mon goût par la réalisatrice Alma Har’el.