Oui, ça se voit que je retarde le moment de causer de cet opéra pour de vrai, mais j’ai 103 pages de septièmes diminuées à emmagasiner et ça ne se fait pas en un claquement de doigt plein de cornes. Juste pour mettre les choses au clair : une septième diminuée ne désigne pas la compagne de Atchoum, mais un enculé de sa race d’accord qui ne tombe jamais très bien sous les doigts (j’adore donner des cours d’harmonie).
Et cet après-midi c’est la Générale.
Alors, oui, on a déjà eu une sous-fifre mardi mais là, ayest c’est du sérieux, puisque c’est le dernier arrêt avant l’autoroute. Et on a beau dire que la taille ça compte pas, je ne suis jamais très sereine avant de me lancer dans un spectacle de 4 heures (en sachant que les entractes ça compte pas vraiment parce que si tu te relâches trop, tu es foutu). Être capable de garder toute sa concentration, pas seulement pour savoir envoyer les acrobaties en doubles croches proprement, mais plus pour coller aux caprices des chanteurs, est toujours un challenge.
Quant au corps, au violon Marcel et aux dix doigts…ben il faut les chauffer mais s’arrêter là histoire de garder du jus. Parce que jouer "à blanc" ne signifie pas jouer sans corps ou âme et qu’il ne faut surtout pas abuser de ses muscles avant. Bref, j’y retourne, mais doucement. Je me prépare au combat façon gros chat jazzy, quoi. Donc Paul Anka m’aide ce matin à jouer les Rocky en douceur avec son Eye Of The Tiger.
