En ce moment, pas plus de temps pour les écrits que pour les chuchotements, ou alors si peu… Et au bureau, on enchaîne les sauts de puce ailleurs. Ailleurs au chaud et au soleil (dur !). Donc après l’échappée à Grenade la semaine dernière, c’est l’Italie qui nous appelle dès demain, le temps d’un aller et retour un peu alambiqué géographiquement parlant – voler à Roma, dormir à Perugia deux nuits et jouer à Spoleto au milieu, tu peux jouer à regarder sur une carte : ça te fera rigoler.
Mais ça tombe plutôt bien, parce que depuis que j’ai ri et souri devant To Rome With Love de Woody Allen et son empilage léger de cocasseries sur fond de clichés alla putanesca, je sens furieusement résonner en moi l’appel de la variétoche merdique pasta chaussure glace amarena lumière d’Ombrie sur les vieilles pierres. Je sens que ça va pas être trop traumatisant comme environnement gastronomico-culturel… Comment ça, "n’oublie pas que c’est pour le boulot" ?
Ah mais non, la preuve : quand je repense au film, je n’y vois plus que son atmosphère de vacances les scènes les plus tordantes, celles où le ténor Fabio Armiliato chante Pagliaci. Même qu’il nous arrive fréquemment d’en donner l’Interlude en guise de bis, même que c’est beau, que ça dégouline à mort et que du coup la prochaine fois (dimanche ?) qu’on le jouera, j’en connais une qui risque le fou rire au lieu de la larme à l’œil, moi.