Le matin, c’est le mal.

Pour toutes les fois où j’ai essayé de faire infuser une boîte entière de thé parce qu’elle est ouverte à côté de la théière. Pour tous les siècles que j’ai passés devant un frigo ouvert, figée, un steak haché ou un bocal de cornichons à la main. Aux plaques de beurre qui m’ont atterri sur les pieds. Aux tartines dont la confiture a confit mon carrelage dans le sucre. À un des rares matins de ma vie où je suis sortie avant de déjeuner sur une envie de croissant, ce qui m’a valu de me faire renverser  par un bus. Le matin, c’est le mal.

The Butterfly Effect.