Drame charcutier

Voilà comment, en un instant, un sale caillou pointu et râpeux a brisé aujourd’hui mon rêve de toujours : devenir mannequin-jambes à moitié nue pour une marque de collants hors de prix, passion qui aurait accessoirement pu arrondir mes fins de mois. Je vais quand même envoyer un dossier à Urgo : sait on jamais, ils ont peut être une gamme de produits spécialement adaptés aux grandes dindes de 40 ans qui se font des bobos aux genoux…

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(ceci est ma manière toute personnelle d’exprimer mon total et sans aucune réserve ravissement concernant mon court séjour en Ariège, mais j’espère y revenir un peu mieux très rapidement)

Little (gold) finger

C’est fou comme une radio de l’auriculaire, de face, ça passe bien, limite ça fait chic et timburtonnesque, avec la bagouze. En revanche, de profil, ça prête à confusion, non ?

Je sais, j’ai triché, le levé le doigt. Mais l’essentiel dans cette nouvelle (et dernière, je le veux) gourderie du moment *, c’est que Auriculou n’a rien de grave, qu’il a juste un tendon un peu fripé et que j’ai bien l’intention de l’emmener jouer à Grenade la semaine prochaine.

En attendant, bien à l’abri dans sa belle orthèse ridicule, mon petit doigt dort (humour, jeu de mot capillotracté dans le titre et hilarité générale, merci).

* Les conseils de tata Nekko : garder son calme devant un blister trop costaud, et ne pas confondre son petit doigt avec un rayon laser magique, ça ne marche pas et ça fait mal.

Ne me gratte pas

Ne me gratte pas
Il faut évoluer
Tu peux m’oublier
Saloperie de zona *

* à chanter en noir et blanc, en tremblant et en transpirant

RÂÂÂÂÂ !!!

Ce gif énervant n’a absolument rien à voir avec le sujet, quoique.

Donc oui, rââââ, ceci est le coup de gueule d’une moule d’une femme transformée en mollusque bivalve par son traitement pour les neuropathies. Plus d’un mois que je promène ce p… de phoque de zona de ch… virus, avec la sensation d’avoir une multitude de mini-hérissons pénibles (d’abord douloureux, puis maintenant grattouillants) qui se promènent sous la peau de l’hémisphère gauche de ma boîte crânienne. Et deux semaines – dont bientôt une avec une dose à en faire planer un diplodocus – que je traîne dans mes papilles et mon comportement une cochonnerie de médoc pourri.

Qui fait de moi une espèce de loque hallucinée qui, seule, marche dans la rue pas droit comme un zombie drogué. Ce qui en intérieur donne une intensification furieuse de mon  barbaragourdisme naturel à coup de bobos d’orteils et autres bleus de coins de meuble (pourriture de lit, cochoncetés de pieds de chaises, tiens).

Qui à la maison me rend incapable de me concentrer plus de 2 minutes d’affilée sur les choses que j’aime faire et qui me font du bien : je n’arrive même pas à glander proprement avec moi-même, c’est abominable ! D’ailleurs, si quelqu’un peut me raconter ce qui s’est passé sur internet depuis presque un mois parce qu’en plus la tournée de la mort et son web intermittent est passée par là, ça m’arrangerait, hein (en revanche je n’arrive pas vraiment à décider là maintenant si c’est à cause du Lyrica que j’ai un peu piqué du nez devant Prometheus aujourd’hui).

Je suis aussi sous hypnose permanente : par exemple j’ai regardé cette jolie vidéo (que je ne peux pas intégrer ici, hélas) et il m’a fallu une éternité avant de me rendre compte qu’elle était terminée. Non, je ne veux pas un séjour en asile psychiatrique. Quoi, quelqu’un a dit patience ? C’est quoi ce machin ? Ne m’embête pas, je craque, c’est tout.

Laisse-moi redevenir
L’être et plus l’ombre
L’ombre de plus rien
N’encombre plus ma main

Ne me gratte pas
Ne me gratte pas
Ne me gratte pas
Ne me gratte pas…

Pourquoi tant de laine ?

Je sais, c’est pas de la laine mais ça rend le titre caliméresque à souhait et ça colle à la gourderie du jour. D’hier, en fait, parce que c’est inextricable cette affaire.

Donc voilà, en vérité je te le dis, si un jour quelqu’un t’explique que laver des rideaux de fils sans se retrouver avec un énorme nœud à la place de ta décoration (comme la dernière fois que tu t’es livrée à l’exercice) c’est tout facile. Que si les bestiaux ne rentrent pas dans un filet à lingerie qu’il suffit de nouer les fils tous ensemble, et hop à la machine et tadaaa, miracle, beaux comme coiffés par Jacques Dessange du tambour ils ressortiront. Surtout, ne crois pas cette personne, mais pense plutôt qu’elle te veut du mal, voire qu’elle te hait.

J’y retourne : malgré mes nerfs en pelote (j’y suis depuis hier quand je ne bosse pas), je les aurai, les salauds. Non, je ne veux pas habiter un château hanté, non je n’ai aucune patience. Mais je suis têtue comme une bourrique et je jure aussi très bien et très fort. Et ça, ça défoule.

Allegro Risoluto (ma non troppo)

Vautrée dans mon train avec le néon pour témoin, je réalise que je n’ai en ce début d’année civile pas sacrifié au rite du moment qui consiste à faire le bilan de l’année écoulée et à prendre des résolutions pour celle qui vient de prendre son envol. Symptôme d’une certaine satisfaction, sans doute, et d’une ferme envie de prendre le présent comme il passe avec plaisir et sérénité (oh non, pas la dadame à chien-chien en face de moi, non, non ! Et merde…). Sérénité donc.
En revanche je pose ici une liste de résolutions jetables (ce sont les seules que je juge valables, personnellement) qui ne concerne que ma semaine de vacances, histoire d’éviter quelques bugs au goût de déjà-vu (en anglais dans le texte). Donc :
Je n’oublierai pas mon passeport.
Je ne noierai pas mon ailFaune.
Je ne ferai pas de vol plané digne d’un cartoon histoire de ne pas me détruire le bassin pendant 6 mois.
Je ne me brulerai pas le tibia au premier degré.
Je ne me bleuirai aucun orteil.
Je n’aurai pas peur en avion (chiche !).
Je ferai peur aux moustiques.
Je ne chercherai pas du wifi partout, ou alors pas plus d’une fois par photo par heure par jour de temps en temps.
Je mangerai des yeux ce nouvel ailleurs, ces îles presque africaines à chaque seconde, et de joie j’en prendrai deux kilos parce que la marche et le plaisir, ça creuse.
J’aurai au moins deux fous rires bêtes et ensoleillés par jour parce que je sais que je vais encore rencontrer des gens bien.
Pour le reste, j’ai confiance et je laisse couler.
Amen.

Voilà, si tu te languis trop fort pendant que je transpire et batifole au Cap Vert, je te rappelle que le bureau et moi on joue ici pendant quelque temps encore, mais va pas me faire croire que je suis indispensable, allez… Et surtout porte-toi bien !

Tout ça pour ça

23h00 et des brouettes hier soir. Le rideau tombe sur la 5ème de Tosca et, dinde que je suis, je m’aperçois en gazouillant avec une collègue que la symphonie au programme des répétitions d’aujourd’hui n’est pas celle que je croyais (la morue). La mauvaise nouvelle, c’est que apparemment je ne sais plus lire, mais à ma décharge, l’autre (la coupable) vient sur le tapis plus tard dans l’année, donc je crois que cette trompure est due à une mixation sévère des pédales du cerveau. Pas de panique, j’ai tout un stock de copies de travail, je suis sûre de pouvoir y re-jeter un œil avant 14h00, à cette Symphonie en ré mineur de César Franck !

Dans la foulée je décide que depuis 10 ans que je veux le faire, je vais ranger mon stock de musique pour l’orchestre par ordre alphabétique, histoire de gagner du temps la prochaine fois…

Résultat : je ne peux plus marcher dans ma bordel room mon bureau, je sais que j’ai 3 5ème de Mahler, 6 opéras de Wagner, je ne sais pas si je dois ranger Schostakovitch à Chostakovitch…et je n’ai rien (ou presque, juste une pièce de… Falik…) qui commence par F (comme phoque !). Voilà, je te laisse, faut que j’appelle la bibliothèque en urgence.