La daube programmée du dimanche

Le truc qui n’a rien à voir avec l’endroit où je me trouve en vrai pendant que tu lis ces lignes (si tout va bien, je suis un peu la Dame De Shanghai mais sans Rita Hayworth, juste Shanghai). Mais voilà, je n’ai pas pu résister aux performances de Ivan Tønder à la flûte à bec, et je pense que tu me comprends : ce garçon a un potentiel érotique indéniable. Allez, bons baisers de Chine en avance.

Easy Lover

La trahison du dimanche

Le violoncelle, pour moi, c’était (enfin ça reste, même après ce truc ci-dessous) le plus bel instrument du monde, celui qui me chatouille le guili de la nuque, la voix d’homme idéal dont le son dresse systématiquement tous mes poils en un délicieux frisson, le corps beau que j’ai envie de tenir serré entre mes jambes, oh oui (mais je crois que je m’égare un brin). C’était aussi l’instrument qui ne se prend pas au sérieux, même quand il donne dans la pop ou le metal, et qui sait toujours rester plus ou moins léger et de bon goût.

Jusqu’à aujourd’hui.

Car là, c’est le drame et le sacrilège : sirop, guimauve, frime et flocons de neige massacrent Berlin (Berlin, en plus, une de mes villes adorées !) à coup de biniou électrique. C’est ridicule et commercial à en pleurer de rire. Ne leur dites pas trop fort, mais je crois que les PianoGuys se prennent pour Lindsey Stirling, les pauvres.

À l’état sauvage

Plusieurs options cumulables :

Soit on trouve que la musique est gaie mais pas transcendante.

Soit on a mal aux yeux.

Soit on a une pensée bienveillante et amusée pour le mythe du bon sauvage, à ne pas confondre avec la velléité de maintenir sa pensée à l’Âge de Pierre tout en lançant de manière irrationnelle, injustifiée et agressive des cailloux de toutes sortes sur une certaine catégorie d’être humains qui subitement – va savoir pourquoi – incarne le Mal Suprême qu’il faut combattre par tous les moyens (mais je m’égare dans l’essentiel, restons futiles).

Soit on est émerveillé devant tant de collage de n’importe quoi si magnifiquement ordonné, tout en se disant qu’un bon mélange patchworkisant, décidément, il n’y a rien de plus beau.

Basement Jaxx – Back 2 The Wild

Daft Punk Is Playing At My House

Les lendemains qui chantent, c’est bien, mais les matins qui dansent c’est pas mal non plus !

Donc ça c’était pour le plaisir des paillettes. Pour la nouveauté des Daft Punk en entier, qui est gaie comme un trèfle à quatre feuilles, c’est en dessous. Get Lucky.

(le titre du post t’évoque un truc ? C’est normal, c’est un bon truc en plus. LCD Soundsystem, tu me manques)