
Je suis une mauvaise groupie. En effet, si l’album This Is Hardcore de Pulp, paru en 1998, fait depuis sa sortie partie mes chouchous de toujours, je n’ai découvert qu’il y a peu l’apparition en 2006 d’une version dite “De luxe” comprenant en plus de l’album studio un CD de démos et autres faces B de single. Je trouve rarement un intérêt à ce genre de machins, j’avoue, donc j’avais un peu oublié cette trouvaille.
Jusqu’à hier nuit. Cherchant dans mon ailFaune de quoi oublier que mon dos avait été transformé en fricassée de rognons pendant le concert à Figeac (merci les chaises pourries), j’ai opté pour cette madeleine qui fleure bon le siècle dernier au royaume d’Angleterre.
Et là, mon corps s’est rappelé… sueurs froides, hérissements pileux suspects, soupirs d’aise… Non, décidément, les chuchotements sensuels de Jarvis Cocker sont bons pour mes hormones tout sauf bienséants !
Depuis, comme c’est étrange, The Professional tourne en boucle dans mes oreilles (chers voisins de train, pardon d’avance, je vais tenter de me maîtriser mais au cas où, veuillez dégager le plafond, merci).
Archives de la Catégorie L’annexe du bureau
La rançon de la glande
J’en appelle aux chèvres, escargots, mouflons, orignaux, aurochs, vikings, walkyries, à Belzébuth et à tous les démons cornus de l’univers :
Rendez-moi ma corne, vite !
Ma mienne à moi, celle des doigts de ma main gauche, qui s’est fait la malle pendant ma semaine de vacances, et qui me fait furieusement défaut quand j’ai besoin d’ empiler des heures de travail par dessus celles passées en répétition au bureau. Parce que, sache-le, le violon, ça adoucit peut-être les mœurs (même si je pense que c’est une légende urbaine) mais phoque de phoque, qu’est-ce que ça peut faire mal aussi ! Je comprends maintenant pourquoi le diable ne quitte jamais les siennes…
(toujours pas le temps de partager quelques souvenirs ensoleillés de Santo Antão, donc voilà juste un petit n’importe quoi assez plaisant en passant : à défaut de corne, un peu de Cheveu et de Robert Mitchum is dead, Quattro Staggioni.)
Rhume Express
Il ne faut jamais vendre la peau de l’œuf avant de l’avoir roulé dans la mousse.
Il y a quelques jours, je me vantais stupidement d’avoir réussi à assassiner mon rhume dans sa coquille. C’était sans compter sans la loi quasi universelle qui veut que des bonnes vacances sont des vacances malades. Mais fichtre bougre, on m’expliquera comment cette saloperie de phoque de microbe a réussi a me (re)contaminer alors que je n’ai pas mis le museau dehors hier ! (ben oui, forcément, vu que j’avais un violent besoin de jouer les femmes des cavernes dolentes et lascives pour fêter mes vacances).
Alors malade pas beaucoup beaucoup, hein, j’ai juste le mal de gorge qui fait déglutir intensément toute la nuit (du coup, j’ai eu la sensation de produire autant de salive qu’une limace, j’ai failli en faire un malaise). Suis surtout assez incontinente du nez pour le voir rougir de minute en bidute. En bref, me voilà assez perturbée vocalement et mouchoirement pour en arriver à m’identifier à un barrissement d’éléphant permanent ce magnifique solo de trombone trouvé dans la bande-son de Maudite Aphrodite de Woody Allen, quoi… Allez, cette belle version de I Found A New Baby par Wilbur De Paris est mon cadeau énergétique aux travailleurs du jour.
Happy lundi ! Moi, je retourne me moucher…
On choisit pas toujours la date
Cette année, histoire de ne pas être emmerdée par la foule, j’aurais tout fêté en avance : on aura mangé Noël le 23 décembre, et quant à la nouvelle année, c’est ce soir que je ferai ce qui se rapproche le plus d’un réveillon, avec l’avantage non négligeable qu’on va éviter le nez sur la montre toute la soirée et les comptes à rebours qui rendant sourds. J’aime. C’est juste dommage qu’il faille se coltiner un ballet avant, je vais rater l’apéro, tiens… Comment ça, ça se sent que demain dès 22h15 je vais hurler à la lune ma joie des vacances ?
Air – Seven Stars
Disco 1973
Tout simplement pour le plaisir de sortir ce titre de la fiction pour poulpes tarantinesque, et de lui rendre son usage premier… allez, viens, on se déguise et on danse !
Kool & The Gang, Jungle Boogie
Françaises, Français, Belges, Belges, et surtout public chéri, mon amour…
Où trouver encore aujourd’hui de l’énergie pour redonner le concert d’hier* (partiellement, certes, mais un jour on m’expliquera comment ne jouer qu’à moitié, moi je n’ai jamais su), et demain encore à Pleyel ? Comment rebondir aussi rapidement sur un accueil si chaleureux et triomphal qui a tant coûté en stress, don de soi, plaisir et émotion ? Il fait un temps à se prendre pour une marmotte, mon corps crie fatigue musculaire, et quant à mon neurone survivant, il dort toujours… Bon, on va tenter le truc binaire bruyant que j’ai entendu l’autre matin dans le poste. Curry & Coco, Who’s next ?
*Pour ceux qui avaient poney, tricot ou piscine, c’est là pour quelques temps encore.