Voix off

L’ascenseur le plus énervant de mon monde connu se trouve à l’hôtel Radisson Blu de Lyon, en haut de la tour de La Part-Dieu (certes, j’ai croisé son équivalent au Japon mais j’ai pas de preuves). Il parle. Et pas qu’un peu, le bougre. Mais bon, que ne supporterait-on pas pour une si jolie vue dedans et dehors le 39ème étage…

Samedi pornographie

Hier à Perpignan, pour tromper la déprime liée à une météo tellement aquatique que le Commandant Cousteau lui-même n’aurait su y retrouver ses marsouins (hmm, le doux schgniik schgniik des baskets imbibées le soir au fond des bois !), je me suis lancée dans une nouvelle carrière à tendance culturelle : j’ai auditionné une actrice pour tourner dans un film de lard et dessert *. Oui, tu as raison, ça sent l’énorme niaiserie à plein nez, cette affaire. Elle avait un joli nom très CineCittà, et puis surtout elle avait l’air charmante, Gina Pannacotta. Mais finalement je l’ai renvoyée chez elle. Trop de silicone, je crois.

* J’ai encore avalé un almanach Vermot, mais faut pas m’en vouloir : cette tournée, bien que courte, était épuizzzz…

Les aventuriers de la moquette moche perdue

Oui, je ne fais que passer, car cette semaine, mon troupeau en petite tournée et moi-même passons un certain temps (voire un temps un peu trop certain) dans les transports divers (avion, train, bus, char à bœufs). Voilà qui laisse peu de place aux batifolages virtuels et qui mange bien mon carburant. Je n’ai même pas réussi, lors de cette courte escapade de moins de 24 heures au pays des vaches Cailler, à aller dans une Coop acheter du chocolat, c’est dire ! J’en suis encore toute retournée de dépit, car être magnifiquement splendide sur scène comme à la vie selon l’expression con-sacrée ne console pas de tout (ma modestie me perdra).

Mais je n’ai pas pu attendre le retour tout prochain à la maison : je suis venue exhiber un trophée polyestéro-laineux qui se fait rare en ces temps où les parquets et les poils neutres sont devenus tendance sous nos petons de voyageurs. Eh oui, il est loin, le temps des moissons généreuses, ma collection de mondiales moquettes moches d’hôtels déprime. Donc ce soir, en guise d’histoire à dormir debout pieds nus, je suis fière de vous présenter celle-ci, actuellement en direct live sous mes chaussettes. Plus kitsch que vraiment moche (quoique) mais en tout cas douloureuse pour les yeux. Bon sang, avec cet Arlequin sous le nez, je vais finir par rêver de la Compagnie Créole, moi…

Un peu d’analyse harmonique

Il faut parfois savoir rétablir des vérités. Donc non :
- une sixte napolitaine n’est pas un plat de pâtes multicouche.
- une demi-cadence n’a rien à voir avec le ramollissement du DJ en milieu de soirée.
- un accord de quarte et sixte n’est pas une nouvelle manière de tricher au poker.
- une septième diminuée n’est pas une souffrance chronique dans les vertèbres.
- une tonalité relative n’est pas la mélodie de mise en attente d’un standard téléphonique.

Et last but not least, rien que pour faire plaisir à Armalite, non, une tierce picarde n’est pas un truc à trois organisé avec des gens originaires du nord de la France.

Voilà, je retourne à la fabrication de mon torticolis SNCF (on est en transhumance pour Lyon à cause du/grâce au concert de ce soir). Impossible de mettre d’où je suis la main sur le reste de ce sketch de Jean Yanne, où il disserte sur La grande fugue de Beethoven. Faute de quatuor, on mangera donc de l’orgue. Croustillant aussi.

Saint Monty Python, chantez pour moi

(source)

Chacun sa vie, chacun son chemin de croix. Un des miens (oh, c’est sûr, il est petit) se dessine devant moi au moins une fois par an. Il est synonyme de bus (trop de), de centre commercial d’hypermarché, de pizza pas bonne (c’est ça ou la cafétéria) et d’acoustique déprimante à en se faire suicider un cafard. Tarbes est son nom, et c’est départ dans trois heures. Mon enthousiasme déborde, et je sais c’est mal de se plaindre, fouettez-moi. Mais la tarberie, quoi…

Mais alors que cette nuit aux alentours de 00h59 environ, soupirant et grommelant, je jetai une dernière oreille sur la radio en réglant mon réveil, le destin m’a envoyé un signe chanté par des divinités britanniques (incroyable mais véridique).

Et comme leur pouvoir est grand, aussi grand que celui du Saint Spaghetti, maintenant je suis joie, amour et impatience. C’est un miracle (que tu seras obligé de regarder directement sur YouTube mais je suis sûre que toi aussi tu es prêt à tout pour illuminer ton âme).

Cocorico

Vous connaissez beaucoup de pays où on vous imposerait un entracte au milieu d’un concert qui débute déjà à une heure pas possible (21h45) sous prétexte qu’il faut justifier la présence d’une buvette, vous ?

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