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Magical Totoro Tour #flashback : comme un éléphant dans un magasin de bus

Au Japon, on aime les pictogrammes et les petites illustrations, et la vie regorge de joyeux petits avertissements dessinés. En général ils sont astucieux, mignons (forcément), explicites et se passent de texte. Dans ce bus qui nous amenait de je ne sais plus quel aéroport à je ne sais plus trop quel hôtel (quelque part au sud, je crois, à Hiroshima ou à Fukuoka), chaque siège était comme d’habitude là-bas équipé d’une carte plastifiée rappelant deux ou trois règles du bon vivre dans un transport en commun privé.

Ah ben justement, j’allais le dire !

Alors j’ai volé celle-ci à cause de l’éléphant en décidant de tenter de comprendre un peu mieux ce qui s’y raconte… eh ben à part qu’il est déconseillé d’emmener avec soi son gros animal de compagnie mal élevé et trop affectueux (comment ça, j’ai rien compris ?), je sèche encore !

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Magical Totoro Tour : Game Over

C’est sûr, cette tournée d’une rare densité musicale restera dans ma mémoire :

Pour la première fois j’aurais été malade et faible au point d’envisager un rapatriement anticipé. Pour la première fois le Japon que j’adore m’aura glissé entre les yeux (signe révélateur, mes rares photos sont floues ou insignifiantes au dernier degré). J’y aurais même égaré ma propre personne (je me suis regardée être quelqu’un que je n’aime pas, je me demande où vais-je où cours-je qui suis-je, j’ai envie de fumer, ayest je l’ai fait et maintenant j’ai envie de vomir c’est bien fait pour ma gueule, je crois que je suis en pleine crise de la quarantre-troisaine)(oui, pardon, mais faut que ça sorte, cette honte rentrée).

Au bout du compte, les plus beaux instants, d’une lumière éblouissante et fiévreuse, auront été sur scène : les échanges avec notre chef et le public furent magiques, ludiques et galvanisants, j’ai l’impression d’avoir vécu là-bas des concerts d’une qualité exceptionnelle. Ne crachons donc pas dans la soupe, tout plaisir est bon à prendre, et on sait à quel point celui de la musique bien faite m’est précieux !

Et puis il reste les jolies choses, la nature qui s’éveille, les gourmandises satisfaites, les quelques heures d’échappées titubantes mais belles, les 82561 merdouilles inutiles que j’ai ramenées. Et la semaine dernière à Tokyo le souvenir d’un des plus beaux petits-déjeuners avec yeux ébahis – bien que mal réveillés – du monde de la galaxie.

Japon, je n’ai pas dit mon dernier mot : toi et moi on se reverra. Mieux.

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Magical Totoro Tour #5

Et moi qui pensais profiter de notre jour de congé à Kanazawa pour retourner capturer un peu mieux et sous une lumière moins crue que celle d’hier les splendeurs du jardin Kenruoken… le traitement que ce très gentil médecin tout rond et carré à la fois m’a prescrit hier à l’hôpital ne fait hélas pas encore effet. J’avais tant de mal à tenir debout ce matin dans les allées du marché Ōmichō que j’ai préféré rentrer à l’hôtel pour visiter le dessous de ma couette. Un vrai boulet (à tous points de vue, en plus, parce que je crois que c’est aussi l’heure de la crise de Caliméro). Adieu jardins, château, musée, ruelles jolies et maisons basses, donc. Caramba, encore raté. Mais en tout cas voilà une ville absolument délicieuse, à taille humaine et au charme fou. Je suis conquise. Pour la peine je te laisse un selfie : je pose nue mais j’ai mis une écharpe.