Home sweet home

Tout était merveilleux : la bronchite, les valises sous les yeux et sur les tapis à bagage, les trois bis à offrir à chaque concert à un public debout, découvrir fugitivement de nouvelles villes et vivre un vrai hiver tout blanc et sans couleurs de deux semaines. Je suis heureuse, vraiment.

Mais il est si bon de revenir au point de départ après tout ça que je ne veux plus entendre parler de bouger, ni en voiture ni train ni en chameau, au moins pendant quelques jours. Ou alors avec une compagnie aérienne qui a le sens de l’humour. Je me demande quand est-ce qu’on ira enfin en tournée en Nouvelle-Zélande ?

Larguez les Damarts #9

Avant de quitter Vienne pour cette autre contrée germanophone et bièreuse qu’est la Bavière, et ne sachant pas trop si j’aurais une seconde à moi pendant cette folle dernière journée de tournée, je te laisse un jeu bête. Avec un peu de chance, ça va me générer un paquet de suggestions débiles et/ou tendancieuses et oui, ok, je le fais exprès pour ça. Juste une requête : pas de réponse exacte, et si tu la connais, invente donc plutôt autre chose, c’est plus rigolo.
Donc, question : fichtre bigre mais quel est cet objet étrange ?

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Larguez les Damarts #8

Depuis hier, et j’avoue que ça compense la fatigue et l’envie de retrouver les pénates qui monte qui monte bien plus vite qu’une petite bête, Vienne a volé au ciel sa couleur blanche. Vienne se prend pour un Apfelstrudel et s’est habillée de Schlagsahne. Eh ben tu sais quoi ? Tout ce froid la rend un brin plus chaleureuse à mes yeux pas très acquis à sa cause.

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Et sinon, depuis hier aussi, on le sait : le public du prestigieux et exceptionnel Musikverein (si si, tu connais, c’est la salle où l’orchestre crie "Bonne année" tous les premiers de l’an après avoir enchaîné trois heures de valses et de polkas alors que tu émerges de ton réveillon) nous aime d’amour. Notre concert symphonique a été tant salué qu’il y en aurait vraiment de quoi se la péter au moins autant qu’un sportif français. Quant au Faust de Berlioz, nous le damnons une dernière fois ce soir, et je lui souhaite le même très beau succès que celui du 22 février. Qui, mais quelle coïncidence étrange, est diffusé à 19h30 aujourd’hui même sur medici.tv !!
Je sais, mon ton s’essouffle, il tousse un peu en faisant un vilain bruit de casserole en promotion. Je crois juste qu’il se réjouit un peu de ne plus avoir qu’un petit crochet bavarois à faire avant de retrouver des climats plus cléments, et qu’il garde son énergie pour faire de beaux concerts.

Larguez les Damarts #7

Que voilà une bonne idée du zapping d’atmosphère que nous avons subi en arrivant à Vienne par la Baltique : à ma gauche, un toit de Tallinn, à ma droite un toit d’une sobriété toute viennoise. Alors dans la catégorie frigo américain, c’est Tallinn qui gagne avec son distributeur de stalactites intégré. En revanche, côté glaçon, les apparences sont trompeuses car c’est l’Autriche qui l’emporte haut la main avec un ressenti de température oscillant entre -5 et -11 degrés.
C’était la page météo, vous pouvez raccrocher.

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Larguez les Damarts #6

Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant d’avoir tué un œuf, à ce qu’on raconte (ou un truc dans le genre). Eh ben pour cette saison 21012-2013, il semblerait que le passage en tournée par des pays où non seulement on épluche des ours, mais en plus on en fait du pâté, soit obligé (au Japon, j’avais déjà croisé des emballages surprenants). L’Estonie ne se contente donc pas d’être le paradis de la peau de bête, elle en fait aussi des tartines. Ça n’empêchera pas que j’y ai mangé un des steaks de thon les plus époustouflants de ma vie, ce qui n’a rien à voir avec la terrine mais mérite d’être signalé.

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Sinon, l’orchestre (et moi avec) ressemble de plus en plus à un chœur de Traviata tuberculeuses, donc c’est rigolo : je commence à trouver plus simple de compter les musiciens en bonne santé que d’énumérer les blafards agonisants. Sachant que la scène du Musikverein, ici à Vienne, est un mouchoir de poche, moi je dis que ça promet un sacré bouillon de culture…