Flash météo

Je regarde tomber les hallebardes par la fenêtre, et je me dis que c’est merveilleux, le hasard : de manière cyclique, je finis apparemment toujours par repenser à la même délicieuse ânerie à la même époque. Ânerie désuète en collants, certes, mais qui a bercé ma jeunesse. Et il se trouve que c’est l’heure du goûter et que je suis accro aux madeleines, moi.

Donc la Saint-Médard, c’est demain, mais les Frères Jacques, c’est aujourd’hui.

Sept Secrets sans mensonges

Il y a environ un siècle, L’azimutée me taguait d’une demande de révélation.

Sept secrets… tu veux dire sept choses que je n’ai pas encore déballées ici, où je raconte déjà ma vie en long en large et en travers ? Oye… Il m’aura fallu un bout pour réfléchir et farfouiller dans ma boîte valise, mais voilà donc ce que j’ai fini par en sortir.

Je suis un escargot.

J’ai l’esprit d’escalier et la répartie d’un mollusque ; le matin je suis un vrai boulet du chronomètre ; j’aime avoir du temps devant moi, et donc fatalement je suis plus ou moins toujours à la bourre. Et c’est pas nouveau, hein… en CM1 déjà, l’institutrice avait inscrit sur mon bulletin ces quelques mots restés fameux dans la légende familiale : “Calcul rapide : élève un peu lente”.

Je possède quelques bouses.

Par exemple, il y a quand même un gars à cause duquel j’ai acheté (et je dis bien acheté) le premier album de James Blunt. Heureusement, je l’ai bien rangé, donc je ne risque pas de marcher dedans.

Je suis légèrement extrême et extrêmement légère.

Entre deux périodes de surexcitation intense et d’agitation folle-furieuse, j’ai une telle capacité à procrastiner et un tel goût pour la contemplation du plafond  avec rêvasserie nuageuse pleine de vide (mon sport préféré) que je me rends compte que ne suis réellement efficace que quand l’échéance est sous mon nez. Et ça s’aggrave violemment avec le temps. Un jour on me retrouvera fossilisée dans ma flemme.

Je viens de réaliser un vieux rêve.

J’aime le rouge, beaucoup. Mais ce que je n’avais jamais eu, et dont auquel je fantasme dessus depuis… depuis ce livre que j’avais quand j’étais une crevette, c’est des chaussures rouges. J’ai reçu il y a peu des ballerines commandées ici et mes pieds sont au paradis rouge.

C’est pas de ma faute si j’aime boire.

Je suis née en Champagne et j’ai grandi en Bourgogne (un des drames de ma vie est de ne pas avoir de cave).

Il y a une partie de l’anatomie masculine qui peut vraiment me faire perdre la tête.

Non non, pas celle-là, bougre de goret(te). Je parle du nez. Et ne me demande pas pourquoi, ni quel genre ni quoi ni qu’est-ce, c’est complètement aléatoire. Un nez que je juge beau peut me faire complètement chavirer.

Je mange des insectes malgré moi.

Quand je marche dans la rue, souvent je décroche. Je ne vois personne, je me perds dans mes pensées, je me détends… à tel point que souvent je déambule la bouche entr’ouverte. Donc régulièrement j’avale des moucherons (encore avant-hier, tiens). Je suis une femme Barbara Gourde insectivore, quoi. Et je te jure c’est pas juste ridicule, mais surtout vraiment dégueulasse.

Si quelqu’un veut jouer avec moi, je le mettrai en lien ici. Et Gaël, le roi de la terrasse, ça le tenterait pas, des fois ?

La daube allégée du dimanche

Oui, j’entends d’ici les protestations : cette chansounette n’est pas si atroce. Et c’est vrai que dans l’absolu, on a vu bien pire que le Voyage en Italie de Lilicub.

Non, le problème est dans la rengaine.

Car en 1996, mon seul lien avec ma langue et mon pays s’appelait France Inter (grandes ondes, pchhhhhtttt), une station qui a tant diffusé ce titre que encore maintenant, à la moindre évocation d’un séjour en Ritalie, telle le cabot de Pavlov, ma mémoire entonne le machin.

Réflexe atteignant le comble du ridicule quand, comme moi aujourd’hui, tu pars certes en Italie (à Turin) mais seulement pour 24h. Et pas à deux, mais plutôt en troupeau d’une petite centaine.

Je ne me plains pas : c’est pire pour les weekends à Rome, ça me fait deux niaiseries qui se télescopent. Voilà, sur ce, je m’envole avec ma chanson con dans la tête, bon dimanche !

Fantaisie militaire

Quand mes parents ont emménagé dans leur nouvel appartement, restriction spatiale oblige, ils ont laissé la collection de Tintin, Astérix, Lucky Luke et autres Blake et Mortimer dans les cartons à la cave. C’est tout un pan de ma culture littéraire dessinée régressive qui s’est un peu effondré : au lieu d’empoigner machinalement et de re-re-re-relire mes madeleines, me voilà désormais amenée à contempler parfois la collection de reliures chics du paternel avec l’œil triste d’un cabot à qui on a enlevé sa girafe qui fait pouêt. Car oui, les reliures maçonniques de la géographie d’Elisée Reclus, c’est beau, mais ça manque de Séraphin Lampion (et non, je ne rentre pas dans le bureau : il est intégralement tapissé de bouquins en double-couche, il me fait penser à à la tour maudite dans Le nom de la rose et j’ai peur de mourir dans d’atroces souffrances empoisonnée par du sang de porc trempé dans de l’arsenic après avoir fait des galipettes dans le foin avec Adso De Melk, mais je m’égare).

Et puis aujourd’hui, en admirant ce fameux rayonnage (ben oui, quand même, et puis en plus ça sent le cuir et le vieux papier, c’est un délice), j’ai eu l’œil malicieux. J’ai d’abord pensé à la bourde que Frédéric Lefebvre aurait su faire avec ce titre-ci.

Mais surtout, j’ai eu un coup de cœur pour celui-là. Après le Général Alcazar, le Colonel Ramollot. Mouammar, si tu m’entends…

Blind dette

Il commence à y avoir pas mal de gens dans mon internet, à cause de tous ces gadgets à réseau, là… Et quand la conjonction  magique affinité/occasion/hasard/curiosité/temps à perdre/besoin de réalité le permet, les gens sortent de ma boîte pour venir dans ma vraie vie. Les neuf dixièmes du temps, j’y vais à l’aveuglette totale, j’avoue une tendresse spéciale pour ce moment plutôt drôle dans l’échange de mails où on se sent vaguement obligés de se décrire pour pouvoir se reconnaitre sur le lieu du rendez-vous.

Bon évidemment, je pourrais faire court et envoyer une photo (ach, fine blaisanterieuh !)

Non, en fait grosso modo c’est pas la peine vu que c’est plutôt simple : la personne qui a l’air de chercher quelqu’un est celle que tu cherches.

Pour faire connaissance, on atterrit généralement devant un truc à boire/à manger/les deux ; depuis hier soir, c’est à Tambour Major que je dois quelques bonnes heures drôles et un (deux, en fait) verre(s). Et voilà qu’en rentrant je me suis surprise à faire la liste des belles rencontres offertes par le hasard 2.0. Et ça commence loin, il y a un quinquennat avec une tasse de Pu-ehr chez Marcel Sel, je crois… Et puis plus récemment furent d’abord Bon pour ton poilJules et M’dame Jo. Bon, grâce à Interlignage j’ai aussi connu le Docteur OrlofThe civil servant, Thomas, Labosonic, mais pour (et en bien grand vrac) Funambuline, Mlle Cassis, Bulles d’Infos, Hatman, @ZutPetula, Izziemamour, @taniazov ou Chouyo par exemple, je me sens complètement redevable à la conjonction citée au-dessus de la dame blonde un peu décolletée. Sans aucun regret aucun, un certain nombre de burgers, de thés et de gâteaux terribles et de bières plus loin, un énorme merci à tous et à tout ça.

Pourvu que ça dure (et pas juste parce que je dois quelques tournées, bande d’affreux) ! Et surtout que ça recommence bientôt…

White Tuesday

En ce moment je prépare une critique d’album pour Interlignage (tu sauras pas quoi tout de suite, je garde ça sous le coude pour faire un post de faignasse) qui m’a obligée à quelques révisions de classiques un peu complètement eighties sur les bords. Je n’ai qu’une requête : achevez-moi avant que je me transforme en dark corbac façon Siouxsie (et te moque pas, parce que je l’écoute toujours) ou, bien bien pire, en perruche multicolore crêpée avec des épaulettes.

New Order – Blue Monday