La Dame du Lac

Quelques instantanés mal foutus en vrac de mon séjour sur le Lausanne-Express, histoire entre autres de remercier tout spécialement et avec une valise de sourires Dame  Funambuline. Par exemple pour les découvertes shopping (clic et clac), le taloz, les gourmandises rituelles

Certaines personnes ont un don pour les plaisirs et la joie de vivre affreusement communicatif, quand même.

Gros postescriptoum : Mdame Jo m’a fait défaut, l’Italie c’est nul.

Je patoune

Oui, je patoune, je tricote sur mon coin de couette/détruis un pull/ le canapé du salon/des genoux en tournant sur moi-même 25 fois avec un air béat et couillon, quoi (l’action vue par en-dessous) :

Voilà, j’ai déjà expliqué que j’adorais partir et être ailleurs, mais aussi à quel point j’aimais revenir. Spécialement si j’ai le temps de refaire mon nid en rentrant. Quand il est propre, rangé, douillet, il devient l’endroit où je peux encore mieux profiter des bénéfices apportés par un mois presque complet de glandouille peuplé de grandes et petites vadrouilles, par exemple.

Et après avoir bien patouné tout l’après-midi, je suis tombée sur The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore, un bien joli court métrage d’animation dont on dit ici qu’il est en compétition pour un Oscar. Féérique, rêveur, littéraire… ayest, je crois que j’ai fini de régresser. Si si, écoute bien : je ronronne.

Allegro Risoluto (ma non troppo)

Vautrée dans mon train avec le néon pour témoin, je réalise que je n’ai en ce début d’année civile pas sacrifié au rite du moment qui consiste à faire le bilan de l’année écoulée et à prendre des résolutions pour celle qui vient de prendre son envol. Symptôme d’une certaine satisfaction, sans doute, et d’une ferme envie de prendre le présent comme il passe avec plaisir et sérénité (oh non, pas la dadame à chien-chien en face de moi, non, non ! Et merde…). Sérénité donc.
En revanche je pose ici une liste de résolutions jetables (ce sont les seules que je juge valables, personnellement) qui ne concerne que ma semaine de vacances, histoire d’éviter quelques bugs au goût de déjà-vu (en anglais dans le texte). Donc :
Je n’oublierai pas mon passeport.
Je ne noierai pas mon ailFaune.
Je ne ferai pas de vol plané digne d’un cartoon histoire de ne pas me détruire le bassin pendant 6 mois.
Je ne me brulerai pas le tibia au premier degré.
Je ne me bleuirai aucun orteil.
Je n’aurai pas peur en avion (chiche !).
Je ferai peur aux moustiques.
Je ne chercherai pas du wifi partout, ou alors pas plus d’une fois par photo par heure par jour de temps en temps.
Je mangerai des yeux ce nouvel ailleurs, ces îles presque africaines à chaque seconde, et de joie j’en prendrai deux kilos parce que la marche et le plaisir, ça creuse.
J’aurai au moins deux fous rires bêtes et ensoleillés par jour parce que je sais que je vais encore rencontrer des gens bien.
Pour le reste, j’ai confiance et je laisse couler.
Amen.

Voilà, si tu te languis trop fort pendant que je transpire et batifole au Cap Vert, je te rappelle que le bureau et moi on joue ici pendant quelque temps encore, mais va pas me faire croire que je suis indispensable, allez… Et surtout porte-toi bien !

Le coup de la frangipane

Oui, je pourrais te faire le coup de la frangipane, sans problème.

L’histoire facile qui pourrait te tirer des larmes de rire apitoyé (ou pas), une vraie histoire de souvenir à la noix avec l’odeur de la craie dedans. Un récit qui expliquerait pourquoi j’ai un problème avec la galette (et pas que parce que je déteste les miettes). L’histoire d’une petite fille, timide au point que c’en est ridicule, qui préféra garder cachée derrière sa 12ème prémolaire de lait la fève qu’elle aurait pourtant dû être contente de trouver dans la pâte feuilletée, ce midi-là à la cantine. Et pourtant, qui n’a jamais rêvé de devenir Miss Galette et de défiler devant Alain Delon, hein ? Mais je m’égare.

Non non, à la place de faire pitié, je vais plutôt faire envie, va. Cette année, c’est moi qui ai eu la fève, et elle est là, en-dessous, entourée en vert. Après-demain j’aurai la joie de devoir me lever aux horreurs pour aller la chercher. Je sais, ça fait loin de la boulangerie, 4000 bornes à peu près, mais je suis sûre (et là c’est dommage que tu ne voies pas mon sourire béat qui crie youpi) qu’elle en vaut la peine, cette galette-là…

Oui, faut cliquer.

La daube en costard du dimanche de Noël

Où il est donc prouvé que le Japon est bien plus fan de natation synchronisée que ce qu’on croit, qu’on y écoute de la musique en forme de bouse, qu’il y pousse des cactus aztèques et que le président c’est Trotsky. Avec ça, si tu trouves que ça fait pas cadeau de saison… bonne farce et joyeux Alka Seltzer !

World Order (rien que ça), 2012

En forme de quoi ?

Et alors toi, aujourd’hui, t’es en forme ?

La tête au carré ? Tu es complètement à plat ? Tu es plutôt (l)aux anges (oui, celle-là elle marche pas trop), ou plutôt sur le point de déballer ton triangle rouge de signalisation tout en criant “Help !” en te coinçant les doigts dedans ? Ben moi ça tourne rond*, mais on m’a oubliée dans la vidéo ci-dessous. Je resterai donc incognito (mais ça va pas durer, tease tease).

* mauvaise langue : non, je suis à jeun.