Molle

Molle comme un lendemain de retour de tournée, comme après six concerts en sept jours dans six villes différentes. Molle comme après deux dernières journées anglaises particulièrement denses en voyages et en concerts lourds.

Molle mais tellement heureuse d’avoir renoué avec le meilleur du bureau, même si en Angleterre les salles sont rarement pleines et que c’est un peu bizarre et difficile de vouloir tout donner pour des salles pleines de fauteuils vides (mais c’est visiblement courant). Parenthèse : on a eu la chance de finir avec éclat dans une salle magnifique et bien pleine à Birmingham, et ça c’était un régal !

Molle mais ensoleillée du beau temps qui nous a suivis partout là-bas, Outre-Manche, et qui m’accueille aussi à la maison. Soyons donc tartes mais pas trop, avec deux images en forme de cœur : une merveilleuse laideur trouvée dans la boîte aux lettres envoyée par M’dame Jo (la chose dans son entier en cliquant sur l’image).

Et une spéciale dédicace pour Bulles d’Infos parfumée à la Marmite (beurk) volée à un buffet de british breakfast. Sur ce, je retourne me répandre en crevitude dans le sourire en buvant (enfin !) du thé digne de ce nom.

Hanami qui vous fait du bien

À défaut d’avoir jamais vécu la fête de l’hanami au Japon, j’aurais pu admirer les arbres en fleurs de l’arboretum de Bute Park à Cardiff. Nous français, bêtes qu’on est, je ne comprends pas pourquoi nos villes ne sont pas plus aménagées autour de parcs gigantesques comme celui-là tellement c’est bon pour le moral pour l’Être. Avec en plus des écureuils mignons qui posent ça et là, une bonne odeur de vert subtilement fleuri et un printemps aussi beau que celui qui nous suit depuis le début de la tournée : le rêve.

Donc pour l’hanami gallois (hwannhamwy ?),  on aura vu quelques camélias, plein de magnolias et beaucoup beaucoup de sakura.

Mon seul souci après cette journée de de repos d’une zénitude totale, c’est qu’entre les magnolias et le fait qu’aujourd’hui on quitte Cardiff pour aller faire un tour du côté de Sheffield, je me retrouve avec deux chansons insupportables dans le crâne pour le prix d’une.

Va, cours, vole

À peine eu le temps de réaliser qu’on était en Irlande, à peine eu le temps de savourer mon premier concert depuis si/trop longtemps, à peine eu le temps de glousser proprement devant les moquettes les plus douloureuses aux yeux que j’avais vues depuis longtemps, que nous voilà déjà sur les terres de la Reine à Manchester. Je sens que cette semaine va filer entre mes doigts bien trop vite : je n’ai pas encore eu le temps de déguster un cheesecake, sacrilège !

Sortie de secours

Ai craqué – stop – m’échappe quelques heures à la capitale pour me repaître de tatagâtisme – stop – question de survie après trois semaines pénibles – stop – et te moque pas, je te vois, non mais – un point c’est tout.

P.S : ultrason de joie

Énergie renouvelée

Je sais pas, il doit y avoir un truc dans l’air… mais non, pas des stéroïdes, plutôt comme une énorme éclaircie pleine de hérissons mignons (voire même de chats de Simon) qui ferait l’effet d’une grosse vitamine de un mètre de diamètre. J’aime cette vidéo qui danse en patchwork et dont le début me rappelle un peu un certain Ministry of silly walks.

Graham Coxon – What’ll It Take

Effet bœuf

J’ai arrêté hier soir la drogue qui ramollit le muscle et le neurone. Eh ben tu n’imagines pas la différence que ça fait ! Non, pas à ce point-là : je suis toujours une femme (cf la vidéo avec le monsieur qui danse en slip). Non non, je parle tonus de puce, je parle envies et reprise en main. Je revis un peu, beaucoup, au grain de folie.

Mikhael Paskalev – I Spy