Le déclin de l’Empire britannique

Je sais maintenant quel est le fléau qui ruinera la splendeur de la couronne de Madame La Queen. Je ne te parle pas de la bière qui transformait hier la nuit de Cardiff en champ de bataille zigzaguant et titubant (soit tout le monde essaye d’éviter les chiures de mouettes, soit c’est la Brains – oui, c’est le nom de la welsh beer – mais c’est traumatisant : la Reine-du-basson et moi on a failli se faire vomir dessus en rentrant à l’hôtel).

Non, je te parle d’un vrai fléau qui touche toutes les classes (maintenant je le sais parce qu’on le croise même dans les palaces étoilés que mon bureau m’offre en tournée), il frappe violemment alors qu’il pourrait si simplement être évité. Surtout dans un pays dont la réputation place sa consommation en tête des clichés. Oui, tu as deviné, le drame ici c’est le thé.

Pas tous les thés, non, seulement celui qu’on te sert absolument partout, le thé le plus atroce qui soit : l’english breakfast en sachet. Impossible à avaler sans sucre et une tonne de lait tellement c’est de la raclure de poudre de feuilles âcre et râpeuse d’amertume. C’est le thé qui fait grimacer, alors que ce divin breuvage provoque en général chez moi des soupirs de bien-être et des moments d’extase. Je vendrais mon âme pour une vraie théière avec des longues feuilles qui badinent dans de l’eau fraîchement frémie… (oui, tu as deviné, je reviens du petit déjeuner, beurk). Et l’abomination y était déguisée en machin chic, quelle arnaque !

En vérité je te le le dis, l’english breakfast c’est le mal absolu.

(et sinon je file : aujourd’hui c’est repos et Cardiff a l’air vraiment chouette sous le soleil exactement !)

I <3 Japan

(je m’entraîne en anglais, j’ai l’avion pour Dublin dans quelques heures)

Ah les Japonais… Qui d’autre serait à la fois tellement capable de cuisiner varié, subtil, moderne, esthétique, goûtu, de provoquer de tels émois de tes cinq sens à table, et de fabriquer ce genre de kawaïerie aussi irrésistible de mignonnerie kitch qu’abominable ?

(via)

Je viens de te faire le coup de “le Japon, terre de contrastes, éternelle opposition entre tradition et modernité”, mais rassure-toi, si tout va bien, j’aurai l’occasion de recommencer avant fin 2012 (hystérie). Et puis à bientôt, alors (re-hystérie de départ en tournée).

Quelques grammes de niaiseur dans un monde de brutes

J’ai raté l’anniversaire de Willy hier, je devais avoir la tête ailleurs ; être encore sourde des explosions que le vent d’Autan (dont on dit qu’il rend fou) a contribué à  amener encore plus près de moi ; être complètement obsédée par le chant des sirènes (l’espèce qui a un gyrophare sur la tête, pas celle qui glande sur un rocher à Copenhague) au point de les entendre même quand elles n’existaient plus ; me sentir abasourdie que certains puissent se réjouir d’un dénouement aussi dramatique et violent (oui, j’avais tant espéré que le but du siège de cet homme – la raison de sa longueur au moins – était une capture pour un procès et un jugement à la mesure de ses crimes atroces que c’était la seule fin que je voulais envisager). On dira donc que mon hébétude et ma candeur ne sont dues qu’à la proximité géographique, à mon horreur des armes et à la pollution sonore. Et que Show Must Go On de toute façon.

Allez, William, fais pas la tête, on va fêter ça, même avec un poil de retard. Viens faire un bisou à maman et chante nous très très mal une chanson, tu veux ?

Punk’s not dead

La preuve : des animaux morts, de la luxure à paillettes, du sexe déviant… et bien pire encore que du rock’n roll.

Les mignonneries ont été vues ou achetées (le canard du dessus est une gomme) (l’autre je l’avais mais il ne fait QUE flotter dans l’eau, je me demande qui t’a fourré des idées dans la tête et ne nie pas, je t’ai entendu dire “rooooh”) au Sweet art shop dont Armalite parle si bien.

Et Daniel Guichard ben… Daniel Guichard quoi. Et non, je ne mets pas une vidéo du Gitan, on n’est pas dimanche.

Sonic (la daube cachée du dimanche)

Je crois que j’ai besoin d’un peu de mignonnerie pour éclaircir ma météo personnelle.

Je mords facilement, je sens bien que le chocolat ne suffit plus, bref, la situation est grave. La preuve : hier soir j’ai appelé les flics pour faire taire une bande de jeunes (un samedi, quelle honte… je crois que je vieillis grandis et ça va pas s’arranger avec le temps, cette histoire). Bon, après, organiser le coin pour 15 fumeurs bourrés et braillards sur un balcon de 2 m² situé pile en face de mes fenêtres n’était pas très futé ; une tigresse convalescente en manque de repos et de sommeil, des fois ça griffe pire que Tatie Danielle.

Heureusement, venu d’on ne sait où tel un super héros du mignon, il y a un nouveau pensionnaire dans la cour, le genre qui te fait explorer ton catalogue de voyelles sur tous les tons, du ooooh attendri au iiiiiiiih  surexcité. Ouais, je sais, ça n’est qu’un hérisson, mais tu vois, en général je les vois plutôt écrasés au bord des routes que descendant mes escaliers. Pour des raisons d’esthétique sonore et de rime, j’ai décidé de le baptiser Gaston (sans aller vérifier son sexe) et de tenter de m’en occuper un peu, histoire qu’il se sente bien et qu’il bouffe nos saloperies de limaces dans la joie et l’allégresse.

Non, je n’écouterai pas la voix dans le téléphone qui m’a dit “il parait qu’ils adorent le lait” parce qu’au même moment Saint Wiki s’est interposé. À ton avis, est-ce que les hérissons achèteraient Wiskas ? Comme quoi, du hérisson au chaton…

Oui parce que quand même on est le jour de la daube.

La vidéo daubesque du jour est à mille lieues d’être chou, le mec fait peur, sa déco aussi,  il est rythmiquement pas synchronisé avec le titre de Joy Division et en plus, sacrilège, il tape sur des chats. Mais j’avoue (la dose de mignon est peut être encore un peu faible), le coup du cat spanking, moi, ça me rend hilare…