Je patoune

Oui, je patoune, je tricote sur mon coin de couette/détruis un pull/ le canapé du salon/des genoux en tournant sur moi-même 25 fois avec un air béat et couillon, quoi (l’action vue par en-dessous) :

Voilà, j’ai déjà expliqué que j’adorais partir et être ailleurs, mais aussi à quel point j’aimais revenir. Spécialement si j’ai le temps de refaire mon nid en rentrant. Quand il est propre, rangé, douillet, il devient l’endroit où je peux encore mieux profiter des bénéfices apportés par un mois presque complet de glandouille peuplé de grandes et petites vadrouilles, par exemple.

Et après avoir bien patouné tout l’après-midi, je suis tombée sur The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore, un bien joli court métrage d’animation dont on dit ici qu’il est en compétition pour un Oscar. Féérique, rêveur, littéraire… ayest, je crois que j’ai fini de régresser. Si si, écoute bien : je ronronne.

L’intérieur du décor

Pour commencer mon petit aperçu de l’île de Santo Antão, j’ai choisi le tout petit bout de la lorgnette, le kitsch le moche et le foireux (que je trouve personnellement plutôt poilant), à savoir la conception locale de la décoration.

Un peu comme ce héros grec, là au-dessus, qui au lieu de chanter Carmen en décrassant nos carrelages, trône au milieu de rien déguisé en extincteur. Ou comme cette lampe de chevet, résultat de l’union contre-nature d’une méduse amatrice de dentelles et d’un lustre vénitien.

Dans la série des beaux amalgames (majeurs, évidemment, arf arf), ce merveilleux et authentique Déjeuner sur l’herbe arrêtant Louis XVI à Varennes devant la Tour Montparnasse.

Au rayon régressif, des “images qui bougent” en grand format (j’étais restée aux vignettes qu’on pouvait collectionner sur les pots des yaourts Mamie Nova). Impossible de capter les chutes du Niagara à cause des reflets, mais donc voilà deux spécialités locales : les ours polaires et la Tour Eiffel. Si quelqu’un me les trouve et me les envoie il gagne un truc (je sais pas encore quoi) et ma reconnaissance éternelle parce que je veux les mêmes ou je pleure.

Bon, quand même au Cap Vert ils sont un peu geek parce que eux aussi ils fabriquent des vidéos de chatons, sauf qu’elles sont tricotées à la main.

Et puis et puis… la moquette moche frappe toujours là où on ne l’attend pas. Là, elle s’étale, colorée, synthétique et à poils bien longs et électriques sous les pare-brise d’un nombre effrayant d’aluguer (taxi collectif). Rouge, verte, rarement blanche ou bleue mais souvent or-moutarde, la pelure en polyester règne en maître dans les véhicules. Je n’ai pas eu le réflexe de commencer la collection d’images assez tôt (les ânes sont épargnés par le phénomène, et ce sont eux que nous avons rapidement croisés le plus souvent sur les chemins), mais donc, tadaa :

Et oui, c’est promis, la prochaine fois je t’emmène dehors.

La poubelle daube du dimanche

Il y a deux jours j’ai eu la bêtise de répondre quand on a sonné à ma porte vers 18h00 : j’avais oublié que c’était la saison du calendrier-racket.

On m’expliquera d’ailleurs pourquoi je ne suis JAMAIS chez moi quand c’est les pompiers qui passent… #fantasme #déception #Caliméro. Cette année, j’ai donc une fois de plus cédé aux avances des poubelle’s boys (youpi). Ils ont donc laissé tomber l’idée des dessins avec les caricatures des employés (pourtant ça valait son pesant de cacahuètes), mais le résultat est beau comme une carte postale moche, j’en viens presque à ne pas regretter de m’être fait taxer mon pognon.

Bon, c’est sûr, tant qu’à faire, je pense que j’aurais préféré des chatons blonds et nus huilés comme des joueurs de rugby allongés dans des fleurs des champs sur fond d’aurore boréale en noir et blanc des années 1900…

De mes yeux vus

Il y a celles qui ont un nom et qui vendent leurs huitres pour 5.60 la douzaine. Il y a ceux qui ont trouvé le local idéal pour les réunions de l’Amicale des Épiciers Anonymes. Et puis, il y a… le meilleur pour la fin. Bon samedi !
Mes rues sont formidables, non ? (clichés pris avec les pieds en courant dans le quartier de Saint Cyprien à Toulouse).

Inspiration, respiration

L’inspiration, en ce moment je n’en ai pas beaucoup : je marche comme un fantôme entre chez moi et le bureau, je fais l’aller et retour deux fois par jour, ce qui représente 10 minutes en tout et pour tout (et encore je compte large). Comment veux-tu ? Donc pour ce jour je me contenterai de spéculer sur celle des autres. D’un autre, plutôt. Dis moi, monsieur Stanley, tu connaissais forcément Diane Arbus, non ? (c’est un constat, pas une critique, ni un procès de mauvaises intentions, et là je pense aux mésaventures de La Voyelle)

Diane Arbus, Jumelles identiques, Roselle, New Jersey, 1967

Stanley Kubrick, The Shining,1980

(oui, tu n’est pas en état d’ébriété, l’image bouge, c’est normal)

Les références ne m’ont pas parues évidentes que sur cette image-là, c’est pour ça que je me permets ce truisme (grouîk). En tout cas, l’expo consacrée à la photographe au Jeu de Paume à Paris vaut le détour, vraiment.

Sinon, rien à voir mais tu sais quoi ? La respiration, la vraie pause c’est pour bientôt, dans deux jours. Eh ben, si je puis me permettre, j’exulte. Et puis j’y retourne, hop.