Hanami qui vous fait du bien

À défaut d’avoir jamais vécu la fête de l’hanami au Japon, j’aurais pu admirer les arbres en fleurs de l’arboretum de Bute Park à Cardiff. Nous français, bêtes qu’on est, je ne comprends pas pourquoi nos villes ne sont pas plus aménagées autour de parcs gigantesques comme celui-là tellement c’est bon pour le moral pour l’Être. Avec en plus des écureuils mignons qui posent ça et là, une bonne odeur de vert subtilement fleuri et un printemps aussi beau que celui qui nous suit depuis le début de la tournée : le rêve.

Donc pour l’hanami gallois (hwannhamwy ?),  on aura vu quelques camélias, plein de magnolias et beaucoup beaucoup de sakura.

Mon seul souci après cette journée de de repos d’une zénitude totale, c’est qu’entre les magnolias et le fait qu’aujourd’hui on quitte Cardiff pour aller faire un tour du côté de Sheffield, je me retrouve avec deux chansons insupportables dans le crâne pour le prix d’une.

Péché capital

Ah, la délicieuse Paresse, celle qui t’étreint avec une force toujours proportionnelle à la quantité de tes obligations matérielles. Celle qui fait que plus tu dois, moins tu veux. Le problème, c’est que dans le club des sept, elle fait partie des vices dont je ne saurai jamais me passer. La solution ? Je n’en vois qu’une envisageable : inviter ses copines Luxure et Gourmandise pour qu’elle se sente moins seule mais bon sang faut pourtant bien que je la fasse cette valise…

La superbe gravure que j’aime d’amour est de Félix Vallotton et je l’ai trouvée .

Les cannelloni du mardi

Oui, aujourd’hui je prends toute ma journée d’hier, je la patouille, je la mixe, je mets dans des gros tuyaux et je passe le tout au four.

Alors, pour des bons gros tuyaux de qualité, prenez le Centre Pompidou, par exemple. En ce moment ils peuvent avoir plusieurs parfums, j’ai été rapidement goûter au rétro de la vidéo vintage mais c’était trop chronophage, j’ai préféré me lécher les babines calmement avec les paires et séries de Matisse. Le seul inconvénient étant (à part que c’est un peu court, finalement) le moment où on passe devant des dessins de magnolias. Parce que je sais pas toi, mais pour moi ça enclenche systématiquement dans mon cerveau une abominable pollution sonore bêlante signée d’un chanteur à paillettes sautillant, électrique  et insupportable dont je tairai le nom. En partant j’ai fait un cliché qui ne fait sans doute rire que moi (soutenez-moi,merci). Passons.

Pour le liant, l’ingrédient de base ne saurait être qu’un déjeuner précieux, un plaisir de retrouver une amie repoussé depuis bien trop longtemps. Rompez-y quelques bâtons pendant la conversation, touillez pour rattraper un peu du temps perdu et laissez rigoler.

Pour le craquant et le fondant, on ne doit pas oublier d’ajouter une crevette Violette toute dodue, qui fêtera bientôt sa première année, déjà (ma bonne dame, comme le temps passe !). Accompagnez-la des siens, c’est un délice.

Pour un parfum typé, noyez le tout dans une belle sauce à la Burton à la Cinémathèque, ça donne une longueur en bouche au plat et ça révèle et permet de (re)découvrir tout plein de petites choses signées Monsieur Tim. Par exemple cette vidéo un peu osseuse, sans doute zappée parce que la musique ne me fait pas grimper au plafond. Mais un peu de cartilage qui fait pop, ça n’est pas désagréable et ça se laisse manger.

La cuisson ? Très rapide, juste un aller et retour, à peine plus de 24 heures. Mais je sens que ce plat-là va me faire sourire en dedans pour un bout de temps.

Punk’s not dead

La preuve : des animaux morts, de la luxure à paillettes, du sexe déviant… et bien pire encore que du rock’n roll.

Les mignonneries ont été vues ou achetées (le canard du dessus est une gomme) (l’autre je l’avais mais il ne fait QUE flotter dans l’eau, je me demande qui t’a fourré des idées dans la tête et ne nie pas, je t’ai entendu dire “rooooh”) au Sweet art shop dont Armalite parle si bien.

Et Daniel Guichard ben… Daniel Guichard quoi. Et non, je ne mets pas une vidéo du Gitan, on n’est pas dimanche.