J’ai encore rêvé d’elles

J’ai fait un cauchemar plein de limaces (si tu suis un peu, tu sais que c’est le summum de l’horreur à mes yeux) (chacun son Everest, hein). En vrai, je suis perdue sans mon Stravinsky-Soldat, je l’ai laissé hier soir après un deuxième beau spectacle, après tant d”heures de tandem, comme on laisse un amoureux exceptionnel et fascinant parce que. Juste parce que c’est comme ça. Je l’ai haï et adulé, mais je n’ai pas le choix, il y en aura d’autres, c’est tout. Et tu n’imagines pas le vide. Le vide…

Et les limaces ? Vives, mutantes, sinueuses, omniprésentes, de toutes les couleurs… beuh, la journée va être difficile, donc. Et pourtant, faut pas mollir : sur la table traîne la bible de la prochaine tournée, j’entends le cri de la valise, l’appel des répétitions… pour où pour quand ?

La suite au prochain épisode. Le compte à rebours, lui, est lancé.

Mayday !

Dans ma tête, ça ressemble un peu à ce superbe bouquet de quoi, d’ailleurs ? Ancolies ?

C’est frais, lumineux, glorieux et coloré, c’est la chose que j’ai méritée, je crois, je le sens, en jouant comme une diablesse et en m’éclatant hier soir devant une salle bien pleine, en plus. J’ai l’impression d’avoir vécu un moment particulier de bonheur pendant ce concert. Enfin c’est pas très descriptible, et très égoïste comme truc mais bref, mon cerveau est léger comme une jouvencelle de propagande soviétique qui célèbre le jour de la glandouille qu’on entreprend tous en chœur pour rendre gloire au travail tout en se saupoudrant de clochettes.

Dans mon corps, c’est une autre chanson : ça a un peu peur de revivre les mêmes difficultés qu’hier soir, mais demain pour un concert privé, cette fois. Sauf qu’il faut s’enquiller six heures d’orchestre en dormant debout et en tolérant assez mal les anti-viraux d’abord. Et que je ne suis pas certaine que Marcel sera très coopératif en public si je lui vomis dessus juste avant… Tu sais quoi ? Je vais me coucher, même s’il fait encore jour, on paniquera plus tard et demain mes rayures de félin musclé auront repoussé.

Joyeux muguet !

Aïe Of The Tiger

Si tu ne viens pas nous écouter ce soir, tu auras raté, en toute modestie, le voyage de ta vie. Et l’occasion de m’avoir vue chercher un moyen de rendre à tout prix présentable et classieuse ma tronche salement amochée (je ne sais pas si ça c’est déjà trop fait, le style pirate chic à turban… si ?).

Bah, c’est annexe : ce qui compte c’est Stravinsky, le conte de Ramuz, le plaisir, le mental, la warrior-attitude et la musique de Rocky, parce qu’il m’en reste au moins un, d’oeil. Et qu’il est fier et rieur. Et oui j’ai aussi la pétoche, mais je lui fais un pied de nez (et ne lui dites pas, mais je vais l’exploiter, c’est mon truc secret).

#OLD

J’ai bien eu une super idée de tenue et de make-up pour bosser devant les gars de Télé Toulouse qui viennent jeter une caméra et un micro à notre répétition de demain matin.

Pour causer de violon, de diable, de sarcasmes et d’âme damnée – ouais, le problème d’un concert qui tombe au milieu d’un p… de pont du mois de mai c’est qu’il faut le promotionner à mort – tout en camouflant le fait que j’ai la moitié du museau amochée et interdite de maquillage. Mais je suis embêtée : je crois bien que ça a déjà été fait.

The Twilight Zona

Pardon pour la blague con, mais j’y pense depuis que Docteur Sexy a rendu son verdict.

Qu’à voir sa tête horrifiée j’ai réalisé que je n’avais pas regardé mon museau dans un miroir de la journée, occupée que j’étais à me dire que la douleur de l’air sur ma peau devenait vraiment pénible au fur et à mesure que les heures passaient. Que ah ouais ça devient rouge et un peu moche (mais c’est pas grave, c’est pas comme si lundi j’avais mon premier concert depuis 3 ans où je serai sur le devant de la scène, et que j’aurais pas craché sur l’idée d’être présentable à défaut d’être exceptionnelle). Comme quoi, Mdame Jo elle a bien raison quand elle dit que avec un peu de sauce autour, tout est bloguable (même des vésicules).

Dis donc, le chat noir qui me suit obstinément façon pot de colle depuis quelques mois, tu voudrais pas aller voir ailleurs si j’y suis cinq minutes ? Sinon, ça va bien, et toi ?

Et l’image c’est chez Animalarium.