Si comme depuis 5 ans interminables (minables) tu es encore plus mal à droite qu’avant, si comme moi tu as besoin de changer parce que tu as toujours préféré être gauche, bouge tes fesses.
Et par là j’entends pour commencer : vote.
Utilise ton droit avant qu’un jour il ne s’use, tu sais, comme ces jolies choses que tu gardes dans un coin soigneusement emballées parce qu’elles sont soit-disant trop belles pour le quotidien ; et que tu découvres un beau jour qu’elles sont périmées/bouffées par les mites et qu’elles sont devenues un nid à regrets poussiéreux. Moi, je l’avoue, je suis une serial voteuse, c’est une habitude. Si tu es mauvaise langue, tu iras raconter que c’est juste parce que je suis radin, et que voter est une activité gratuite et excitante qui occupe le dimanche avec du suspense dedans en guise de cerise sur le gâteau. Je réfute violemment, même si je suis très très déçue qu’on m’ait renvoyé une nouvelle carte d’électeur au moment où j’allais enfin l’avoir, ma pizza offerte.

Pour la suite, as-tu besoin que je te rappelle un certain 21 avril où beaucoup avaient pris pour acquise la qualification de Lionel Jospin pour la suite des évènements, où beaucoup s’étaient éparpillés et s’étaient finalement retrouvés face à une énorme peine un Le Pen à l’idéologie non-démocatique, nauséabonde et intolérable ? Oui, j’ai peur de ce que les gens n’osent pas avouer aux sondeurs, et je crains les indécis. Même si je comprends tous ceux qui ont envie, par leur vote du premier tour, d’exprimer de manière plus personnelle leurs volontés profondes et leurs divergences d’opinion, je pense que le premier round des présidentielles est, autant que le deuxième, fait pour élire celui qu’on a envie de voir gagner. Point.
Moi, je resterai logique avec moi-même et, comme en 2002, j’irai soutenir le candidat du Parti Socialiste en lui donnant ma voix.
Et même si j’ai radicalement réduit ma consommation d’alcool pour aider les muscles à fonctionner le mieux possible, j’ai bien l’intention de faire péter des bulles dimanche soir.
Tu m’aides ?