À l’état sauvage

Plusieurs options cumulables :

Soit on trouve que la musique est gaie mais pas transcendante.

Soit on a mal aux yeux.

Soit on a une pensée bienveillante et amusée pour le mythe du bon sauvage, à ne pas confondre avec la velléité de maintenir sa pensée à l’Âge de Pierre tout en lançant de manière irrationnelle, injustifiée et agressive des cailloux de toutes sortes sur une certaine catégorie d’être humains qui subitement – va savoir pourquoi – incarne le Mal Suprême qu’il faut combattre par tous les moyens (mais je m’égare dans l’essentiel, restons futiles).

Soit on est émerveillé devant tant de collage de n’importe quoi si magnifiquement ordonné, tout en se disant qu’un bon mélange patchworkisant, décidément, il n’y a rien de plus beau.

Basement Jaxx – Back 2 The Wild

La daube du dimanche : un papa, une maman… et ta sœur ?!

Je sais bien qu’on est tous à un moment donné le "les gens qui" de quelqu’un. Mais honnêtement il y en a qui abusent… Ma daube de ce dimanche est donc une manifestation à laquelle je n’irai pas, et pas juste parce que je suis loin, chez MdameJo en Lombardie.
Oui, ma pensée se dirige en ce dimanche tout particulièrement vers les manifestants du jour, ceux qui sont incapables de juste s’occuper de leurs oignons et de laisser les braves gens vivre leurs histoires d’amour/de fesse/d’affection/de monogamie (rayer la mention inutile) comme ils l’entendent, et ce quels qu’en soient les protagonistes. Ceux qui pensent qu’empêcher le bonheur des autres va enrichir leur quotient de bonne moralité. Ceux qui sont capables de phrases comme "Et depuis quand on se marierait juste parce qu’on s’aime ??" (la dame qui a dit ça à un micro de ma radio le mois dernier mérite à elle seule une médaille). Ceux qui scandent des slogans qui laissent entendre qu’un foyer ne saurait être constitué que par une paire de deux et dans un simple et unique but : croître et multiplier.
Oyez oyez, célibataires et couples hétérosexuels qui ne désirez pas spécialement d’enfants : votre attitude n’est pas très reluisante et plutôt louche, ce sont les "un papa une maman" qui vous le disent. J’espère en tout cas que ces militants de la famille classique la reproduction ont la décence d’avoir eux-même une attitude irréprochable et ne se touchent que quand la morale ne l’autorise, à savoir pour procréer. Ça me rappelle étrangement quelque chose, mais quoi…
Saint Monty Python, continuez donc à prier pour nous, allez : extrait du Sens de la vie, l’incontournable Every Sperm Is Sacred.

Pour pas que Sarkommence

Si comme depuis 5 ans interminables (minables) tu es encore plus mal à droite qu’avant, si comme moi tu as besoin de changer parce que tu as toujours préféré être gauche, bouge tes fesses.

Et par là j’entends pour commencer : vote.

Utilise ton droit avant qu’un jour il ne s’use, tu sais, comme ces jolies choses que tu gardes dans un coin soigneusement emballées parce qu’elles sont soit-disant trop belles pour le quotidien ; et que tu découvres un beau jour qu’elles sont périmées/bouffées par les mites et qu’elles sont devenues un nid à regrets poussiéreux. Moi, je l’avoue, je  suis une serial voteuse, c’est une habitude. Si tu es mauvaise langue, tu iras raconter que c’est juste parce que je suis radin, et que voter est une activité gratuite et excitante qui occupe le dimanche avec du suspense dedans en guise de cerise sur le gâteau. Je réfute violemment, même si je suis très très déçue qu’on m’ait renvoyé une nouvelle carte d’électeur au moment où j’allais enfin l’avoir, ma pizza offerte.

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Pour la suite, as-tu besoin que je te rappelle un certain 21 avril où beaucoup avaient pris pour acquise la qualification de Lionel Jospin pour la suite des évènements, où beaucoup s’étaient éparpillés et s’étaient finalement retrouvés face à une énorme peine un Le Pen à l’idéologie non-démocatique, nauséabonde et intolérable ? Oui, j’ai peur de ce que les gens n’osent pas avouer aux sondeurs, et je crains les indécis. Même si je comprends tous ceux qui ont envie, par leur vote du premier tour, d’exprimer de manière plus personnelle leurs volontés profondes et leurs divergences d’opinion, je pense que le premier round des présidentielles est, autant que le deuxième, fait pour élire celui qu’on a envie de voir gagner. Point.

Moi, je resterai logique avec moi-même et, comme en 2002, j’irai soutenir le candidat du Parti Socialiste en lui donnant ma voix.

Et même si j’ai radicalement réduit ma consommation d’alcool pour aider les muscles à fonctionner le mieux possible, j’ai bien l’intention de faire péter des bulles dimanche soir.

Tu m’aides ?

Quelques grammes de niaiseur dans un monde de brutes

J’ai raté l’anniversaire de Willy hier, je devais avoir la tête ailleurs ; être encore sourde des explosions que le vent d’Autan (dont on dit qu’il rend fou) a contribué à  amener encore plus près de moi ; être complètement obsédée par le chant des sirènes (l’espèce qui a un gyrophare sur la tête, pas celle qui glande sur un rocher à Copenhague) au point de les entendre même quand elles n’existaient plus ; me sentir abasourdie que certains puissent se réjouir d’un dénouement aussi dramatique et violent (oui, j’avais tant espéré que le but du siège de cet homme – la raison de sa longueur au moins – était une capture pour un procès et un jugement à la mesure de ses crimes atroces que c’était la seule fin que je voulais envisager). On dira donc que mon hébétude et ma candeur ne sont dues qu’à la proximité géographique, à mon horreur des armes et à la pollution sonore. Et que Show Must Go On de toute façon.

Allez, William, fais pas la tête, on va fêter ça, même avec un poil de retard. Viens faire un bisou à maman et chante nous très très mal une chanson, tu veux ?

Allo, le standard ? Passez-moi le porc, merci.

C’est beau le destin : c’est au moment où la pognoncratie commence à me fatiguer de plus en plus qu’on trouve de quoi faire des jolies décorations de Noël chez Même pas mal.

Je jure que j’avais déjà décidé de rejoindre le mouvement et d’adopter sa jolie banderole avant d’entendre ce matin le député UMP (prononcer  "hummp" pour le plaisir du cri préhistorique, merci) Christian Jacob déclarer en guise de plaidoyer en faveur des agences de notation que

Vous savez, les agences jouent un rôle de thermomètre.

Avant de me demander si cette pénétrante métaphore restera dans les annales, j’affiche donc ouvertement mon appartenance au club des andouillettes AAA+, ne serait-ce que parce que j’adore être étiquetée façon saucisse de Morteau.

Sans transition aucune (et ce cadeau là me vient de Bulles d’infos), on change de galaxie : on file sur Tattooine, et "may the dancing force be with you" grâce au calendrier de l’avent dégingandé/déjanté de Lewis & Luke.