De la flamme à la gerbe

J’aimerais bien ne plus entendre des journalistes s’adresser à la tenancière du Front National en opposant sa formation à un truc en vrac qu’ils appellent de manière générique “les partis classiques”.

Parce que ça sous entend quoi, au final ? Que le machin-dont-je-n’ai-pas-envie-de-prononcer-le-nom n’est pas vraiment un parti politique ? Que c’est une bête pas comme les autres, et que du coup elle en est moins méchante ? Que ses électeurs ne sont que des pauvres victimes du système lassées de la chose publique qui finalement ne cherchent qu’autre chose ? Que ses discours racoleurs et démagogues qui caressent (entre autres) les naïfs dans le sens de la grogne ne viennent pas ou jamais de la bouche de gens qui ont des ambitions personnelles, aiment manipuler les foules, ne tremperont jamais dans des magouilles et patin-couffin ?

Remettons-bien les choses à leur place : le Front National est un parti politique comme les autres, point. Ses idées et revendications sont juste intolérables, dangereuses, vomitives et nauséabondes, c’est tout.

(ce petit logo est une création maison que je n’ose qualifier de “minute” de peur de faire vraiment dans l’humour à 0.2 balles., mais si un(e) professionnel(le) passe dans le quartier et qu’il a envie de peaufiner le machin, faut pas s’en priver)

DSK, FMI, PS… Kesako ?

L’autre jour, Nicolas, en pleine crise de fantasme suraigu  sur la façon dont la campagne électorale allait se dérouler à gauche, me demandait d’y ajouter mon grain de sel. Il se (et me) demande “Et si DSK y allait dès maintenant ?”

Étant donnée la capacité des gens à fantasmer et à créer des mythes sur du vent, j’aurais tendance à penser que non : plus il se tait, moins on sait s’il a quelque chose à raconter (et si oui quoi t’est-ce), plus longtemps il  gardera sa place d’objet du désir dans les sondages pré-électoraux (même si un petit nouveau, encore un, vient de sortir)

Tu me crois pas ? Regarde Mylène Farmer (enfin non, la regarde pas. Ne l’écoute pas non plus, d’ailleurs) : elle a bâti tout son mythe, son image, son succès et surtout ses très gros revenus sur son mystérieux silence, et ça marche très très bien ! Mais non, je n’ai pas dit que les gens sont cons et ont des goûts de chiotte.

Je t’abandonne donc sur cette image de Dominique Strass-Kahn en rousse et en skaï moulant, se tortillant par terre avec un air lascif tout en couinant avec une voix de soprano éthérée. Quoi, tant qu’à faire de dire des conneries, autant que ça égaye les fins de journée, non ?

Songe d’une nuit d’hiver

Le Regnator Omnipotens se frotta les yeux et se posta devant la fenêtre pour finir de boire son café. Il était d’humeur guillerette ce matin : il était certain d’arriver une fois de plus à enfumer tout le monde avec son idée de déjeuner. Vraiment, il n’y a pas mieux pour faire croire aux gens qu’on a envie de les écouter, ça ressemble à un moment convivial, quand on ne sait pas quoi répondre parce qu’on n’y connait rien, il suffit d’avoir la bouche pleine et d’esquisser un geste de la tête à mi-chemin entre le oui et le non. Il n’avait jamais entendu parler des gens qui allaient venir à ce repas avant que son Factotum En Chef lui fournisse la liste. Il avait juste été prévenu d’un danger : le laillevetouitte. C’était quoi ce truc ? Encore un coup des rouges, ou quoi ?

Qu’à cela ne tienne, la journée s’annonçait belle. Oui, le froid, la neige… il s’en contrefichait, vu qu’il était assuré de vivre au chaud au moins jusqu’en 2012.  Et il était certain d’avoir au moins une dinde pour le réveillon. C’est alors que le F.E.C. entra en rampant (l’article n°1 stipulait qu’il fallait toujours être plus bas que Lui, et Il venait de se baisser pour refaire son lacet) ; il déposa un dossier sur son bureau en annonçant : “Culture”. Le Regnator gloussa car il avait cru à un moment à quelque chose d’important.

C’était vrai, à la fin, toutes ces réclamations de tous ces saltimbanques (dont certains en plus étaient salariés), mais quelle purge ! Franchement… il s’en tamponnait complètement, même s’il s’était essayé aux grands classiques hollywoodiens (mais il avait trouvé les acteurs principaux de La grande vadrouille et La chèvre mous comme des chiques et s’était endormi à chaque tentative). Le théâtre, la peinture et la sculpture lui parlaient autant qu’une moissonneuse-batteuse, et la musique, pfff… Oui, alors il avait bien tenté de convaincre sa compagne d’enregistrer un disque, mais aucun micro n’était assez puissant pour capter son filet de voix. Mais ça n’aurait été grave que si elle avait été vilaine, or elle ne présentait pas trop mal et savait sourire. Et puis un jour la technique ferait des progrès, et elle pourrait enfin se produire dans une des multiples salles à l’acoustique déplorable dont regorgeait le pays. La qualité, en ce domaine, et c’était bien connu, importait peu, puisque la majorité se contentait de voir et d’écouter de la daube. Seul comptait le fait de rendre les lieux et les artistes le moins coûteux possible.

Il se demanda alors s’il ne devrait pas organiser un déjeuner pour parler des cultures traditionnelles avec Franck Dubosc, Jean-Marc Morandini, Christophe Maé et André Rieu, par exemple… une idée à creuser. En attendant, c’était l’heure de l’apéritif et il décida , pour se détendre, de se servir un petit verre de mauvais whisky.

Et quand il ouvrit la bouteille, le bouchon fit “plouc”.

Ceci est un conte de Noël totalement fictionneux. Toute ressemblance avec une gamberge de nuit sans sommeil la veille d’un concert dans une salle nichée au cœur d’un centre commercial de m… es deux (entre deux rouleaux de papier toilette) qui sonne au moins aussi bien qu’une boîte à godasses serait purement fortuite.

Consolons-nous : là-bas en Islande est Hjaltalin, un groupe dont j’avais déjà aimé l’album et oui, la-bas en Islande on donne visiblement les moyens aux musiciens de s’esbaudir à coup d’expériences artistiques. Ils seront en tournée en France en mars, je recommande parce que je sens que le show en vaut la peine. Et pas juste quand ils la jouent symphonique !

Le Père Noël est un enfoiré

J’ai fait quoi de constructif aujourd’hui, à part préparer chez moi une des pires/plus belles symphonies qui soit, et par conséquent m’attirer les foudres du voisinage ?

Et bien j’ai cliqué chez Saint Nicolas, qui m’a envoyé Autour du web participer à une opération de soutien aux Restos du Cœur intitulée Enfoirés de blogueurs. Parce que je ne me sens pas le droit de râler que j’ai encore trop mangé et que je déborde un peu (au moins 1 cm) de mon jean sans bouger un auriculaire. Non mais.

Et plus on sera de gros enfoirés, mieux ça sera. Une occasion rare à ne pas rater !

Un peu de vrai essentiel en passant…

Manger, pour moi c’est un plaisir. Aujourd’hui mon frigo tout gourmand et plein de plaisirs à venir est repu et n’a besoin de rien. C’est un gros flemmard heureux et chanceux, comme sa maîtresse (finalement, un frigo et un chat c’est un peu pareil, pas étonnant que dans les foyers munis d’un félin ils se fréquentent avec autant d’assiduité ! ).

Et bien aujourd’hui, j’irai malgré tout remplir un caddie, utile celui-là…

Allez hop, on clique sur l’image pour les détails de l’opération organisée par les banques alimentaires, et surtout on file participer au supermarché d’à côté !

Remanie, manipule, pue l’esbrouffe…

Je fais partie des plus que sceptiques qui n’imaginent pas une seconde que le jeu des chaises musicales organisé ce weekend à l’Élysée va changer la face du pays. Le marionnettiste a beau avoir momentanément coupé les ficelles, les chiens fidèles (les charmants et modérés Lagarde, Besson, Hortefeux, les Woerth, et autres Morin) et autres seront probablement toujours là tout à l’heure. Je trouve, moi, qu’il est dommage que le GO se soit trompé d’animation pour l’hiver : normalement, pour tromper l’ennui et la lassitude, on décide plutôt de dissoudre l’Assemblée Nationale (boutade en chiraquie)… comme disait hier @Maitre Eolas, il ne nous reste plus qu’à savourer le fait que l’espace d’une nuit, et pour quelques minutes/heures encore, nous ne sommes pas gouvernés par ces gens-là.

Rapport de cause à effet ? J’ai dormi comme un bébé, et j’ai envie d’énergie et de bonne humeur. Ce qui ce matin donne Skip The Use : Give me.

EDIT : j’ai biffé ce soir les mentions inutiles, mais ça ne transforme pas le jeu en révolution pour autant…