Le soleil est tellement bleu

Je me sentirais presque d’une humeur à en colorier des Bisounours en rose tout en braillant du Chantal Goya !

(pour la peine, t’auras du rose, hop)

Renvoie ton dessin complété, tu recevras en échange un bisou sur le nours.

Mais quoi  donc me rend si guillerette et si sotte, hein?

Le soleil qui brille brille brille ? La perspective ouverte par le retour de la fluidité grandissante de la mobilité articulaire de dame épaule droite ( ça, c’était la rubrique “Allo maman bobo” ) et sa conséquence directe, à savoir ma reprise de l’orchestre ? Mon air béat et souriant pendant les répétitions d’hier ? Parce que oui, mon métier “Je l’aime! Je l’aime et devant la mort même, je répèterais que je l’aime!” ( Carmen, Acte IV, Scène 2, amen mes frères … Carmen, ça pourrait être ma messe à moi, des fois et ça tombe bien, c’est dimanche. Messe : check )

Alors oui, je l’aimeuh, mais bon, ma passion est humaine et pendant ces périodes de trois heures face à la partition, il arrive à mon esprit de pratiquer de petites grandes évasions … et parfois il ne faut qu’un seul mot pour déclencher l’engrenage méandreux de ma mémoire, qui a engrangé des stocks impressionnants de niaiseries musicales inavouables. Hélas … Hier soir, il a suffi que notre patron, qui a un joli naccent soviétique, nous demande de jouer plus “savage” pour que le bouton MRC de la calculette me ressorte un grand moment de teinture de cheveux improbable, de chorégraphie pas chère, de muséographie vestimentaire, d’esthétique vidéo datée et de paroles, oh les paroles …

Oui, c’est un tout, c’est un  top, c’est eighties, ne te roule pas trop par terre ça peut faire désordre. Vas-y Vivien, c’est à toi, sois pas timide.


Moghol Love Boat

Jodhaa Akbar

Starring: deux fantasmes vivants

Aishwarya Rai et Hrithik Roshan

Ils sont grands, ils sont beaux, ils sentent bon le sable chaud ! Et bien que sur ce sable on trouve des batailles, des éléphants, des chameaux, des tueries fratricides et de la peinture à fresque historique (et hystérique, on y voit des sales bonnes femmes!), on le sent bien : il y a de la romance dans l’air, mais pas que … (déglutition difficile)

Alors oui, on peut parler de romantisme dégoulinant, parce que dans le cinéma indien, les mots qui viennent du cœur sont souvent niais au delà du réel, spécialement dans les chansons d’ailleurs. D’où rire, et c’est ça qui est bon!

Mais revenons à nos pigeons. Au début c’est pas gagné : lui, il est du genre à faire facilement de la conjonctivite, et elle, elle a du mal à pas claquer tous ses sous quand elle fait les courses chez Carrefouette, car entre les cuisses de lapin, les tourterelles farcies et le foie gras d’oie, elle ne sait pas choisir.

Après, ils passent du temps à se chamailler parce qu’il est un peu exhibitionniste (miam miam !), et a tendance à dégainer son sabre en toute occasion. Le hic, c’est qu’elle aussi, elle est bonne à la bataille … quel caractère, la bougresse ! (Là, je suis désolée, mais je suis absolument obligée de mettre ce dos musclé en gros …)

Heureusement, ils aiment aussi danser des slows langoureux, donc on se doute que ça va finir comme il faut.

Grand merci, Capitaine Merrill Stubing pour la qualité de votre accueil, car grâce à vous, l’amour triomphe toujours en beauté !

En résumé : pour passer un moment parfaitement bollywoodophile, il ne m’aura manqué que quelques chorégraphies, car ce film est certes grandiose, mais pas très musical. Alors je ne résiste pas au plaisir de vous offrir un très bel extrait tonique et dansant de Devdas, toujours avec l’éblouissante Aishwarya Rai.

Bon matin !

Postescriptoum : je pense avoir aussi révisé mon jugement sur le port de la moustache, en revanche je continue encore et encore à baver (métaphoriquement seulement, je maîtrise encore mes muscles) sur les nez qui ont du style. Ouuuh, Hritik et sa narine frémissante… (oui, va comprendre, une de mes obsessions chez un homme, c’est le nez)

Songe d’une nuit d’été

Rêve

Il me dit : “Tu le sais très bien, je ne suis pas du tout amoureux de toi. Mais je voudrais tellement qu’on se marie”

Je réponds: “Moi non plus je ne t’aime pas, mais écoute, à partir du moment où aucun de nous n’empiète sur les libertés de l’autre, ça ne me dérange pas … ouais, pourquoi pas, ça marche. Dans trois jours, ça te va?”

- Mmh … je crois que c’est bon, il faudra juste que j’aille chez le coiffeur.

- Et moi je serai maquillée en vert.”

J’ouvre les yeux, il est 07:36 sur mon réveil vintage eighties, et 72,9° sur l’échelle de la débilité de l’imaginaire nocturne. Pas mal, compte tenu du fait que c’est du 100% “sorti de nulle part”. Je suis étonnée de voir à quel point l’été semble développer mon potentiel romantisme d’amour …

Oyez, oyez!

Je viens de déclarer ouvert le “Niaiserie Estivale Festival” !!

Je vous souhaite une bonne nuit bien absurde. Smack.

La culture, c’est du sport !

Les lignes délimitant le terrain sont tracées au sol, et les paniers sont bien là, suspendus à chaque extrémité du terrain. Les gradins et les chaises oranges presque fluo sont encore vides et n’attendent plus que le public.

Dans les vestiaires, là aussi, la panoplie est complète : les bancs étroits composés de deux lattes de bois vernis courent le long des murs sous un bel alignement de porte-manteaux vintage seventies. Douches, carrelage bleuâtre, odeur de moisi ( bon, hier, très très moisi, je crois qu’un rat a été mourir sous le frigo de la cuisine, c’est nauséabond … et c’est dommage: on nous a gentiment préparé du café, du thé et de quoi grignoter, mais l’odeur tue toute velléité de remplissage d’estomac ! )

Bon, on se change, on s’étire, on se chauffe, il va falloir être les meilleurs. Coûte que coûte. Ne pas trop focaliser sur les paniers. Et accessoirement, arrêter de dire des âneries du genre : “Si tu réussis à balancer ton violon dedans de ta place, c’est un panier à trois points”. Car entre les deux filets… il y a une jolie scène avec une estrade recouverte d’un rouge assez chic, huit contrebasses, l’assortiment complet des percussions, une armada de chaises, de partitions et quasiment autant en emporte le pupitre, mais je m’égare… ( l’aligot-ne with the wind, sans doute ). On est déguisé en pingouins, et on n’est pas venu pour un match : on va devoir y faire de la musique, sur le terrain ! Et l’acoustique va transformer notre symphonie de Mahler adorée chérie que j’aime d’amour romantique en annonce de hall de gare… vous avez dit gâchis?

Souris puisque c’est pas grave: c’est que de l’art, et le l’art, c’est bien connu, ça compte pour du beurre ! Et puis surtout c’était hier.

Plouf plouf.

Du coup cette histoire de vestiaires m’a remis en mémoire une œuvre de Clarika plutôt très drôle qui aura le mérite de me remettre l’humeur en mode sourire … graveleux en plus …

(Pour les aaah-mateurs, elle avait fait une vidéo un peu torride , et non, sur ce coup là j’assume pas ma goretterie, tiens, débrouillez-vous tous seuls!)

Le choc de “Titan”*

“Cher Gustav,

voilà bien longtemps que je ne t’ai pas donné de mes nouvelles, mais j’ai dû reformater la disquette de ma plume d’oie (c’est pénible la technique moderne des fois!) et la rame de papier que j’avais commandé en promotion au Luxembourg a mis un temps fou à arriver.  Bref. J’espère que tu vas bien, et te demande de  passer un chaleureux bonjour à Sigmund et à Alma de ma part.

Moi, je me sens d’humeur un peu nostalgique ces temps-ci (Sigmund pensait un temps que j’étais dépressif …), et sans doute ai-je aussi des sérieux doutes à propos de ma vocation … car l’autre jour, lors de la procession funèbre de cette pauvre Frau Von Schmetterlink, mon esprit s’est égaré d’étrange façon: nous marchions gravement sur cette route de campagne en direction du cimetière, notre recueillement était à peine dérangé par quelques caquètements de poules courant ça et là.

Et soudain je me suis rappelé cette taverne au bord du Danube où nous étions partis un été, où nous avions bu et dansé, et discuté longuement avec les musiciens de la fanfare jusque tard dans la nuit. Et puis surtout j’ai vu cette femme bercer son enfant pour l’endormir, devant sa maison. Elle fredonnait avec une telle tendresse, un tel amour désintéressé et sincère que j’en ai eu les larmes aux yeux.

La danse, la musique, l’amour, que de beautés …

Non, décidément, je ne deviendrai pas moine. Sonner les matines ne suffira pas à faire mon bonheur.

Tendrement, ton Frère Jacques.”


( * “Titan” est le surnom donné à la merveilleuse première symphonie de Mahler)

Mon royaume pour un escargot!

Mais si mais si!


(d’ailleurs, si vous ne voyez pas un gastéropode sous John Wayne, faites régler vos yeux)

Franchement, les vacances de rêve à Bali, la glandouille sous le soleil, la flemme et l’amour à la plage (aouh, tcha tcha tcha), les cocotiers, la sieste avec ou sans crapule … c’est carrément galvaudé! (en plus, avec mon corps parfait et blanc à la limite du surexposé, je les aurais tous éblouis, voire rendus aveugles)

Par exemple, la vidéo de ce tube pop du moment, fraiche comme une grenadine avec une ombrelle dedans de Pony Pony Run Run, ces images d’exotisme transpirant, la mousson en bikini triangle, les eaux turquoises (oh ça y est je bave) j’ai décidé cette fois que c’était NIET!

Pas envie, même pas jalouse du tout, et en plus j’aime pas la boxe.




Non, pour moi cette semaine, ça sera “Le bonheur est dans le Clos Vougeot”

Lac Kir, escargots et moutarde.

On raconte d’ailleurs que Serge Gainsbourg avait d’abord choisi cette trilogie pour en faire un tube un peu chaud et disco, et que cédant à la facilité, il aurait opté pour “Sea, sex and sun”. Je ne comprends toujours pas pourquoi.

Dijon power vaincra!