Je me sentirais presque d’une humeur à en colorier des Bisounours en rose tout en braillant du Chantal Goya !
(pour la peine, t’auras du rose, hop)

Renvoie ton dessin complété, tu recevras en échange un bisou sur le nours.
Mais quoi donc me rend si guillerette et si sotte, hein?
Le soleil qui brille brille brille ? La perspective ouverte par le retour de la fluidité grandissante de la mobilité articulaire de dame épaule droite ( ça, c’était la rubrique “Allo maman bobo” ) et sa conséquence directe, à savoir ma reprise de l’orchestre ? Mon air béat et souriant pendant les répétitions d’hier ? Parce que oui, mon métier “Je l’aime! Je l’aime et devant la mort même, je répèterais que je l’aime!” ( Carmen, Acte IV, Scène 2, amen mes frères … Carmen, ça pourrait être ma messe à moi, des fois et ça tombe bien, c’est dimanche. Messe : check )
Alors oui, je l’aimeuh, mais bon, ma passion est humaine et pendant ces périodes de trois heures face à la partition, il arrive à mon esprit de pratiquer de petites grandes évasions … et parfois il ne faut qu’un seul mot pour déclencher l’engrenage méandreux de ma mémoire, qui a engrangé des stocks impressionnants de niaiseries musicales inavouables. Hélas … Hier soir, il a suffi que notre patron, qui a un joli naccent soviétique, nous demande de jouer plus “savage” pour que le bouton MRC de la calculette me ressorte un grand moment de teinture de cheveux improbable, de chorégraphie pas chère, de muséographie vestimentaire, d’esthétique vidéo datée et de paroles, oh les paroles …
Oui, c’est un tout, c’est un top, c’est eighties, ne te roule pas trop par terre ça peut faire désordre. Vas-y Vivien, c’est à toi, sois pas timide.







